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HaitiPolicyOrg Guest 
03/3/2003 11:31:05
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Subject: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le Dictateur aux petits pieds.
Originally: Une Decennie dans l' Abime
Brice Ahounou, 2003-03-03
Haiti Democracy Project web page item #614
(http://www.haitipolicy.org)
Une décennie dans l’abîme
Par BRICE AHOUNOU
Cumuls des périls....Près de 200 ans après
son indépendance, Haïti se débat aux mains
de Jean-Bertrand Aristide, « président de
facto» entré au Palais National par la violence
et la fraude le 7 février 2001.
Aux portes de l'Amérique, l'île paie encore au
prix fort son indépendance téméraire
proclamée le 1er janvier 1804 à l'issue
d'âpres combats livrés contre les troupes
françaises de Napoléon Bonaparte. Depuis
deux siècles en effet, elle est enfermée dans
des contradictions en tout genre. Ses
tentatives de sortir la tête de l'eau ont été ici et
là noyées. Au moment où il lui était possible
d'emprunter la voie démocratique en 1990,
Aristide en curé d'extrême gauche s'était
glissé dans la machine, faisant dérailler le
train de la démocratie jusqu'aux
complications actuelles. Désormais, ils sont
légion les Haïtiens qui refusent cette «
malédiction » des débuts et se montrent
décidés à en finir avec les accidents et autres
mauvais rêves de l'Histoire). A quelques
encablures de la Floride, Haïti remue pour
tourner la page Aristide. Ce dernier, président
auto-proclamé, est confronté à la nervosité de
ses concitoyens désenchantés face à son
incapacité à susciter la réconciliation, à
résoudre la crise politique qui paralyse le
pays déjà exsangue. Pire. Aristide est décrié
comme l'orchestrateur du désastre en cours.
Les manifestations réclamant le départ du «
scorpion » du palais se multiplient à travers
les villes du pays jusqu'à l'Université de
Port--au-Prince où ne cessent de fleurir des
slogans les plus antipathiques à l'homme qui
a truffé le Sénat et la Chambre des députés
de faux élus avant de truquer la dernière
présidentielle pour son compte. Partout
perceptible, ce ras-le-bol s'exprime
bruyamment. Lancée des Gonaïves (capitale
des insurrections). L’agitation a ren-du l'été
encore plus chaud. Début septembre, la
tension atteignait un pic inquiétant pour le
régime lavalas instauré par l'ex-curé voici
onze ans. La teneur d'un document
confidentiel du Département d'Etat américain
demandant à Aristide de faire ses valises
avant l'heure était révélée par le Mouvement
patriotique pour le sauvetage national, un parti
d'opposition.
D'après ce document faisant état d'une sortie
programmée de l'ex-prêtre, « un
gouver-nement de transition » serait chargé
d'organi-ser des élections crédibles. En
réaction. les OP ou « organisations
populaires » (appellation des groupes
armées au service d'Aristide) saccagent des
édifices à Port-au-Prince et brûlent sur la
chaussée des pneus en caoutchouc
dénommés Pères Lebrun. Pour désamorcer
la tension, Washington devait démentir les
rumeurs » d'une mise à la porte prochaine du
président de facto tout en tapant là où cela fait
mal. Selon les autorités américaines très
impliquées dans les affaires haïtiennes. «
Aristide n'est pas un dirigeant
démocratiquement élu ». Le problème reste
donc entier. Entré par effrac-tion dans la salle
des machines, l'ex-prêtre de Saint-Jean
Bosco se voit contester, à l'intérieur comme à
l'extérieur, la légalité du fauteuil pré-sidentiel
qu'il occupe. La communauté inter-nationale
n'en rate pas une pour lui rappeler ce déficit
de légitimité après lui avoir beaucoup donné
par le passé. Diverses instances (Union
européenne, ACP, Onu, France, Etats-Unis,
Canada, Japon, Allemagne...) ont suspendu
leur assistance ; pas question de fournir une
pri-me à l'illégalité au moment où la
corruption et le narcotrafic pavent les allées
du pouvoir de Port-au-Prince. Malgré les
contorsions du régime lavalas, les bailleurs
de fonds refusent de procéder au dégel de
plus de 500 millions de dollars d'aide
réservés à Haïti. En fait, la contro-verse née
des législatives du 21 mai et de la
pré-sidentielle du 26 novembre 2000 n'est
toujours pas épuisée et le pays s'en trouve
bloqué. Pour défier l'arrivée frauduleuse
d'Aristide aux affaires, souvient-on, la
Convergence démocratique réunissant une
majorité de partis d'opposi-tion avait désigné
Me Gérard Gourgue, un avo-cat des droits de
l'homme comme contre-président d'Haïti.
Depuis, la communauté internationale
pousse en vain le pouvoir de ait et le directoire
de la Convergence à une solu-tion négociée.
Au Sommet des Amériques l'an dernier, elle
sommait Aristide de se plier avant le ler mai à
un partage du pouvoir avec en perspective
une reprise des élections législatives.
L'ultimatum n'a pas été respecté. A
l'Organisation des États américains (Oea), il a
été confié le pilotage des négociations. Aucun
accord politique inter-haïtien censé ouvrir la
voie au déblocage de l'aide extérieure n'a vu le
jour, compromis par les manœuvres
dilatoires du pouvoir lavalas. Ces derniers
mois, l'OEA se contentait encore de
nombreuses missions infructueuses à
Port-au-Prince. En réalité, Aristide ne veut ni
négocier, ni signer. Loin de satisfaire les
sommations internationales, il préfère se
lancer dans une fuite en avant et tente alors
deux « coups d’Etat »factices contre lui-même
(!) ; l'un le 28 juillet 2001, l'autre le 17
décembre 2001. Le but de la manœuvre étant
de brouiller le paysage, réprimer les leaders
de l'opposition dont les domiciles seront
incendiés. Dégradation vertigineuse, ses
Chimères ou bandes de casseurs
déclenchent une campagne d'attaques
phy-siques contre les journalistes de radio.
Plusieurs se réfugient dans les ambassades
et à l'étranger. Récemment, Brian Dean
Curran, l'ambassa-deur américain sur place
dira : « Quand la pres-se est menacée, qu'il y
a de mauvaises élections, et que l'impunité
gagne sur l'État de droit, la démocratie est
bien menacée ». Contre toute attente, la
Commission d'enquête indépendante
diligentée par l'Oea a conclu à un
non-événement dans l'affaire du 17
décembre. D'après son rapport explosif (dont
Aristide voulait empêcher la diffusion), il n'y a
pas eu de putsch et le « président » haïtien
n'était nullement vise dans l’opération armée
conduite contre le Palais national : il
s'agissait plutôt, fait troublant, d'un « raid »
commis par des allies d'Aristide entrés au
Palais national pour s’emparer d'une
cargaison de matière illicite avec sa
complicité ! Autrement dit, Aristide a ouvert le
palais aux gangsters qui s'y sont introduits
pour finaliser nuitamment des activités liées
au narcotrafic...
Désormais, l'organisation hémisphérique
oblige a coups de résolutions (806 et 822) le
gouvernement haïtien à dédommager les
victimes des actes de violence opérés durant
la pagaille du 17 décembre. Plusieurs
personnalités de la Convergence avaient
assisté à la des-truction de leurs biens
immobiliers. A ces opérations exigées
s'ajoute un paquet de mesures coercitives
voulues par l'OEA, notam-ment l'arrestation
des auteurs de ces abus et l'obligation faite
au gouvernement de les défé-rer en justice.
Comment faire, quand ces criminels
présumés, connus des enquêteurs de l'OEA,
sont tous proches d'Aristide ou émar-gent
dans ses livres ? En clair, il lui est deman-dé
d'emprisonner ses propres casseurs, ses
narco-amis et les assassins désignés des
journalistes
Jean Dominique, mitraillé, et Brignol Lindor,
taillé à la machette. Tout un devoir d'écolier
posé sur sa table ! L'occupant illégal du
Palais national a du mal à surmonter ce
préalable fixé par la résolution 822 dont
l'application est des plus recommandées en
ce moment. « Haï-ti n'a pas le choix, la
résolution 822 représente une chance pour le
pays. C'est un passage obligé pour résoudre
la crise », prévient l'am-bassadeur américain
à Port-au-Prince où le représentant l'OEA, le
Canadien David Lee, martèle les quatre
domaines en cause : la sécurité, la justice,
les droits de l'homme, la gouver-nance. Dans
le cas échéant, la Charte démocratique de
l'Oea, plus rude en matière de rétor-sions,
pourrait être invoquée. La date butoir du 4
novembre, fixée pour vérifier les progrès de la
822 qui recommande la mise en place d'un
Conseil électoral chargé de piloter des
élections crédibles courant 2003, n'a pas été
respectée.
