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Jean Érich René Guest 
04/2/2003 20:45:01
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Subject: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Un potentiel économique pour Haiti.
Par Jean Érich René
L’industrie de l’habillement demeure sans conteste la branche de production la plus intensive en main-d’oeuvre. Son niveau élevé de travailleurs non qualifiés en fait un vecteur de croissance efficace du marché de l’emploi. La faiblesse des coûts d’installation, le taux de rendements élevés des investissements sont autant de critères qui portent les hommes d’affaires à se lancer dans la production de vêtements . Dans les pays en voie de développement le coût relativement bas des salaires est une caractéristique très alléchante.
Dans une perspective de développement économique d’Haiti, le secteur manufacturier serait d’un apport appréciable. Le commerce mondial de la fabrication des vêtements s’élevait en 1994 à 190 milliards de dollars. Avec le nouveau découpage économique du monde en blocs régionaux le marché des vêtements est segmenté selon un prisme mondialisant. Les États-Unis le géant économique du monde et membre de l’Alena consomme 28% de la production mondiale .Les plus importants fournisseurs sont: la Chine, Hong-Kong et la République de Corée. Avec la mise en vigueur de l’Alena les données changent. Donc la présence d’Haiti dans les girons économiques des USA et la facilité des moyens de transport et de communication lui offrent de grandes opportunités. Il suffit de savoir comment en profiter.
Étant donné la concurrence accrue de l’industrie de l’habillement , l’intégration d’Haiti nécessite la mise sur pied de structures organisationnelles adéquates et une stratégie de production appropriée à la demande du marché Nord Américain. Grâce aux privilèges accordés aux pays du Bloc, Haiti peut trouver des débouchés pour son industrie d’habillement. D’ailleurs le HERO Act du Congrès Américain accorde à Haiti un débouché ad libitum sur son marché de vêtement.
Un tel revirement est dû au fait que l’industrie de vêtement américaine est en train de faire le ménage en transférant ses unités de production dans les Antilles et au Mexique afin de profiter des salaires relativement bas et d’échapper à d’autres tracasseries administratives et légales qui augmentent les coûts de production. Elle devient de moins en moins compétitive par rapport à l’Asie. Aussi observe-t-on une baisse progressive du marché de l’emploi des USA dans le domaine de la production de vêtements. Du même coup les importations par rapport à l’Asie baisse aussi de manière considérable.
Haiti peut grandement profiter de ces grandes mutations économiques mondiales en se positionnant de manière à camper l’industrie de l’habillement sur son territoire. Cependant il convient , en tout premier lieu de bien cibler le segment du marché vers lequel on compte orienter la production haitienne . Il existe des vêtements haut de gamme et des styles populaires . Les sous-vêtements , les maillots, les gants, les manteaux et les fourrures les bas, les chaussettes constituent un domaine dont la demande est nettement prévisible.
La pénétration du marché des vêtements nécessite de la part de nos dirigeants un plan d’industrialisation progressive. La production des vêtements comporte plusieurs étapes: le design, les patrons, le traçage et la gradation, la coupe des tissus, l’assemblage et la finition. Dans les conditions actuelles de la production haitienne les 5 premières opérations sont en dehors de notre circuit. Nous n’avons pas de stylistes nous permettant d’évoluer au gré de la mode et de nous intégrer dans la production haut de gamme. Il nous serait fort difficile d’acquérir notre propre marque de commerce. Aussi la sous-traitance au prime abord devient le lot de l’industrie haitienne.
La fabrication des vêtements pour dames accuse généralement un taux beaucoup plus élevé que les hommes et les enfants. Cette tendance est manifeste à l’échelle mondiale. Cependant en fonction des changements de mode et des saisons, la production des vêtements pour hommes est plus stable.Il est à remarquer aussi que les entreprises de confection de vêtements accuse une taille moyenne de 50 employés. Les petites entreprises sont plus faciles à gérer que les grandes entreprises et se spécialisent dans un domaine spécifique. Elles sont rattachées à des multinationales qui s’occupent de la fabrication à grand volume.
En Haiti , les unités de production peuvent être placées dans les villes de provinces où la main-d’oeuvre est abondante. La localisation des sous-traitants en dehors de Port-au-Prince nous permettra d’éviter des problèmes de surpopulation de la capitale et d’arriver à un développement équilibré. La mécanisation de l’industrie des vêtements exige la présence de machinistes et de mécaniciens pour le pilotage et le maintien du système de fonctionnement. L’implantation de l’industrie d’habillement en Haiti doit être précédée et accompagnée par un programme de formation des ouvriers qualifiés et par la diffusion de renseignements appropriés afin d’assurer sa compétitivité sur le marché mondial
Un train de mesures s’avère nécessaire pour l’expansion de l’industrie de vêtements. Les barêmes tarifaires doivent être réduits selon le cadre des négociations de l’Uruguay Round. Des réglementations relatives à l’étiquetage doivent être prises pour répondre aux normes du marché américain: identité du manufacturier, nature et teneur des fibres, ignifugation minimale.3 Le Gouvernement doit assurer l’intégration verticale de l’industrie de vêtements en encourageant en amont la production textile. Le marché sera intégré en aval par la prise en charge de la vente aux détails au niveau local afin d’éviter le retour de ses produits sur le marché national avec la valeur ajoutée des pays importateurs. Une ouverture sera aménagée vers les Antilles en vue de l’expansion du marché à l’échelle caraibéenne.
Certaines percées technologiques sont indispensables pour garantir l’autonomie de l’industrie de l’habillement en Haiti. Pour accroitre l’efficacité des activités de production on doit faire appel aux technologies étrangères de préproduction touchant : le design, la gradation , le traçage des patrons et la coupe. Pour augmenter le volume de production, accroitre l’efficacité et réduire le temps de production, les systèmes de conception assistée par ordinateur CAO et de coupe à commande numérique doivent être inclus dans le plan d’avancement .
Sur le plan administratif les échanges électroniques des données , les techniques de la fabrication juste à temps, l’utilisation des codes à barres sont les derniers cris de la technologie de l’information qui permettent d’optimiser les ressources et les opérations de production. L’industrie des vêtements constitue un potentiel économique pour Haiti dans le cadre de la mondialisation de l’économie. Cependant il revient à nos dirigeants d’emboiter le pas à la modernisation et d’arrêter les mesures administratives et légales nécessaires pour assurer l’intégration et la promotion de cette branche de production en Haiti.
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Lecteur Guest 
04/2/2003 21:57:04
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Monsieur l'économiste
Marc henri vous donne une occasion en or de fantasmer sur l'économie. Vous auriez du le remercier.Et puis tout votre blabla rime à quoi si vous ne respectez pas les regles élementaires de la démocratie.
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Ti moun Guest 
04/2/2003 22:33:56
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Voici ce que René avait écrit jadis: Comparez les deux modes de pensée et vous comprenez pourquoi ce rappel de l'histoire.
Le parc industriel de Maribaroux !
Par Jean Érich René
Agronome-Économiste
L’insertion des pays pauvres dans le courant de la mondialisation se traduit par le relais des activités économiques et commerciales des pays riches grâce aux Accords de Libre Échange. Une nouvelle dynamique se dégage entre les économies périphériques et les Blocs . Les pays de l’Europe de l’Est se joignent à l’Union Européenne. L’ANSEA attire le Vietnam, le Cambodge. Les pays de l’Afrique s’insèrent à l’économie de l’Afrique du Sud. Dans l’Hémisphère Sud l’Alena et le Mercosur mènent la danse.
L’amélioration des conditions économiques des populations pauvres est l’objectif poursuivi dit-on par les architectes de la mondialisation. De nouvelles structures comme les zones franches sont échaffaudées pour promouvoir le développement économique régional. Avec l’implantation du Parc industriel à Maribaroux sur la frontière Haitiano-Dominicaine, le peuple haitien vient de faire un pas décisif vers les portes de l’enfer. Les zones franches en Haiti seront au nombre de 14 selon les prévisions du plan de développement économique d’Haiti. Sur un territoire de 27.750 km2, 14 zones franches représentent sans conteste une domination de l'espace politique, économique et social de ce coin de terre.
Le Parc industriel de Maribaroux considéré comme le premier enfant d’un mariage sans divorce entre Haiti et St Domingue apportera 1500 emplois de chaque côté de la frontière. Dans un futur pas trop lointain 500.000 emplois seront disponibles en Haiti dans la même foulée et l’amélioration de la situation économique du peuple haitien s’en suivra comme par enchantement. Les fruits répondront-ils à la promesse des fleurs? Nous en doutons fort.
Le panorama qui se défile sous nos yeux dans les autres points du globe où les zones franches se sont déjà implantées ne laisse pas augurer de bonnes recettes pour Haiti. Que ce soit à Costarica où les zones franches sont dénommées Free Zone, au Mexique où elles sont connues sous le nom de maquiladoras, au Cameroun où on les appelle :Points francs etc.... les zones franches sont partout étiquetées comme un véritable enfer.
Les bas salaires, l’exonération fiscale, la suppression des droits de douanes sont les principaux pôles d’attraction des pays riches qui ont délocalisé massivement leurs industries pour les installer dans les nouvelles colonies économiques dénommées zones franches. La législation de leurs pays reconnaissant les droits des travailleurs à un salaire minimun et la liberté syndicale les empêche de produire à un coût compétitif. Donc ils tournent leurs regards vers les pays pauvres. Les entreprises ont pour obligations d’exporter leurs produits essentiellement vers l’Europe, les États Unis et le Japon. Les USA en 6 ans ont créé 600.000 emplois au Mexique . Par contre les salaires ont chuté de 23% en 3 ans, 3 millions de producteurs agricoles et 28000 petites et moyennes entreprises sont en faillite .