Aristide a encore tout gâché. Pas d'élections
sans sécurité, rappellent les observateurs.
Même confronté au casse-tête de la 822, le «
président » qui n'a pas mis les coupables
hors jeu s'apprête à faire un sort au pro-chain
scrutin en multipliant ses nom-breuses
Chimères déjà en circulation, craint Hubert de
Ronceray du MDN. « Les arresta-tions
arbitraires suivies d'exécutions som-maires
d'innocents » se poursuivent, informe Evans
Paul, leader du Kid dont des militants, Jean
Latouche et David Barjon, ont été enlevés. Au
Pénitencier national croupissent d'autres
prisonniers politiques parmi lesquels
l'ex-général président Prosper Avril ... La
création d'un climat de sécurité favorable aux
futures élections est encore une vue de
l'esprit. Les OP ,munies d'armes lourdes,
écument le terrain: au Nord sévit « l'Armée
Saddam Hussein » aux Gonaïves, « l'Armée
cannibale » ; à Saint--Marc, « l'Armée baie
wouze » (« Nettoyage complet ») ; « à Cité
Soleil, « l'Armée rouge »; à Petit-Goave, « 1
Armée Domi nan bwa » ('< les Sauvages » ) ...
Toutes ces « armées » aux noms évocateurs
sont prêtes à chambouler les prochaines
élections, comme hier, pour le compte du «
commandant en chef Titid » ; n'en déplaise à
la communauté internationale. Ce qui pousse
des ténors de l'opposition à exiger la sortie
immédiate d'Aristide devenu depuis onze ans
l'obstacle principal à toute solution d'équilibre.
Ancien «curé des pauvres» devenu
multimillionnaire (sa fortune est estimée à
plus de 800 millions de dollars), le «
président du 26 novembre » a été élu la
première fois en décembre 1991 avant d'être
renversé par l'armée au bout de neuf mois.
Rétabli par Clinton après trois années d'exil à
Washington, il ouvre ses ports à la cocaïne
colombienne en route pour les Etats-Unis.
Obligé de céder le fauteuil à René Préval, il
tire un temps les ficelles de Tabarre son
palace rose et revient aux affaires à l'issu du
faux scrutin de novembre 2000. A la tête de la
Famille lavalas (en créole, l'avalanche qui
charrie le désordre), le « président de facto »
n'a qu'une obsession : se maintenir au palais
jusqu'à la commémoration en 2004 du
bicentenaire du pays, pointe lointaine de la
francophonie, dont il veut tirer bénéfices.
Ladite célébration est un enjeu politique local.
Pour doubler ceux qui souhaitent le déloger
du palais, il s'empresse de solliciter l'appui
du Conseil permanent de la Francophonie qui
n'en est pas dupe. La décision de Beyrouth le
prouve : « le Conseil a pris bonne note de la
demande d'appui formulée par Haïti relative à
la célébration en 2004, du bicentenaire de
l'indépendance du pays. Il exprime sa
solidarité avec le peuple Haïtien et encourage
le Secrétaire général de l'OI1 ainsi que les
États et gouvernements membres à prendre
toute initiative visant à faire de cet-te
manifestation un événement internatio-nal au
service du dialogue des cultures et de la lutte
contre le racisme » Une nuance subtile y a été
glissée pour faire chorus avec les positions
actuelles de la communauté inter-nationale :
c'est à la population haïtienne meurtrie de
souffrance et non au gouverne-ment de
Port-au-Prince qu'il apporte « sa solidarité ».
Loin d'être un encouragement au désastre, la
nuance est de taille au moment où Haïti
s'agite pour en finir avec son « dictateur aux
petits pieds ».
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An observer Guest 
03/3/2003 11:51:37
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Enfin, la verite est faite sur le regime de
terreur du dictateur minable aristide !
Maintenant, liberons Haiti des gangsters de
lavalas.
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Mamy Guest 
05/3/2003 14:36:06
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: >Subject: Reponse a l'appel au patriotisme de
Manigat
>
>Bien cher Leslie
>finalement la montagne a ete a mahomet
(no pun intended par les temps qui courent)
Tu m'as au moins eclaire sur les raisons aux
fins de non-recevoir. Tu seras surpris de
savoir que je ne suis pas tout a fait d'accord
avec toi apres lecture de ton "appel au
patriotisme haitien" Je comprends que ton
nationalisme integral et ta fierete de citoyen
total capital (pour emprunter les expressions
sybillines d' un magouilleur) ont ete blesses
mais tu appartiens a une autre epoque en
d'autres termes tu a ete faconne dans un
autre creuset. J'ai deja ecrit a "l' Actualite" pour
leur demander de pousser a la roue et qu'on
accomplisse le plus tot possible le dit projet.
Voici mon texte tel qu'il a ete concu et expedie
a ton acn2. J'espere que tu le liras avec toute
l'objectivite qu'il merite. Le voici:
>Chers internautes
>C'est la premiere fois que je rencontre une
proposition d'intervention aussi directe et
prometteuse par des officiels de pays qui sont
vraiment concernes au sujet dela desolation
sevissant en Haiti. Le Pape visitant Haiti sous
Duvalier fils a declare a sa sortie d'avion "Il
faut que cela change" je ne sais pas ce qu'il
aurait dit en regardant la misere, la pauvrete,
le manque de soin, d'eau potable, de
vetements, de nourriture du lumpen. L'arriere
pays lui offrirait une scene devastatrice
completement differente de certaines villes en
etat de putrefaction a commencer par la
capitale. Seulement les membres du
gouvernement y compris le duc de Tabarre
ont acces a l'eau potable, l'electricite 24/24, la
main mise sur le tresor public pour satisfaire
leur gloutonnerie, leurs deplacements
repetes a des sommets pour mentir sur leurs
intentions de reformes a Chretien, a Bush et a
Clinton, pour payer les mercenaires (ex
american soldiers watch dogs d'aristide) US$
6,000.000 achats de maisons pour ex pr
emier minstres Cherestal US $1,500.000,
Preval Us$1,200.000., Helicopteres pour
aristide US $2,000.000 Scandaleux pour un
pays aussi pauvre et qui quemande
assistance economique. Nous ne parlerons
pas de violations des droits humains, de
juges (3 ) en fuite, de tuerie, les assassinats
et les kidnapping par les proches (chimeres)
de Aristide. Le cas de ce pays ne peut pas
attendre Avril il est deja moribond et l'initiative
d'Ottawa devrait se pencher immediatement
au chevet du malade et le mettre sous tutelle
ipso facto.
>John Danies
>Telle fut ma reponse a l'article de L'Actualite
du Canada. Je vous presente l'article:
>Comme Diegui je t'offre l'article de Brice
Ahounou qui corrobore ma position. Bonne
lecture Amigo et envoie moi ton rebuttal
>Hasta la vista
>IC'est un texte qui dit tout qui renforce le voeu
de mr Paradis a mettre Haiti sous tutelle des
nations unies. Ceci etant dit les Haitiens
munis d'un vestige de
>patriotisme d'hier vont crier Haro sur le
baudet, mais j'attends de pied ferme pour leur
demander de repondre avec honnetete : Ou
peut-on aller apres l'abime?
*******
Une décennie dans l’abîme
Par BRICE AHOUNOU
Cumuls des périls....Près de 200 ans après
son indépendance, Haïti se débat aux mains
de Jean-Bertrand Aristide, « président de
facto» entré au Palais National par la violence
et la fraude le 7 février 2001...
Voir texte plus haut...
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Radio Metropole Guest 
06/3/2003 11:00:15
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Jeudi, 6 mars 2003 10:41
La condition de l'homme a encore empiré en
Haiti, dénonce un rapport
La condition des droits de l’homme a encore
empiré en Haiti , estime un expert
indépendant de l’Organisation des Etats Unis
(ONU), le juriste français Louis Joinet , dans
un rapport diffusé , le mercredi 5 mars 2003 à
Genève et devant être soumis à la prochaine
session de la Commission des Droits de
l’Homme débutant le 17 mars.
Selon ce document , des violations des droits,
graves, répétées et souvent impunies,
constituent une source d’insécurité, qui “ non
seulement opprime les personnes , mais
aussi dissuade les entreprises tant
nationales qu’étrangères d’investir", les
poussant parfois à quitter ce pays , le plus
pauvre des Amériques. M. Joinet relève “ la
persécution dont sont victimes les
journalistes, les militants politiques et les
défenseurs des droits de l’homme”,
"constatant une recrudescence des exactions
discriminatoires " et " une augmentation
considérable de la violence au quotidien “.