Dans les maquiladoras du Mexique on exige un test de grossesse avant d’embaucher les femmes. Dans plus de 800 entreprises situées à Tijuana, affirme " La Jornada " du 18/11/2001, on licencie les femmes enceintes et les autorités locales ferment leurs yeux. Certaines entreprises comme Samsung qui compte 3 usines et 1800 ouvrières de 16 à 35 ans révoque les femmes enceintes ou les place à des postes qui exigent un effort supérieur à la moyenne dénonce Elsa Jìmenez, coordonatrice de l’organisation Yeuani. Chaque année 900 femmes enceintes sont licenciées dans les maquiladoras de Tijuana. Outre la discrimination sexuelle dans les maquiladoras où 80% du personnel est féminin, les salaires sont très bas, les journées de travail sont très longues, sans aucun temps de repos. De plus les ouvriers sont exposés à des substances considérées comme dangereuses pour la santé humaine.
Le journal " Le Monde" 23/02/01 révèle des cas d’agression sexuelle et de violence dans les entreprises indonésiennes de Nike. Selon les témoignages de 4000 salariés presque 2,5% ont déclaré avoir été victimes d’attouchements sexuels. Une enqête menée par le " Comité Chrétien de Hong Kong" dans 12 usines chinoises sous-traitant de Disney révèle que les employés travaillent 13 à 17 heures par jour, 7 jour sur 7 sans syndicat, sans sécurité sociale, sans pension de retraite. Ils reçoivent un salaire de 1,2 dollar américain par jour.
La situation n’est pas plus rose dans les maquiladoras de Nicaragua où l’on travaille onze heures par jour, tous les jours de l’année. Le salaire est de 150 francs . Selon les témoignages de Anna et de Paolina, deux jeunes nicaraguéyennes, publiés dans " l’Express ", 02/11/2000: Quand le travail commence à l’aube les portes sont verrouillées. On nous impose des quotas irréalistes. Les hommes qui supervisent les ateliers en profitent pour nous harceler sexuellement." Dans la zone franche de Las Mercedes au Nicaragua 25 compagnies Taiwanaises, coréennes et américaines embauchant 20.000 personnes produisent vêtements et matériels électroniques à un coût minimal exclusivement pour le marché américain.
Le Parlement européen selon le " Guardian Unlimited ", 23 novembre 2000 a statué sur le cas des Usines indonésiennes Adidas qui fabriquent des vêtements et qui exigent des heures supplémentaires de travail. On a enreigistré des abus physiques. Des salaires de misère sont versés aux ouvriers. Des cas d’exploitation d’enfants de moins de 14 ans ont été relevés chez les sous-traitants de Mac Donald en Chine selon "South China Morning Post", 25 août 2000.. Ils produisent des jeux destinés aux Joyeux repas des McDonalds. La journée est de 16 heures de travail. Les enfants sont parqués dans des chambres étroites aux environs de la manufacture.
Selon " Alternatives Economiques" , Juillet 1999 , des entreprises françaises sont installées dans les maquiladoras: Alcatel, Saft-Leclanché, Thomson , Consumer Electronisc etc.. ".Le Courrier de l’Unesco", Mai 1999 avance un effectif de 120 millions d’enfants qui travaillent à plein temps. Avec des conséquences graves sur leur développement. Ils ne vont pas à l’école. Ils n’apprennent pas un métier et ne jouent pas. Selon le BIT 250 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillent dont 61% en Asie, 32 % en Afrique, 15à 20% dans les pays en développement et un faible pourcentage dans les pays riches.
Selon un rapport du BIT les zones franches sont plus nombreuses en Amérique du Nord soit 320 contre 225 en Asie et 47 en Afrique. Cependant leur concentration augmente dans les Caraibes soit 51%. Les travailleurs sont considérés comme de véritables otages économiques. De plus. les zones franches sont des zones de non-droit. Avec la complicité des gouvernements en place les syndicats sont interdits et les droits des travailleurs violés. Les patrons ont à leur portée une main-d’oeuvre servile, taillable et corvéable à merci. Selon "Le Monde diplomatique" mars 1998.: un travailleur haitien recoit 7 cents pour chaque pyjama Pocahontas(Disney) cousu. Ce même pyjama sera vendu 11,97 dollars US dans les hypers Wal-Mart aux États-Unis. Ce salaire représente entre 0,5 % et 1% du prix de vente du pyjama.
D’où vient cette malédiction dénommée zone franche ? Il s’agit d’une mise en place savamment orchestrée par le Service de Conseil pour les Investissement Étrangers : FIAS , sigle en anglais de: Foreign Investment Advisory Service. Notons tout de suite que le FIAS fait partie de la Banque mondiale et de l’International Finance Corporation. D’ores et déjà, vous pouvez saisir la complicité et la complexité de la situation économique des pays pauvres. C’est le FIAS qui fait des recommandations aux pays en voie de développement et les aide à attirer les investissements étrangers directs. Le FIAS dicte les lois à prendre, les politiques à suivre, les institutions à camper et les stratégies à arrêter pour accroitre le montant des investissements. Bien entendu le FIAS travaille en partennariat avec le gouvernement des pays sollicitants.