Le juriste français va soumettre à la
Commission ce rapport qui observe que l’on
peut craindre que "demain le journaliste
critique n’ait d’autre choix en Haiti que
l’auto-censure , l’exil ou la mort" . M. Joinet
propose à la Commission de demander au
Haut Commissaire aux droits de l’homme
Sergio Vieira de Mello l’ouverture d’un bureau
à Port-au-Prince , pour aider à la promotion
des droits de l’homme et à la vérification des
mesures que doit prendre le gouvernement
gangster haitien pour lutter effectivement
contre l’impunité.
M. Joinet a séjourné du 21 au 29 septembre
2002 en Haiti, en vertu d’un mandat donné par
la Commission des Droits de l’Homme au
printemps 2002.
Texte AFP
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Gouvernement Canada Guest 
10/3/2003 09:23:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le ton monte entre les gangsters de
Port-au-Prince et Ottawa. Le ministère des
Affaires étrangères du Canada déconseille à
ses ressortissants de se rendre en Haïti. Le
Canada fait état de la persistance de
l'instabilité politique, de l'augmentation de la
criminalité et estime que les " autorités
crimineles d’Haiti ne sont pas en mesure
d'assurer la sécurité des personnes ".
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Radio Metropole Guest 
24/3/2003 11:19:58
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Lundi, 24 mars 2003 11:05
Des partisans gansters du Pouvoir Lavalas
maltraitent des paysans dans le Plateau
Central sous l'oeil complice de la police
Des membres d'Organisations Mafieuses
(OP) Lavalas ont passé à tabac des paysans
qui participaient à un congrès du Mouvement
des Paysans de Papaye (MPP), le jeudi 20
mars 2003 , dans la région de Hinche . Selon
plusieurs témoins , l'action brutale des
assasins du pouvoir s'est déroulée en
présence de la police qui fait montre de
passivité .
Le responsable du Mouvement des Paysans
de Papaye (MPP), Chavannes Jean Baptiste,
dénonce l’action des membres
d’Organisations Mafieuses (OP) Lavalas qui
se sont attaqués à des paysans participant au
Congrès à Papaye . Selon le dirigeant du
MPP, des délégués issus de différentes
régions du pays ont été malmenés par des
OP Lavalas . Chavannes Jean Baptiste invite
la communauté internationale et les
organisations de défense des droits humains
à dépêcher des enquêteurs sur le terrain face
à la répression qui sévit ,selon lui, dans le
Plateau Central .
La Coordination Nationale des Organisations
des Femmes condamne l’action des OP
Lavalas contre les paysans au Congrès du
MPP . Cette coordination se dit solidaire des
paysans et dénonce le régime criminel
Lavalas .
|
HaitiPressNetwork Guest 
28/3/2003 17:19:20
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Violence à Petit-Goâve
Posté le 28 mars 2003
Bandits lavalassiens armés, bus en flammes,
route bloquée, intervention de la police
d‘aristide, une jeune fille tuée, voici le résumé
de la situation de tension qu’ont fait régner les
gangsters de lavalas hier à Petit-Goâve.
Petit-Goâve – Une jeune femme, âgée de 21
ans, Ginette Pierre, a été tuée d’une balle à la
tête, le 27 mars passé, lors d’un affrontement
entre la police et un gang armé incontrôlable
à la solde de lavalas. D’après ce qu’a indiqué
un témoin, ces partisans armés auraient mis
feu à un bus au travers de la Route Nationale
# 2.
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Radio Metropole Guest 
04/4/2003 11:11:34
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Vendredi, 4 avril 2003 10:15
Silence sur les nouvelles : la journée du 3
avril a fait tâche d’ huile
La journée de silence sur l’information
observée ,le jeudi 3 avril 2003 , par la presse
indépendante pour protester contre les
atteintes à la liberté d’expression n’est pas
passée inaperçue .
Beaucoup d’habitants de la capitale ont été
surpris dès les premières heures du jour
avec l’absence de bulletins d’information sur
la majorité des stations de radio . Sur le
cadran, la quasi totalité des stations diffusant
des nouvelles avaient respecté l’appel lancé
par l’Association Nationale des Médias
Haitiens (ANMH) . Même des médias non
membres de l’ANMH avaient adhéré à
l’initiative . Les nombreux port-au-princiens
rencontrés par Radio Métropole ont souligné
combien l’information tant sur le plan national
qu’international ( surtout avec la guerre en Irak
) est importante pour eux . Ils ont poursuivis
qu’ils ont énormément de difficultés à
imaginer qu’un jour , ils seraient privés de
nouvelles . D’où le sentiment d’inquiétude qui
a traversé plus d’un . Ils affirment qu’ils ont eu
le “coeur soulagé “après avoir écouté le
message d’explication de l’ANMH.
Invité du journal du matin de Radio Métropole
de ce vendredi 4 avril , le président de
l’association des patrons de médias , Hérold
Jean François , directeur de Radio Ibo, a
expliqué que le mouvement du 3 avril (
coincidant avec le 3ème anniversaie de
l’assassinat du journaliste Jean Dominique ,
directeur de Radio Haiti Inter) voulait porter la
population à prendre conscience du danger
qui la menace lorsqu’elle est privée du droit à
l’information et de s’exprimer. M. Jean
François soutient que le projet de l’Exécutif de
museler la presse indépendante est réel avec
la poursuite des actes d’agression et
d’intimidation contre les membres de la
corporation par les tueurs du prédateur des
journalistes qu’est aristide. Le président de
l’ANMH a cité en exemple la bastonnade en
règle par la police d’un groupe de journalistes
devant les locaux de l’Ambassade de France ,
le 20 mars dernier. Parallèlement , le Groupe
de Réflexion et d'Action pour la Liberté de la
Presse ( GRALIP) a publié une liste d'actes
intimidations contre la presse enregistrés ces
derniers mois.
Les citoyens de la capitale semblent avoir
compris le message lancé par la presse
indépendante . Bon nombre se sont dit
solidaires des journalistes car, soulignent-ils,
la presse est le miroir de la société . aristide
est un criminel qui doit être arrêté et jugé,
affirment-ils. Ils soutiennent qu’à l’instar du
droit à la justice , celui de la liberté
d’expression est tout aussi fondamental.
Le mouvement de l’Association Nationale des
Médias Haitiens n’a pas laissé indifférentes
les stations de la province . A titre d’exemple ,
la majorité des médias du Plateau Central
avait modifié leur programmation.
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Radio Metropole Guest 
08/4/2003 11:40:02
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mardi, 8 avril 2003 11:39
Incidents meurtriers dans la deuxième ville du
pays provoqués par les gangsters d’aristide
Des violences politiques ont fait un mort, des
blessés et des dégâts matériels au
Cap-Haïtien , le dimanche 6 avril 2003 . Ces
incidents ont éclaté dans le cadre d’une
manifestation organisée par les gangsters
Lavalas dans le quartier Carénage qui est
considéré comme anti-Lavalas et
pro-démocratie.
Dans le cadre de ces violences un jeune
militant a été tué par balle. Le délégué du
département du Nord, Myrtho Julien , appelle
les autorités judiciaires à assumer leurs
responsabilités et de punir les auteurs de ces
actes de violences. M. Julien se montre
critique vis-à-vis de l’Opposition et qualifie
l’incident de provocation. Pour sa part, le
responsable de l’Initiative Citoyenne, Denis
Julien , prend le contre-pied des déclarations
faites par le délégué bandit du Nord. Pour M.
Julien, les autorités criminelles Lavalas sont
responsables de ces incidents enregistrés au
Cap-Haïtien .
Le terrain capois est âprement disputé depuis
quelque temps par le Pouvoir gangster et
l’Opposition pro-démocratie. Les
manifestations les plus importantes de
l’Opposition ont été jusqu’ici réalisées dans
la deuxième ville du pays qui est pourtant
l’objet d’importants investissements de
gangsters Lavalas en matière
d’infrastructures criminelles. Le 30 mars
dernier , une imposante manifestation
anti-Aristide a été organisée . Les partisans
du Pouvoir avaient dû donner la réplique le
lendemain .
|
Quai d’Orsay Guest 
08/4/2003 17:40:05
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La France refuse de "rembourser" Haïti
Posté le 8 avril 2003
Paris a opposé mardi une fin de non recevoir
au Président gangster haïtien qui réclame à la
France 21,7 milliards de dollars (SIC), en
remboursement d'une somme payée au 19e
siècle par l'ancienne colonie française pour la
reconnaissance de son indépendance.
Le chef bandit Aristide a fait cette demande
ridicule lundi alors que le pays marquait le
200e anniversaire de la mort de son père
fondateur, Toussaint Louverture. C'est le
mafioso Aristide qui a évalué dans des
calculs tordus le montant de la somme qu'il
réclame à la France.
"La France précise que depuis le retour du
criminel Aristide, la communauté
internationale a alloué près de deux milliards
d'euros, dont plus de 200 millions d'euros
d'aide française", a souligné mardi François
Rivasseau, porte-parole du Quai d'Orsay.
"Malheureusement, en dépit de cet
engagement massif, fort peu de résultats ont
été enregistrés en terme de développement."
"La mauvaise gouvernance du régime
corrompu du gangster aristide, la dégradation
de la sécurité liée au grave conflit politique
actuel sont les principales raisons de la
dérive sociale, économique du pays", a-t-il
ajouté.
|
haitien Guest 
08/4/2003 17:45:09
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Un mort et des blessés au Cap Haïtien lors d’un affrontement entre partisans et adversaires du Président Aristide
Posté le 7 avril 2003
Une personne a été tuée par balles et une dizaine d’autres ont été blessées par des jets de pierre dimanche au Cap Haïtien.
Une personne a été tuée par balles et une dizaine d’autres ont été blessées par des jets de pierre dimanche au Cap Haïtien, lors d’une manifestation organisée par des partisans du Président Aristide, ont annoncé des stations de radio de Port-au-Prince.
L’incident s’est produit dimanche après-midi dans le quartier de Carénage, bastion de l’opposition, lorsque des contre-manifestants ont attaqué un groupe de partisans du parti Lavalas qui scandaient des slogans en faveur du Président Jean Bertrand Aristide. Ces derniers, qui défilaient dans la zone, ont été chassés par des sympathisants de l’opposition, ont indiqué des correspondants locaux.
Des tirs ont été entendus au moment de l’affrontement qui a opposé les deux groupes. Un manifestant, Richard Sanson, proche du parti Lavalas au pouvoir, a été atteint d’un projectile. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital capois de Justinien, où les blessés ont été soignés pour des blessures légères.
Une manifestation anti-gouvernementale, organisée par l’opposition, avait réuni plusieurs milliers de personnes la semaine dernière dans la ville du Cap Haïtien. Cette marche de l’opposition s’était achevée sans incident.
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Jean Chretien Guest 
16/4/2003 11:21:08
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mercredi, 16 avril 2003 11:21
Jean Chrétien presse le chef gangster
aristide de résoudre la crise
Le premier ministre ,Jean Chrétien , a lancé,
le mardi 15 avril 2003, un appel au chef
gangster Jean Bertrand Aristide pour qu’il
mette en oeuvre les Résolutions de
l’Organisation des Etats Américains (OEA). M.
Chrétien qui a achevé une visite de trois (3)
jours en République Dominicaine invite le
chef bandit haitien à respecter les
recommandations de l’Organisation
Hémisphérique pour mettre fin à l’impasse.
M. Chrétien est préoccupé par la situation de
la population et l’impact de la crise sur la
République voisine.
La déclaration de Jean Chrétien vient prouver
que la persistance de la crise haitienne avec
comme corollaire l’augmentation de la misère
est une préoccupation sinon provoque un
malaise au sein de la communauté
internationale. En appelant le plus haut
criminel de la Narco-République à respecter
les Résolutions de l’OEA ( 806 et 822) , le
premier ministre canadien renforce la position
de son secrétaire d’Etat à la francophonie,
Denis Paradis, qui, quelques semaines
auparavant, avait souligné le caractère
préoccupant de la situation en Haiti. Et c’est
peut-être dans le même esprit que M.
Chrétien a averti que “ s’il n’y a pas plus
d’efforts faits afin de mettre en œuvre les
Résolutions de l’OEA , ce pays va s’enfoncer
encore plus profondément dans le désespoir”
. Cette declaration intervient à un moment où
dans les milieux informés, il serait question
que l’organisation régionale applique la
Charte Démocratique contre Haiti. Mis à part
la réunion de l’OEA du 23 avril prochain , le
chef de la Mission Spéciale de l’Organisation
Hémisphérique , David Lee, vient de confirmer
que la situation d’Haiti sera l’objet d’une
session spéciale avant la fin du mois en
cours.
Là où Jean Chrétien invite aussi à la réflexion,
c’est lorsqu’il souligne que la crise haitienne
exerce de la pression sur les institutions
dominicaines. A ce sujet, l’Administration
d’Hipolito Mejia ne cesse de se plaindre de
l’impact de la crise haitienne sur son pays.
Les autorités de ce pays évoquent notamment
la question de la migration et plaident en
faveur de la résolution de l’impasse politique
et d’une normalisation des relations entre
Haiti et les institutions internationales. Au
terme de sa visite de trois (3) jours à
Santo-Domingo ,le mardi 15 avril, le premier
ministre Jean Chrétien a indiqué qu’Haiti
continue d’être confronté à de très graves
difficultés en précisant que le Canada
cherche la manière d’aider ce pays et reste
décidé à jouer un rôle actif dans les efforts
fournis par l’OEA.
Faut il rappeler que le Canada ,quelques
semaines plus tôt, soit le 24 mars dernier,
avait octroyé une aide de quelque cinq cents
(500) mille dollars canadiens à la Mission
Spéciale de l’ OEA en Haiti dans le but de
faciliter son travail en vue de mettre fin à
l’impasse qui dure depuis près de trois (3)
ans. Faut il aussi souligner que le premier
ministre du Canada est le plus important
responsable étranger à s’adresser
directement au gangster Aristide après le 30
mars (délai accordé au Pouvoir par
l’International pour mettre en oeuvre les
points clés de la 822 ) pour lui demander de
respecter les Résolutions de l’OEA afin de
résoudre la crise sans faire mention du rôle à
jouer par les autres acteurs.
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Marie-Michelle Guest 
22/4/2003 12:53:13
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Une decennie dans l’abime d’aristide c’est
trop long pour un peuple qui n’en peut plus de
souffrir la dictature.
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Pere Inquiet Guest 
28/4/2003 16:58:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Je reve de mieux pour mes deux filles,
beaucoup mieux que ce regime de bandits
qui regnent par la peur et les armes, qui
detruisent le pays et nie les bases memes de
la democratie.
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Marie-Paule Guest 
01/5/2003 10:14:52
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: aristide est l’anti-these de Toussaint
Louverture. Louverture est un porteur de
l’humanite, aristide un sinistre criminel qui ne
voit que ses interets mediocres au detriment
de sa nation. Peuple Haitien, il est plus que
temps de nous debarasser de cet autre
dictateur patri-poche.
Democratie OUI - aristide NON
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JMB Guest 
02/5/2003 12:44:09
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: une decennie de chaos et de mediocrite lavalassienne c`est assez. Le Peuple haitien demande un retour a l`ordre et a la democratie. aristide doit etre arrete et juge.
Democratie OUI - aristide NON
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Marie-Joseph Guest 
06/5/2003 09:05:31
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Assez c`est assez, plus de 10 annees de regime corrompu, d`assasinats et de mediocrite, le Peuple Haitien demande le retour a l`ordre, a l`Etat de droit en Haiti.
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Maman desesperee Guest 
13/5/2003 15:03:19
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mon dieu, il faut en finir avec aristide - lavalas,
le peuple haitien n’en peu plus de vivre dans
cet abime de violence et de corruption sans
fin.
Democratie OUI - aristide NON
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SiSeNouDiSeNou Guest 
21/5/2003 10:35:47
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: aristide est un cancer pour Haiti, bay li remed
li merite.
Demokrasi WI - aristil NON
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Radio Metropole Guest 
23/5/2003 15:21:20
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Vendredi, 23 mai 2003 12:42
Nouvelles violences des gangsters d’aristide
à Cité Soleil
La violence de lavalas fait à nouveau rage
dans les quartiers de Cité Soleil avec des
affrontements entre bandes rivales qui font
des victimes dans la population civile.
Selon les déclarations faites par des riverains
, des dizaines de personnes ont été tuées à
Cité Soleil dans le cadre d’intervention des
groupes armés d’aristide dans les quartiers
"Boston" et "Bois Neuf". Dans leurs
témoignages , des jeunes de Cité Soleil
dénoncent la complicité de hauts
reponsables de la Police Nationale d’Haiti
(PNH) dans ces violences. Ils appellent le
Chef bandit Jean Bertrand Aristide à mettre fin
rapidement à ce carnage par ses tueurs
dans le plus grand bidonville du pays .