Le FIAS a été créé en 1985. Son bilan est lourd. Il a déjà assisté 117 pays à recevoir l’investissement étranger compte tenu de leur potentiel économique. Voilà comment les pays du tiers-monde sont tombés dans la gueule du loup en multipliant les zones de production à bon marché ou zones franches
Presque tous les États du monde ont signé et ratifié la déclaration universelle de 1948 et d’autres traités dont la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948, la convention sur l’égalité de rémunération(1951), la convention sur l’abolition du travail forcé(1957). Malheureusement ce sont les promoteurs de ces lois aux senteurs humanistes qui utilisent tous les raccourcis pour les rendre nulles et non avenues quand il s’agit de leurs intérêts économiques.
Le Parc industriel de Maribaroux, cet enfant batard de la mondialisation économique aura certes d’autres frères et d’autres soeurs, selon les désirs des conjoints. Cependant le développement économique d’Haiti n’en sortira jamais. Les structures qui produisent les équations du développement donnent des résultats en fonction des variables en présence.C’est à dire les interactions des acteurs et leurs caractères dominants jouent un rôle déterminant sur le profil de la progéniture.
Le changement économique s’opère à un moment donné de l’histoire où un ensemble de structures nouvelles peut remplacer aisément l’ancien système. Cette logique rejoint la pensée de Thomas Kuhn qui considère l’histoire comme une suite de paradigmes sans explication rationnelle. Les structures mises en place pour enclencher le développement économique ne peuvent pas être des aprioris de l’histoire, mais des paramètres de l’action c’est-à-dire le résultat d’une activité historique. Dans la mesure où les structures émergentes sont en contradiction avec la dialectique historique , la césure entre l’homme et ses pratiques sociales s'accentue. Ce hiatus est plutôt symptomatique de grandes déchirures sociales et de raidissements qu’engendrent les décisions économiques ou politiques inadéquates.
Si l’on se réfère aux considérations anthropologiques de Hans Morgenthau: L’homme est au centre de l’action à travers son comportement générateur des faits. Or la Société Civile étant constituée par des hommes, elle ne bouigera pas d'un iota sans la participation de ses composantes. Selon le postulat de Giambattista Vico la modification des mentalités et des pratiques humaines demeure le principe fondamental du changement. A partir de ces deux hypothèses nous pouvons inférer que l’implantation des Zones franches dans le contexte de la mondialisation est l’effet d’une mutation des structures qui s’érigent en forces régulatrices des rapports internationaux selon l’optique des pays riches et à leurs profits. Les dimensions asymétriques de la mondialisation cachent un paradoxe que Wallerstein exprime pa l’illustration "Centre versus périphérie".
L’implantation des zones franches constitue le marche-pied érigé par les nations riches pour assurer la croissance de leur économie en exploitant les forces de travail des populations pauvres pour un salaire tuberculeux . Le Parc industriel de Maribaroux représente donc le premier maillon de ce chapelet de misères que va égrener la population active haitienne. Partout où elles sont implantées, les zones franches sont considérées comme l’enfer de la classe ouvrière.
Peut-on vraiment résister à cette vague de bouleversements que soulève la mondialisation. Les gouvernements nationalistes de l’Amérique latine sont emportés par ces bourrasques.Chavez vient d’en faire l’amère expérience. Les élans nationalistes sont impardonnables dans ce prisme mondialisant. En Haiti, on a déjà fait demi-tour à droite. C’est pourquoi on n’entendra plus les discours définissant le capitalisme comme un système pesé succé. On ne parlera plus du FMI comme Fonds de Misère Hypocrite. On a déjà emboité le pas à la mondialisation. L’acceptation des zones franches est le prix déjà payé pour sauvegarder le pouvoir. Qui vivra, verra!
Bientôt le cadre légal sera institiué avec la bénédiction de la gouvernance pour asseoir définitivement les mécanismes souhaités afin d’accueillir de manière solennelle les zones franches, en dépit des élans de nationalisme mal exprimé auto-régulé des OP. La migration de la population rurale vers les zones franches va diminuer le nombre d’ouvriers agricoles et par ricochet la production des denrées alimentaires. Le mal serait moindre si ses effets étaient atténués par la mise en place d’une politique agricole visant à pouvoir à la consommation locale et récupérer les salaires perçus pour financer notre développement. Le cas échéant, l’importation des produits alimentaires va augmenter aussi bien que le déficit de notre balance de paiement, sans compter le cortège de malheurs que vont entrainer les zones franches telles que :prostitution, décrochage des jeunes , bidonvillisation, pollution de notre environnement etc..
Ne l'oubliez surtout pas, avec la délocalisation les pays riches profitent pour se débarasser de leurs industries polluantes. Attention! Aucune considération de ce genre n’effleure la pensée de nos dirigeants. Le pays va à sa ruine.. Franchement la soif du pouvoir a changé certains de nos hommes politiques d’abord en boucaniers ensuite en flibustiers.
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Jean Érich René Guest 
04/2/2003 23:28:56
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Lecteur,
Mon intervention sur l'industrie du vêtement n'est pas une réponse à une quelconque invitation de Marc Henri. Comme vous pouvez bien le remarquer j'ai dû faire des recherches c'est à dire, lire un peu avant de produire un tel texte. Donc mes démarches précèdent les remarques de Marc Henri.