Les autorités en place ne réagissent pas face
à cette nouvelle vague de violences qui affecte
les quartiers surpeuplés de Cité Soleil et de
la Saline .
Dans un rapport publié cette semaine sur
l’augmentation de la criminalité dans la
région métopolitaine , la Commission
Nationale Justice et Paix avait attiré l’attention
des autorités sur la violence chronique qui
règne à Cité Soleil , élevée au rang de
commune il y a quelques mois . L’organisme
de l’Eglise Catholique avait fait part de ses
préoccupations face à la lattitude des chefs
de bandes armées du régime gangsters
lavalas à semer la terreur sans être inquiétés
. Dans une lettre adressée aux autorités
concernées, le 21 mai 2003, Justice et Paix
rapportait avoir compté cinquante neuf (59)
cadavres dans les rues de la zone
métropolitaine au cours des mois de mars et
d’avril 2003.
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Manno Guest 
24/5/2003 04:18:01
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Vive Anritide pou toutant gen tan
Aristide se sel espwa Ayiti
Viv TITID
VIV TID
VIV TITID VIVE TITID VIV TITID
VIV TITID
VIV TITID
VIV TITID
VIV TITID
VIV ARISTID POU TOU GEN TAN
VIV ARISTID POU TOU TOU TAN GEN TAN
VI VI TITID POU TOU TAN GEN TAN
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Pere Max Dominique Guest 
26/5/2003 12:11:50
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Lundi, 26 mai 2003 11:32
Critiques acerbes du Père Dominique à
l’endroit du Pouvoir gangster de Jean
Bertrand Aristide
Le Père Max Dominique de la Congrégation
des Pères du Saint Esprit a fait le procès du
régime criminel Lavalas lors des funérailles
du Père Antoine Adrien, le vendredi 23 mai
2003, en présence du chef bandit Jean
Bertrand Aristide .
Dans l’ homélie prononcée à l’occasion de
ces obsèques , le Père Dominique a dénoncé
notamment le système de répression mis en
place par le régime contre les opposants. Le
religieux cite notamment les Corps
Spécialisés de la Police en l’occurrence la
Swat Team et la CIMO . Toujours dans le
cadre de cette répression , le Père Dominique
a mis dans le même panier les « chimè »
(partisans zélés du Pouvoir) , les « attachés «
(hommes de main du régime militaire de
Prosper Avril /1988-1990) , les membres du
FRAPH (tortionnaires du régime militaire de
Cédras/ 1991-1994) et les « Tontons
Macoutes » (de la dictature des Duvalier /
1957-1986).
Le Père Max Dominique s’est aussi attaqué à
la corruption qui est ,selon lui, entretenue par
le régime pour se perpétuer au Pouvoir . « Un
régime absolu corrompt absolument « a
dénoncé le révérend qui a fait remarquer que
le défunt Père Antoine Adrien avait œuvré pour
la promotion de la démocratie en Haiti et non
pour l’implantation d’une dictature . En ce
sens, Le Père Max Dominique a mis en garde
contre le projet d’amendement de la
Constitution notamment l’article 134-3 qui
interdit à un citoyen de briguer trois (3) fois la
présidence.
Le directeur du Centre Œcuménique des
Droits Humains salue l’approche faite par le
Père Max Dominique dans son homélie à
l’occasion des obsèques du Père Antoine
Adrien . Selon Jean Claude Bajeux , le Père
Dominique a dit vrai car nous sommes en
présence d’un Etat corrompu qui supporte la
violence, souligne-t-il . Le responsable du
Centre Œcuménique des Droits de l’Homme
en profite pour dénoncer la violence dans le
pays . M. Bajeux pense qu’il est aujourd’hui
absolument nécessaire que des voix
autorisées se lèvent pour dénoncer la
situation à laquelle fait face aujourd’hui le
pays .
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Manno Guest 
26/5/2003 14:16:46
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: VIV TITID POU TOU TAN GEN TAN
VIV TITID POU TOU TAN GEN TAN
VIV TITID POU TOU TAN GEN TAN
VIV TITID POU TOU TAN GEN TAN
VIV TITID POU TOU TAN GEN TAN
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Pyerro Guest 
26/5/2003 15:41:07
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Gade pou we ki jan patisan gangster aristide
yo anti-demokratik, sa yo vle se kraze lot
nanchon ayisienn nan. Se pou nou dechouke
rejimm atoufè lavalas ak 30,000 chimè
Demokrasi WI - aristil NON
|
Radio Metropole Guest 
28/5/2003 12:00:13
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mercredi, 28 mai 2003 11:50
Le secteur des affaires continue de réclamer
la fin de l’anarchie et de l’insécurité
Le secteur privé croit que ses revendications
ne sont toujours pas satisfaites, quatre (4)
ans après la dispersion brutale du
rassemblement des hommes d’affaires
contre l’insécurité au Champ de Mars à
Port-au-Prince, le 28 mai 1999.
Le président de la Chambre
Haitiano-Américaine de Commerce et
d’Industrie (HAMCHAM), Philippe Armand,
croit qu’il est urgent que les différents
secteurs de la nation fassent pression sur les
décideurs pour permettre à Haiti de suivre le
courant international de la modernité. Le
responsable de la HAMCHAM déplore le fait
que le pays n’arrive toujours pas a répondre
aux attentes exprimées à travers le
mouvement de 99 en vue du développement
économique.
Pour sa part, la présidente de l’Association
des Industries d’Haiti (ADIH) , Marie Claude
Bayard, déplore le fait que l’ex-numéro 1 de la
Chambre de Commerce Olivier Nadal soit
encore en exil quatre (4) ans après le « grand
mouvement » de 1999. Mme Bayard soutient
que les attentes du secteur des affaires n’ont
toujours pas été comblées. La présidente de
l’ADIH croit que le secteur des affaires doit
jouer sa partition sur le plan politique afin
d’influencer positivement l’action des
décideurs .
Le 28 mai 1999, à l’appel de la Chambre de
Commerce, alors présidée par Olivier Nadal ,
bon nombre de citoyens s’étaient rassemblés
au Champ de Mars pour dénoncer l’anarchie
et l’insécurité . Cette manifestation a été
dispersée à coups de pierre et jets d’urine par
les membres d’Organisations Populaires
(OP) Lavalas sous l’oeil passif de la Police
Nationale d’Haiti (PNH).
|
Marjorie Guest 
30/5/2003 16:48:32
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Quelle honte ce gouvernement bandit - quel
malfaiteur que cet aristide. J’ai ete a la base
du mouvement initial en 1990 et je regrette
amèrement.
Aba aristide
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Evian Guest 
02/6/2003 20:31:26
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Lundi, 2 juin 2003 17:01
Restitution de la dette de l‚Indépendance :
Jacques Chirac exprime son désaccord avec
la démarche du Pouvoir criminel Lavalas
Le président français , Jacques Chirac, rejette
la demande du gouvernement bandit haitien
de restitution de plus de 21 milliards de
dollars américains en compensation de la
dette de l‚Indépendance.
Répondant à une question du correspondant
de Radio Métropole à Genève, Jean Edouard
Rigaud, à l‚occasion d‚une conférence de
presse en marge du Sommet du G-8 à Evian
(France) , ce lundi 2 juin 2003 , M. Chirac a
invité les autorités haitiennes actuelles à se
pencher de préférence sur la nature de leur
gouvernement gangster.
Le 7 avril dernier, à l‚occasion du bicentenaire
de la mort de Toussaint Louverture , le chef
bandit Jean Bertrand Aristide avait réclamé de
la France plus de 21 milliards de dollars
américains en réparation de la dette de
l‚Indépendance payée par le gouvernement
de Jean Pierre Boyer en 1825. Le 8 avril , le
Quai D‚Orsay avait rejeté cette demande en
soutenant que les autorités Lavalas n‚avaient
aucune légitimité. Entre-temps, le
gouvernement mafioso haitien avait annoncé
qu‚il avait officiellement déposé le dossier
auprès des autorités françaises .
Voici l‚intégralité de la réponse du président
Chirac à notre correspondant Jean Edouard
Rigaud ce lundi 2 juin 2003 . " J‚ai la plus
grande sympathie pour le pays et pour sa
population . Et, nous avons de surcroît , une
coopération importante et nous apportons à
Haiti une aide non négligeable. Avant
d‚évoquer des contentieux de cette nature, je
ne saurais trop conseiller aux autorités
gangsters haitiennes d‚être très vigilantes sur
, je dirais , la nature de leurs actions et de leur
régime ".