Vous avez raison quand vous affirmez que sans la démocratie de telles démarches ne riment à rien. Sans la sécurité des biens et des vies, sams la paix des rues aucun investisseur ne viendra jeter son argent en Haiti. Les machineries sont très couteuses on ne peut pas les laisser à la merci des chimères.
Cependant je dois vous faire remarquer que ma démarche n'a pas de couleur politique. Elle consiste à poser les données de base visant à dégager la voie vers le développement économique d'Haiti par l'industrialisation. Si mes propos ne vous plaisent je suis prêt à observer le silence le plus complet.
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Jean Érich René Guest 
04/2/2003 23:42:29
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Ti moun,
Il n'y a aucune comparaison possible entre les deux textes il s'agit de deux sujets complètement différents.
Dand le premier sujet il s'agit de zones franches que j'ai complètement définies comme une source d'exploitation que l'on va ériger en cercles fermés dans des points déterminés en dehors de tout controle du gouvernement.
Dans le deuxième sujet il s'agit de l'implantation de l'industrie de couture avec la participation de l'état exerçant un contrôle strict et assurant l'intégration verticale de la production industrielle, prenant des lois pour assurer un bon environnement aux travailleurs, érigeant des centres de formation pour les machinistes , les mécaniciens, les modistes. L'État haitien va faire appel à des technologies de point à long terme pour remplacer les importations des design, patron etc inclus dans les 5 premières étapes afin d'assurer son autonomie.
Ce n'est pas la même chose du tout , du tout. C'est vraiment décourageant!
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Timoun Guest 
05/2/2003 00:11:36
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Voici un échange sur la couture. Après une lecture, on pourra dire entre votre analyse et celle de simon, il y a une ressemblance; salaire de misère pour les zones de franche et salaire de misère pour les journaliers de couture. Entre les deux, il y a une ressemblance jumelle.
Simon Rivière
Guest
12/11/2002
01:31:31
RE: Pas de développement sans les Patriciens
IP: Logged
Message:
Antoine,
Avec le HERO Act voté le 17 octobre 2002 l'avenir d'Haiti sera définitivement dédié aux ateliers de couture à la Taiwan. Tous les paysans vont descendre en ville pour travailler pour un salaire de misère. Ce n'est pas un préjugé de ma part . C'est un paramètre de la mondialisation. C'est pourquoi l'OEA et les Institutions intenationales ne sont pas intéressées à résoudre le conflit politique haitien. Elles en profitent pour atteindre leur objectif de mise sous tutelle d'Haiti.
Donc le développement d'Haiti ne sera pas rural mais urbain. On va assister à la grande migration rurale. Mais si on a des dirigeants avisés on peut apporter les correctifs nécessaires en faisant précéder le pas à un développement agricol intense. On pourrait ainsi réduire les effets négatifs que va causer une baiosse de la main d'oeuvre rurale sur les possibilités alimentaires d'Haiti.
Tout le monde parle d'élection et méprise ces questions. Donc l'irréparable arrivera tôt ou tard.
Marc Henri
Guest
12/11/2002
11:27:01
RE: Pas de développement sans les Patriciens
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Message:
Aujourd'hui, j'ai rencontré un autodidacte devenu entrepreneur .Il a plus de 20 ans d'expérience et d'apprentissage dans le domaine de l'importation et d'exportation , il s’est spécialisé dans la distribution. En fait, pour tout vous dire, il maîtrise parfaitement les quarte P des stratégies marketing et faut rappeler qu’il n'a jamais été à l'université. A noter qu'il est européen et issu des parents pauvres . Une des raisons qu'Il m'a dit qu’il n’a pas pu faire des études supérieures parce qu’il faillait aider sa famille rester en Europe. Par sa volonté, son courage et sa persévérance, il est devenu un homme riche aujourd'hui. C'est un homme qui a travaillé dur et qui a toujours caressé l'idée de devenir son propre patron. Ce faisant , il a fini par développer une idée pour se lancer en affaires en export et import .Nous pouvons conclure que Son parcours pourra justifier cette pensée qui dit : petit salaire deviendra gros salaire.
La pratique et l'expérience
Plus que jamais , les individus doivent être à l'écoute de leur milieu pour mieux innover. C'est là le défi de taille de nos hommes et femmes ou praticiens d'Haïti. En fait, la pratique exige de laisser aux autres les recettes toutes faites pour concevoir des solutions aux problèmes de chômage que pose le monde et surtout Haïti aujourd'hui. La solution aux problèmes de chômage ne réside pas seulement dans l’agriculture mais surtout dans la manufacturalisation d’haiti. Il faudra donner le choix aux habitants de décider s’ils veulent travailler la terre ou s’ils veulent travailler dans les manufactures.
On a vu que la main-d’œuvre haïtienne est excellente dans le domaine de la couture alors pourquoi ne pas saisir cette occasion pour faire d'Haïti le pays le plus performant dans ce domaine. Évidement, il est possible pour les Haïtiens d'aller à la conquête de ce marché pour en devenir le leader dans ce secteur. On peut si on veut. Les investisseurs sont là et qu'est-ce qu'on attend pour ouvrir ce marché qui cherche des ouvriers compétents que nous avons ici dans ce pays, en nombre et en qualité?
Grâce à notre expertise dans ce domaine, les entrepreneurs veulent y revenir malgré la compétition internationale. Le Guatemala, le Nicaragua, le Vietnam et tant d’autres pays offrent aux investisseurs de ces industries dites textiles et de coutures toute la liberté en matière de décision salariale pour s’y installer dans ces pays.Alors, Pourquoi choisissent-ils Haiti?
Il est vrai que les salaires sont cheap mais avons –nous des compétences nécessaires dans d’autres domaines précis que la couture? Il faut se poser ces questions? Avons-nous une main-d’œuvre du haut- savoir comme par exemple, on sait que l’Inde se fait un nom en gestion de comptabilité informatique et nous peuple Haïtien, dans quoi la grande majorité de nos ressources humaines excellent-elles pour être vraiment compétitive?
En effet, il nous faut ces manufactures pour donner aux gens le choix de travailler. Le travail, c'est la santé. Alors mettons ces gens au travail pour qu'ils cessent de faire le gratteur en politique.
Bien entendu, cela prend des entrepreneurs et non des premiers de classe ni des politiciens pour créer des emplois.Car de nos jours, avec les puces électroniques, on peut planifier, contrôler, organiser et diriger le travail. Oui nous avons besoin des techniciens pour faire fonctionner ces machines .Que l'on le veuille ou non, l'internationalisation des affaires suit son cours et il revient aux employeurs de concevoir des stratégies de formation pour les employés. Qu'il soit public ou du secteur privé, la formation continue devient donc obligatoire pour être concurrentiel!
Enfin, je voudrais dire que je suis d'accord avec monsieur Rivière et qu’ il faut absolument que les politiciens soient à la hauteur pour pouvoir suivre l'évolution des nouvelles techniques. Cependant, il ne faut pas que l'on focuse sur les diplômes universitaires à tout bout de champs. car si tout le monde devient ceci ou cela, qui va réparer la plomberie dans ma maison, qui va me livrer de la pizza le vendredi soir etc... A chacun son métier ou à chacun sa pratique!
PS:
Au moment ou j'écris ces lignes, un peuple est sans emplois et sans espoir . Que faire!
Simon Rivière
Guest
12/11/2002
23:43:34
RE: Pas de développement sans les Patriciens
IP: Logged
Message:
Marc Henri,
En vous lisant je me suis rendu compte qu'il existe encore certaines plages d'ombre dans votre esprit en ce qui concerne l'élite dirigeante. Quand je parle des patriciens et quand je fais référence aux critères intellectuels, nationalistes , moraux etc.. je m'adresse aux dirigeants mais non aux dirigés.
Nous n'avons aucun intérêt à choisir pour nous diriger des gens sans vision, sans objectif, sans aucune formation académique, sans aucune expérience professionnelle. Ils ne sont pas nombreux donc il faut choisir les meilleurs. La masse n'a jamais dirigé nulle part au monde. Le pouvoir populaire engendre toujours le chaos et le désordre. Une élite peut diriger au nom de la masse et satisfaire ses besoins. Mais nous devons être surs et certains du profil des gens qui nous dirigent pour éviter des surprises parfois très désagréables.
Marc Henri je crains d'exposer ici sur ce site l'impérative nécessité de faire précéder le développement industriel d'Haiti par son développement agricole, pour ne pas chatouiller à rebrousse poils certains censeurs impénitents de l'arme scientifique. J'aimerais tout simplement vous rappeler que ce choix est préconisé par l'école historique allemande. Paul Bairoch en étudiant le cycle du développement de certaines nations en est arrivé à cette conclusion. Remarquez même les États Unis et le Canada y tiennent beaucoup au point de subventionner leur agriculture.
Permettez-moi de ne pas vous introduire dans un discours trop compliqué afin de ne pas m'attirer l'ironie de ceux qui n'éprouvent pas encore la nécessité de l'outil scientifique pour le développement d'Haiti et qui persistent encore à croire qu'on en n'a pas besoin. Cette tendance est commune chez la majorité de nos compatriotes
Dans deux de vos textes vous m'avez reproché d'avoir trop mis l'accent sur l'agriculture. Pourtant si vous remontez les filières j'ai parlé de fabrique de peinture, d'élevage, de pêche et d'autres personnes ont soulevé la question de la conservation des produits agricoles.
Marc Henri le développement n'est pas un rêve. Il faut rester dans le cadre des dotations de ses facteurs de production. C'est pourquoi on a donné des exemples de développement qui font partie de l'univers de nos possibilités. C'est pourquoi on insiste sans le vouloir sur l'agriculture et l'agro-industrie.Ce n'est pas mon choix. C'est la vocation de notre pays, compte tenu de nos avantages comparatifs.