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Sans Malice Guest 
03/6/2003 07:16:41
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Hier soir dans un debat televise sur la situation chaotique de l'Iraq apres la guerre le Major General Nash a emis cette opinion:"When you demobilize an Army ,and you don't have a work program to employ the soldiers you create trouble."
Si nous contrastons cette opinion avec celle du General Lherisson FADH nous comprndrions la racine de l'insecurite en Haiti.J'ai dit sur ce site que la demobilization de l'Armee fut une erreur;Les conseillers de Mr Aristide devraient lui avertir dudanger qu'il causerait au pays par un tel acte qui est inconstitutionnel.
Maintenant comment epargner au pays la guerre civile?Si le gouvernement a indemnise les politiciens on devrait pouvoir restituer aux soldats leurs epargnes et leur payer leurs pensions."Nan chimen jennen tout bet mode'."Le Gouvernement devrait accorder une priorite a ce probleme ;sinon la paix sera longtemps pertubee.
Les militaires aussi ont interet a negocier une solution.Ils doivent se rappeler la fin des escarmouches du General Cantave dans les mornes de Thiotte.
On a compare le Dr Duvalier a Jean Bertrand Aristide;jepense que le premier fut plus habile.Quand il fut confronte a l'affaire Cantave ,Duvalier dans un premier temps occasionna des troubles sur la frontiere en armant des exiles dominicains;Malgre la defaite de cette initiative ;il emplya une autre tactique;il depecha un de ses hommes de confiance aupres du Commandant Militaire Dominicain de la frontiere et un matin les hommes du General Cantave se reveillerent au creptement des mitrailleuses de l'Armee haitienne;Ils perirent tous sans aucun bruit de la part des dominicains.Fils d'une meme patrie,entendez-vous ;ne vous laissez pas manipuler par vos ennemis.
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Marjorie Guest 
03/6/2003 14:01:05
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: aristide devrait porter serieusement attention
a l’avertissement du president de la
Republique de France, M. Jacques Chirac: le
regime mafieux d’aristide ne sera plus tolere.
aristide est rejette comme un mediocre petit
gangster vereux
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Vanessa Guest 
04/6/2003 11:57:20
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: le bandit aristide est tres mal place pour venir
faire la lecon au President de la France, M.
Jacques Chirac. Il est temps que l’on mette fin
au desastre lavalassien.
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Haitien Guest 
04/6/2003 14:11:39
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Des agents de la Swat-Team, ont procédé à l’arrestation de cinq (5) individus à Belladère dans la nuit du dimanche 1er juin 2003. Parmi ces appréhendés, figurent deux anciens militaires, un Haïtien et un dominicain. Le directeur a.i de la PNH, M. Jean-Claude Jean-Baptiste a expliqué que ces individus font partie d’un groupe armé, impliqué dans diverses attaques lancées pendant ces derniers mois dans le Plateau Central, et particulière-ment la tentative de sabotage de la Centrale hydro-électrique de Péligre.
Le haut responsable de l’institu-tion policière, a souligné que ces prévenus sont à la solde d’un dénommé Hector, dont le propre est de stupéfier la population du Plateau-Central et de commettre des actes terroristes pour désta-biliser l’État.
« Ces individus proviennent de la zone de Belladère. Comme nous le savons, depuis quelque temps cette région est à la une de l’actualité. Il y a eu beaucoup de dégâts, et la population s’in-terroge. Je leur ai dit que nous travaillons. C’est un travail délicat, qui exige la patience. Nous avons une équipe de la PNH déployée depuis un certain temps, qui s’attèle à une tâche très difficile. Il nous faut remon-ter le fil des informations. C’est ce qui a permis de capturer ces individus. Vous voyez ces équi-pements, nous les avons retrou-vés à leur base. C’est un front de guérilla qu’ils ont ouvert. Ils ne se contentent que de brefs affrontements, sortes d’escar-mouches pour se perdre dans la nature. Ils sont toujours pour-suivis. Le travail s’annonce long, mais la police est patiente. Elle compte beaucoup sur la participation de la population de Belladère, qui en a marre de cette situation engendrée par ces individus. La police espère que par sa persévérance, elle arrivera à faire régner la paix et la sécurité dans la région », a affirmé M. Jean-Baptiste. Le directeur a.i de la PNH, a poursuivi en avouant que les armes et munitions saisies par la Swat-Team, ont été retrouvées à une base que possèdent les bandits. Il a aussi informé que l’attaque contre la Centrale Hydro-élec-trique de Péligre, était planifiée à partir de cet endroit.
Vêtus d’un maillot vert, frappé de l’initiale FPC (Force de Protection Citoyenne), ces cinq (5) bandits, ont comme d’habitude clamé leur innocence. Cependant, M. Jean-Baptiste a établi des liens avec leur chef Hector. Selon le directeur a.i de la PNH, le Domi-nicain Peréz Rosario Diomis, a avoué avoir vidéographié le groupe pour le compte d’Hector. Il a aussi selon M. Jean-Baptiste, expliqué à sa façon comment l’attaque contre Péligre s’était déroulée.
Le Dominicain Peréz Rosario Diomis, tout en essayant maladroi-tement de se disculper, reconnaît que le nommé Hector a participé à la planification et l’exécution de l’attaque contre la Centrale de Péligre. Il a expliqué avoir vu Hector le soir du sabotage de l’instal-lation hydro-électrique.
Par ailleurs, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2003, des bandits appartenant à cette même lame san manman, ont incendié trois bullodozers de la Compagnie Nationale d’Équipements (CNE). Des pertes de l’ordre de 500.000 dollars américains ont été enregistrées. D’après une source requerrant l’anonymat. «Ces attaques visent à déstabiliser le pays, pour saboter les efforts du gouvernement de la République de célébrer dignement le bicen-tenaire de l’indépendance d’Ha-ïti ».
En effet, le matériel incendié était affecté à la reconstruction du tronçon de route reliant Saint-Marc à Gonaïves.
Le Ministre des Travaux Publics Transports et Communications (TPTC), l’ingénieur Harry Clinton a déploré la destruction de ce matériel si précieux pour le pays. « Il s’agit d’un coup dur pour le pays en proie a de sérieuses difficultés économiques ».
A son avis, ce sont les forces rétrogrades qui ont fait ce coup. Pour le Ministre, cet acte est similaire à celui perpétré contre la Centrale de Péligre le mois dernier. Néanmoins, M. Clinton ne s’est pas laissé aller au découragement, il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’achever ces travaux avant la grande célébration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2004.
D’un coût de 350 millions de gourdes, le tronçon de route reliant Saint-Marc aux Gonaïves, est fondamentale dans la circulation des biens et personnes pour les régions du Nord, du Nord-Ouest, l’Artibonite et l’Ouest du pays.
Ces violences tous azimuts qui s’abattent sur la pays, témoignent du désespoir d’une opposition privée des capacités légales et constitutionnelles à mener un juste et digne combat.
C’est le propre de toutes les forces rétrogrades de détruire leur pays et leurs concitoyens, quand elles s’égarent s’écartant de toute légitimité, de toute constitu-tionnalité et de toute popularité.
Comment expliquer cette folie de tout détruire, dans un pays qui se débat pour joindre les deux bouts ?
Existe-il un terrorisme qu’on doit combattre et un autre qu’on droit tolérer et protéger même ?
Jusqu’où ira donc cette opposition pour s’emparer du pouvoir ?
Se résoudra-t-elle à assassiner ses frères et sœurs, son père, sa mère pour s’accaparer du pouvoir ?
Quel peuple haïtien accepterait aujourd’hui d’être gouverné par des assassins de l’espoir ?
A la veille de la grande commé-moration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2004, les forces des ténèbres s’agitent. Elles s’inscrivent en faux contre toutes initiatives de valorisation, de revalorisation de cette belle page épique, qu’est 1804.
Pourtant la grande majorité veut y aller. Elle veut se ressourcer à cette belle totalité qui a valu l’émergence de la Première République Nègre du monde. Cette belle majorité animée de l’espérance des lendemains meilleurs, jamais ne se laissera aller au découragement. Elle veut refaire le chemin de la veille, pour mieux s’identifier et s’affirmer en tant qu’être historique, acteur, sujet de son histoire.
Cette une honte et une malé-diction pour tous ceux-là qui au lieu de travailler à l’ombre du drapeau des Pères fondateurs de la patrie, préfèrent aujourd’hui utiliser la violence pour détruire Haïti.