Marc Henri,
Loin de moi l'idée de rejeter l'idée de la TAIWANISATION d'Haiti. C'est un paramètre de la mondialisation. Le pauvre Simon ne peut rien faire compte. Il n'a qu'à se croiser les bras et assister à l'implantation des ateliers de couture en Haiti. Cependant, Simon aimerait éviter les retombées négatives d'une telle initiative. Il va au devant des événements et recommande de développer notre agriculture afin de ne pas tomber dans le piège que nous ont tendu les architectes de la mondialisation. A savoir, reprendre l'argent qu'ils ont versé aux ouvriers sous forme de salaires en leur vendant des produits alimentaires. Si nous évitons cette trappe nous allons garder leur argent dans notre pays et financer nos propres investissements au moyen de nos épargnes. C'est ainsi que Taiwan s'est développé
Dans le cas contraire , notre économie ne va jamais croitre , elle ne fera que s'atrophier.
Marc Henri,je ne parle pas en l'air . Sans vouloir me vanter j'ai de solides documents sur Haiti et je vais répondre à l'une de vos questions:Avons-nous une main-d’œuvre du haut- savoir comme par exemple, on sait que l’Inde se fait un nom en gestion de comptabilité informatique et nous peuple Haïtien, dans quoi la grande majorité de nos ressources humaines excellent-elles pour être vraiment compétitive?
Depuis la taylorisation de la production on n'a pas besoin d'un formation pointue pour execeller dans la production. Le fordisme et le post-fordismes ont banalisé complèment les techniques de production. Marc Henri je peux vous affirmer sans aucun risque d'être démenti , dans le domaine de la production à la pièce Haiti est le leader incontestable et incontesté de la Caraibe.
Surtout dans le domaine électronique, il a été prouvé que Haiti produit les meilleures pièces électroniques. Sans vouloir embarasser personne avec un jargon scientifique, je dois vous dire que les mêmes pièces électroniques produites par une meme usine peuvent être classées en X, 2X, 3X etc..
Marc , vous serez surpris d'apprendre que les meilleures pièces de télévision étaient produites à un moment donné en Haiti, à Port-au-Prince , à l'avenue Charles Summer pour vous convaincre. Les femmes haitiennes ont remporté la palme dans le domaine de la production des pièces électroniques pour télévision, ordinateurs etc. On n'a pas dit pourquoi et comment , Mais c'est la réalité. L'Haitienne a une âme électronique. Pourtant , elles ne sont pas de universitaires.
Marc, le peuple Haitien est très, très intelligent. Pourvu qu'on leur montre une chose , une seule fois, ils sont devenus bosse. Je connais un ami analphabète qui a remplacé un ingénieur chimiste dans une fabrique de peinture au Parc industriel. L'ingénieur a réclamé une augmentation de salaire qu'on refuse de lui accorder. Il a claqué les talons et l'usine était bloquée. Le Propriétaire se plaignait le lendemain de ce départ inopiné, en présence des travailleurs. Mon ami analphabète qui n'était qu'un simple garçon de ce laboratoire de peinture chargé de la manutention des caisses a tout de suite déclaré qu'il peut les dépanner. Souventes fois l'ingénieur lui demandait de l'aider à composer les produits. Et voilà notre chimiste amateur qui a permis à la chaine de production de se mettre à nouveau en branle.
Marc Henri, après les événements de 1986, il y a eu tellement de manifestations programmées par Cat clat , Clat etc.. que l'industrie électronique qui fonctionnait à merveille en Haiti avait jugé nécessaire de transférer ses usines à St Domingue. Le rendement obtenu était vraiment bas. Premièrement les Dominicains ne pouvaient pas produire des pièces 3x. Ils le font rarement et quand ils le font , ils les volent dans le lot après vérification. On a enlevé les usines à St Domingue pour les implanter à la Jamaique, le constat d'échec était encore plus grave. C'est pourquoi malgré l'effervescence populaire, l'industrie électronique est retournée en Haiti.
Sans vouloir surestimer le QI de l'Haitien dans le domaine de la peinture, de l'art et de l'électronique ils sont passés pour maitres. Cependant toutes bonnes terres nécessitent pour une haute productivité des méthodes de culture et des intrants appropriés. En un mot, sans la présence des patriciens le développement n'est pas possible. Sans les dictées de l'ingénieur chimiste à mon ami analphabète il ne pourrait pas assurer la relève. Il faut une élite pour entrainer les ouvriers de nos manufactures et agencer le fonctionnement de la chaine de production.
Un entrepreneur n'est pas nécessairement un diplomé d'université c'est celui comme le disent les économistes qui est est animé de "l'Animal Spirit". Il a un éclair d'intelligence et cherche les fonds nécessaires pour accoucher ses idées dans le réel, mais il lui faut faire appel irrémédiablement, irrévocablement, indubitablement à des diplomés pour la conception et la réalisation du produit et finalement à des ouvriers pour l'exécution des tâches.
Marc Henri, chacun de nous a un rôle déterminé à jouer. Les entrepreneurs, les diplomés et les ouvriers sont complémentaires. Ce ne sont pas trois mondes indépendants et mutuellement exclusifs. Mais malheureusement la tendance d'ironiser les nantis du savoir chez les Haitiens est très forte. Elle est manifeste dans les interventions sur ce site où l'on tente de ridiculiser les termes : rigueur scientifique, patricien.