C’est la négativité de la négativité, le nihilisme du nihilisme. Cette Violence aveugle est le produit de la violence colonio-esclavagiste, qui a plongé des millions d’êtres humains dans l’existence la plus abjecte, la plus méprisable pendant plusieurs siècles.
Aujourd’hui, le peuple haïtien, malgré les dures conditions imposées par ceux qui lui ont toujours volé sa liberté et son humanité, est décidé à poursuivre dans la voie de la libération et de l’humanisation. Le terrorisme des enragés du pouvoir, ne peuvent nullement détourner son attention, ni le contraindre à la sou-mission.
Néanmoins les autorités poli-tiques, policières et judiciaires doivent prendre toutes les me-sures légales et constitu-tionnelles afin de protéger le pays, la population et les institutions nationales. La loi doit sévir contre tous ceux, qui pensent qu’ils peuvent détruire le pays de tous les Haïtiens. L’État de droit doit être pour nous, la seule boussole qui puisse nous conduire vers la grande transformation d’Haïti. Hors de l’Etat de droit, c’est le néant. Le néant, c’est la violence, c’est l’option-zéro. Le peuple haïtien a fait option pour l’Etat de droit et non pour l’option zéro.
|
Pyerro Guest 
04/6/2003 14:19:53
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Votre haut responsable de l’institution
policière, Jean-Claude Jean-Baptiste est un
des meurtriers du Pasteur Silvio Claude,
figure importante de l’opposition politique en
Haiti... La Communaute Internationale rejette
sa nomination a la PNH comme criminel au
service du regime gangsters d’aristide.
|
Vanessa Guest 
05/6/2003 14:19:41
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Pyerro, ne fait pas attention a ces gens, ils
soutiennent un regime criminel comme ils
l’ont toujours fait dans le passe - lavalas est
un systeme pourri que tu ne pourras
changer... aristide sera dechouke comme il a
dechouke les autres... son tour arrive
|
Serge Pierre-Louis Guest 
08/6/2003 18:16:23
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Trou de mémoire lavalassien ?
L‚une des rares fois que je m‚inflige la peine
de
feuilleter le chiffon gouvernemental : ce
samedi 5
avril. La dernière fois, j‚avais découvert une
liste
de noms dans une pétition gouvernementale
pro-élections avec des noms, un tas de fois
répétés et
de quelques faux noms. Il y avait même celui
de
Rosemond Jean qui, à ce moment, fut encore
illégalement incarcéré (pour avoir pris
résolument la
défense des sociétaires de coopératives
victimes de la
gloutonnerie des chefs des sociétés
coopératives et
des chefs de facto du pays, principalement
Jean-
Bertrand Aristide). En Haïti aujourd‚hui, on dit :
Même le mal, ils le font mal.
Cette fois, j‚ai voulu voir qu‚est-ce qu‚ils
veulent
dire, qu‚est-ce qu‚ils peuvent dire avec le titre :
L‚OEA, pourrait-elle être dupe de l‚opposition
?
Naturellement, je suis tombé sur un long
charabia que
je ne vais pas vous imposer. Sauf ce
paragraphe de
rêve : " A la lumière de cette vérité, quelle doit
être la position de l'OEA ? Si l'organisation
hémisphérique se veut d'être impartiale. Si
elle veut,
effectivement aider Haïti à poursuivre son
processus
démocratique, en vitalisant (sic) les
institutions
dans le but de finaliser la Résolution 822, elle
doit
reconnaître que les efforts du gouvernement
se
heurtent aux dénigrements de l'opposition, à
son
mépris, témoignes (sic) de son irascibilité."
De quelle OEA, parlent-ils ? S'il s'agit de cette
même
OEA qui était en Haïti le 21 mai 2000 Alors,
rappelons pour mémoire :
a) L'OEA, par le truchement de ses
observateurs, avait
produit ses propres contestations.
b) L'OEA recommandait avant toute autre
chose de
mettre de l'ordre dans le premier tour.
c) Le pouvoir (ce même pouvoir avec ses
pétitions
pro-élections trois (3) ans plus tard) refusait
toute
considération.
d) Le pouvoir inscrivait partout des graffitis
s'en
prenant à Orlando Marville, principal
observateur
délégué par l'OEA.
e) L'OEA refusait d'envoyer ses observateurs
au
deuxième tour.
f) Le pouvoir s'en est foutu royalement et a
organisé
''son'' deuxième tour.
g) Le pouvoir a annoncé pour 26 novembre
une élection
présidentielle.
h) L'OEA laissa entendre qu'elle n'envoyait
pas
d'observateurs à cette élection présidentielle
de
candidat unique et de parti unique.
i) L'OEA et le reste de la communauté
internationale
firent savoir que les sanctions allaient être
imposées.
j) Le pouvoir s'est officiellement foutu des
sanctions
annoncées.
k) La présidentielle de candidat unique a eu
lieu
comme annoncée.
l) Aristide chuchota qu'une fois revenu
physiquement
au Palais national tout le monde allait manger
dans
ses mains.
Peut-être qu'après trois ans, le pouvoir de
facto
pense qu'il n'y a plus de contentieux avec
l'OEA.
C'est ce qu'on devrait appeler la prescription
pour
toute exaction électorale après trois ans.
Qu'importe
le genre d‚exactions : Interventions de
policiers en
faveur du parti ; résultats préfabriqués ;
bourrages
d'urnes ; vols d'urnes etc. Radio-Canada
disait en ce
soir du 21 mai 2000 : En Haïti, les bulletins de
vote
se ramassent à la pelle.
Peut-être que quelque part, les tenants du
pouvoir
délétère et décrié ont raison, car l'OEA ne
s'est
jamais vraiment comportée comme institution
crédible
capable d'être sérieuse dans un tel
contentieux.
Gérard Gourgues, très tôt, avait vu juste : Ces
messieurs de l‚OEA s'intéressent à leurs
billets
d'avion ad libitum, à leur séjour luxueux à
Montana et
autres privilèges Je pense que c'est
dommage que les
autres entourant Gourgues ne l'aient pas
compris à
temps. Je pense que les hommes politiques
avaient à
expliquer clairement à la nation que ces
messieurs de
l'OEA se foutent du peuple haïtien comme
d‚une guigne,
et que l'affreuse misère du peuple, la
dégradation
continue de la qualité de la vie, la mauvaise
gouvernance d'un petit groupe de malfrats ne
peuvent
être résolues que par les Haïtiens conscients.
Mais,
dans le fond, ceci est une autre histoire.
Serge PIERRE-LOUIS 02-04-03 (exclusif pour
le journal
Renaissance)
|
Vanessa Guest 
09/6/2003 17:32:22
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Merci M. Pierre Louis pour cet excellent texte
qui nous permet de voir a quel point les
bandits d’aristide sont de mauvaise foi et
agissent en vagabonds.
|
Radio Metropole Guest 
10/6/2003 11:59:46
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mardi, 10 juin 2003 11:14
Le régime gangsters lavalas ne partage pas
le point de vue exprimé par le secrétaire d’Etat
américain. L’Opposition est d’un avis
contraire
Le régime criminel Lavalas qualifie de
foutaise les déclarations faites au Chili par le
secrétaire d’Etat américain, Collin Powell, sur
Haiti à l’Assemblée Générale de l’OEA, le
lundi 9 juin 2003.
Dans une interview accordée à Radio
Métropole , le même jour, la ministre du
mensonge et de la communication , Lilas
Desquiron, estime que Collin Powell cherche
à influencer les autres Etats membres sur la
formule à mettre en œuvre pour sortir le pays
de l’impasse lavalas . Mme Desquiron
déclare reconnaître la puissance des
Etats-Unis dans le monde et soutient qu’il
s’agit d’une attitude arbitraire de la part du
chef de la diplomatie américaine . La ministre
affirme que le régime de gangster d’aristide
devra répondre en posant des actes concrets
pour étouffer l’opposition et contourner les
engagements pris dans la Résolution 822.
Les gangs seront mis à contribution pour
mettre l’OEA devant le fait accomplis.
Dans la lignée, le représentant national a.i. de
Fanmi Mafia Lavalas , Jonas Petit, a accusé
l’Opposition et la Société Civile de ne pas
tenir leurs promesses . Invité du journal du
matin de Radio Métropole de ce mardi 10 juin
, M. Petit s’explique mal les propos de M.
Powell alors que , selon lui, les gangs doivent
imposer les vues du pouvoir bandit d’aristide .