Notre objectif ici ce n'est pas de nous vanter, d'étaler nos connaissances,nous n'en n'avons franchement pas besoin. Simon Rivière ne sera pas candidat à quoi que ce soit.Mais nous voulons tout simplement sensibiliser nos compatriotes sur la nécessité de faire appel aux données scientifiques pour aborder les problèmes sérieux. Scientifique ne veut pas dire nécessairement livresque, universitaire, mais une procédure précise qui réussit à tout coup quand les conditions sont réunies.Le bon plombier dont vous parlez Marc Henri n'est pas né plombier . Il doit avoir appris ses techniques en travaillant avec un autre plombier ou en fréquentant une école technique. Que la formation soit acquise sur le tas ou dans une école, il faut quand même une formation, un apprentissage. Il nous faut finir avec cette mentalité de Nèg fort, ce complexe de Je Sais Tout , radioman, cameraman, superman, toutisman que nous brandissons toujours et dans toutes les circonstances comme un talisman qui nous permet de tout faire sans avoir rien appris.Le tapis magique ni les abracadabras ne fonctionnent pas dans le domaine du développement. Tous les pays développés ont emprunté la voie des données scientifiques. Ils ont tous fait appel à la technologie et aux techniciens. Je pense qu'il serait préférable pour moi, de clore ce chapitre pour éviter certains ennuis.
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béatrice Guest 
31/5/2005 18:34:32
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: il n'y a pas vraiment de photo de vêtement des gens sur haïti en tout cas c vraiment poche
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béatrice Guest 
31/5/2005 18:34:38
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: il n'y a pas vraiment de photo de vêtement des gens sur haïti en tout cas c vraiment poche
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rose Guest 
02/6/2005 11:11:34
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: je crois sincèrement que le textil peut aider haiti mais la première chose à faire c'est de cesser de parler pour ne rien dire, nous pouvons commencer par être "main d'oeuvre" pour les pays riches et avec un gouvernement qui fonctionne bien c-a-d sans corruption, investir dans le social les impots qui en decoulent on pourra faire beaucoup de choses et n'avoir pas exporte des esclaves en republique dominicaine
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AKPO Guest 
18/6/2005 05:58:56
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Bonjour Monssieur. J'ai l'honneur de venir respectueusement sollisiter de votre très haute bienveillance des rensegnements sur votre société avant de pouvoir maider à venir chez vous en U.S.A. comme vous le dites realiser mon projet futur.Je suis AKPO PITAKINANI Togolais de 21 ans.Je vous prrie de bien vouloir agréer Monsieur,l'_expression de ma très profonde gratitude. votre très devoué. AKPO PITAKINANI
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delva Guest 
12/7/2005 18:13:57
| travail dans le secteur du vêtement en haiti IP: Logged
Message: Est comment puis je avoir de l'information afin d'appliquer dans le domainde vêtement en tant que dessinatrice et patroniste
merci en attente d'une reponse
shirly
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ti pigeon Guest 
12/7/2005 19:30:56
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: ça commence.
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rahhoub aissa Guest 
29/7/2005 06:36:16
| job request as agricultural manager IP: Logged
Message: dear sir
the reason why iam writing this e-mail is to enquire about the possibility of getting a job as an agricultural manager.
well i'd like to inform you that i am moroccan citizen 46 years old ; married ;i' ve got 3 kids i' ve also got 20 years of experience in quality modern agricultural manager in greenhouse and full fields (fruits,rose bush,vegetable farming,curbutace),all sorts of farm products that grow in greenhouse,along with good skills in metalic greenhouse construction and wood covered with plastic, all of which contribute to more economic and efficient irrigation system that has good outcomes in morocco.
i' ve learnt that hardwork is key to success and i' ve been told that haiti is a country of lots of apportunities i believe i' ve got lots of ideas and projects that i want to realize in the agricultural domain that would lead to the social wellfare and would contribute to the development of this sector en your country i' d really feel grateful if my application is accepted i look forward to your reply.
yours faithfully.
adresse: rahhoub aissa. rue 60 n. 57
qt-ghoumriene sidi slimane
morocco.
tel: 00 212 62 77 22 80
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Explosion Guest 
29/7/2005 09:30:55
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: C'était interessant ce forum...il y a deja quelques annees.
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loralie loussararian Guest 
10/2/2006 05:01:28
| RE: Un potentiel économique pour Haiti. IP: Logged
Message: Bonjour,
Mon nom est Loralie Loussararian, je suis d'origine française, j'ai 25 ans, célibataire , vie aux Etats-Unis , Caucasienne, Hétérosexuelle, (165cm), 105lbs (57kg), localisée dans Orlando, en Floride.
Chrétienne de religion. Je suis une Etudiante à temps partielle, spécialisée en droit des affaires internationales.
Mon style de corps est de poids moyen et je suis physiquement active, je ne fume et ne bois jamais, Je suis la seule fille dans une famille de trois enfants, et je suis le deuxième enfant. Mes parents vivent en France. Mon père a 55 ans, et ma mère a 45 ; Mon frère aîné est âgé de 27 ans et le plus jeune frère a 20 ans.
Avec Amour,
Loralie Loussararian
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