Pour sa part, La Convergence Démocratique
juge positive la déclaration du secrétaire
d’Etat américain Collin Powell sur le dossier
de la crise politique en Haiti. Les dirigeants
de l’Opposition invitent le régime mafieux
Lavalas à éviter de faire fi de la position
américaine en favorisant le déblocage de la
crise politique . Intervenant sur Radio
Métropole , le lundi 9 juin , l’un des
porte-parole de la Convergence , Micha
Gaillard, s'est réjoui du fait que Washington
pointe clairement du doigt le régime criminel
Lavalas en ce qui a trait au blocage actuel .
|
Vanessa Guest 
11/6/2003 14:16:19
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: aristide et ses sbires pruvent bien ne pas
prendre au serieux l’avertissement des
Etats-Unis a leur egard - il font face a un
ultimatum qui les mettra devant la dure realite
d’etre un regime de bandit au ban de la
communaute internationale en septembre
prochain.
aristide en prison !
|
Radio Metropole Guest 
16/6/2003 10:40:49
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Lundi, 16 juin 2003 10:49
La mère de 3 enfants assassinés se réfugie,
avec sa famille, à l'étranger
Viola Robert, mère de trois (3) enfants
assassinés en décembre 2002 à Carrefour (
Port-au-Prince), a laissé le pays le vendredi
13 juin 2003 , pour les États-Unis, en
compagnie de huit (8) autres membres de sa
famille, indique l’Agence Alter Presse .
L’Agence révèle que la famille était
constamment l’objet de menaces depuis
l’assassinat dans la nuit du 7 au 8 décembre
2002, d’Angelo Philippe, 22 ans , Andy
Philippe, 20 ans, et de Vladimir Sanon , 21
ans. Ces jeunes avaient été enlevés et leurs
corps ont été retrouvés criblés de balles à la
morgue de l'Hôpital de l’Université d’Etat
d’Haiti (HUEH).
Alter Presse rappelle qu’ un rapport de police
rendu public par la Coalition Nationale pour
les Droits des Haitiens (NCHR) avait, dans
les jours suivants, déterminé l'implication de
plusieurs policiers dans ce crime. Interrogée
par AlterPresse avant son départ du pays,
Viola Robert a fait savoir qu'elle et les
membres de sa famille étaient sérieusement
menacés depuis l'assassinat de ses 3
enfants. Elle a dû, depuis lors, se mettre à
couvert, alors que la famille était
systématiquement poursuivie par des
hommes armés, a-t-elle confié à l’ agence de
presse . Parmi les personnes accompagnant
Viola Robert, figurent son mari, Antoine
Philippe, leurs cinq (5) enfants et un (1)
petit-fils.
Les démarches ont abouti grâce à
l’intervention du sénateur démocrate
américain de l’Etat du Massachussets ,
Edouard Kennedy , révèle Yolène Gilles de la
NCHR au micro de Radio Métropole . Mme
Gilles a indiqué que l’influent parlementaire a
été touché par ce cas et a mis tout son poids
pour permettre à Viola Robert et à sa famille
d’obtenir l’asile politique aux Etats-Unis .
La Police Nationale n’a toujours pas fait le
jour sur ce crime crapuleux .
|
Vanessa Guest 
17/6/2003 22:40:22
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: HAITI EST DIRIGEE
PAR UN REGIME DE TERREUR
Mesdames, Messieurs, a vous tous les
pourfendeurs de ce regime de bandits à la
solde du dictateur aristide, vous les jafrikayiti
qui lisez et écrivez sous d’autres formes, vous
les macoutes du régime gangsters de
lavalas, pensez a cette mère qui n’a d’autre
choix que de prendre l’exil pour fuir l’Etat
terroriste mis en place par aristide:
Mardi, 17 juin 2003 11:17
Emotion au sein de l’Opposition et des
militants des Droits Humains après le départ
en exil de Viola Robert et de sa famille.
La mère qui a eu trois (3) fils assassinés par
des policiers en décembre 2002 a dû quitter
le pays pour fuir les menaces, le vendredi 13
juin 2003 . L’Opposition estime que les
démarches entreprises par le sénateur
démocrate américain , Edward Kennedy, en
faveur de la famille sont la preuve du constat
par la classe politique américaine qu’Haiti est
dirigée par un régime de terreur .
Dans les rangs de l’Opposition et des
organisations de défense des droits de
l’homme, l’affaire Viola Robert continue de
susciter l’indignation. « Viola Robert et sa
famille ont quitté Haïti pour enfin sortir de la
clandestinité et respirer le vent de la liberté »,
écrit la Coalition Nationale pour les Droits des
Haïtiens (NCHR) qui avait révélé le crime au
public.
A l’origine de la longue tourmente de Viola
Robert qui lui coûte l’exil, le triple assassinat
de ses fils , Andy Philippe, Vladimir Sanon et
Angelo Philippe. En guise de justice pour ses
fils crapuleusement assassinés, Viola Robert
faisait l’objet de persécutions incessantes.
On dirait que les assassins de ses enfants,
circulant en toute impunité, la suivaient dans
ses moindres déplacements. Une véritable
vie de maquisards passant d’une maison à
une autre pour échapper aux menaces de
plus en plus précises qui pèsent sur les
membres de sa famille. D’ailleurs, certains
policiers soupçonnés d’implication dans
l’assassinat ont été l’objet de promotion,
affirme la NCHR.
« Le départ pour l’exil de Viola Robert et les
membres de sa famille témoigne du mauvais
état de santé de la justice en Haïti ou encore
traduit le degré de l’impunité dans le pays»,
s’indigne le leader de la Convergence
(Opposition), Evans Paul. Pour quitter le pays,
Viola Robert et famille ont bénéficié du
soutien du sénateur démocrate américain
Edward Kennedy. Selon la NCHR , Edward
Kennedy a entrepris les démarches après
avoir été profondément touché par ce que
l’organisation appelle le carnage de
Carrefour. Mais pour Evans Paul, l’appui de
Edward Kennedy prouve que sur la question
haïtienne démocrates et républicains
s’entendent finalement.
Le 8 décembre 2002 , Andy Philippe (20 ans) ,
Vladimir Sanon (21 ans) et Angelo Philippe
(22 ans) tous les trois, fils de Viola Robert ont
été portés disparus puis retrouvés à la
morgue de l’Hôpital Général de
Port-au-Prince criblés de balles après avoir
été abattus à Cité Militaire. Depuis, la famille
est soumise à des persécutions
grandissantes.
En dépit de la conclusion d’un rapport
d’enquête de police en date du 20 décembre
2002, dévoilé par la NCHR, impliquant au
moins trois (3) agents de la PNH dans les
évènements du 8 décembre, la police n’a
toujours pas fait le jour sur cette macabre
affaire.
|
Gina Pierre Guest 
18/6/2003 13:25:48
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Vanessa, il est temps que la Communaute
internationale mette fin au regime terroriste
d’aristide. Moi, l’histoire de cette mere qui a vu
ses trois fils assasinés les gangsters
d’aristide devoir prendre l’exil ca me revolte !
Nous sommes en plein film d’horreur en
Haiti.
HONTE a aristide
|
Joel Guest 
18/6/2003 14:26:48
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Je ne comprends pas Vanessa.
Vous dites que Jafrikayiti écrit sur ce forum,utilisant d'autres vocables.
Jafrikayiti est il censuré?
Ce serait malheureux ,si c'était le cas.
Jafrikayiti,est très articulé et j'espère que ce forum apprécie la diversité des opinions.
|
Pyerro Guest 
18/6/2003 14:42:38
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Joel - ou tout autre Jafricain qui se cache
derriere le peudo de Joel - Vanessa denonce
un regime de terreur - des voyous qui
avilissent Haiti et nient toute forme d’Etat de
droit.
Vous semblez bien insensible a ces milliers
d’Haitiens qui doivent prendre l’exil pour fuir
lavalas, vous semblez bien indifferent a ces
meres, telles que Viola Robert dont les 3 fils
ont ete assasinés par les sbires d’aristide?
Vanessa denonce un regime que 8 millions
d’haitiens ne veulent plus souffrir, un regime
qui usurpe la democratie.
|
An observer Guest 
18/6/2003 14:54:15
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Pyerro, les lavalassiens veulent que l’on
respecte la diversite de leurs opinions, mais
ils assasinent tous ceux qui s’opposent a leur
sombres desseins. Respecter la parole du
grand dictateur aristide et de ses gangsters
ou sinon vous serez reduit au silence !
Vanessa derange les suppôts d‘aristide
quand elle denonce le fait que cette
malheureuse Viola Robert soit obliger de fuir
sous les menaces des lavalassiens parce
qu’elle veut obtenir justice pour ses 3 fils
assasinés par les tueurs de lavalas.
|
Mamy Guest 
18/6/2003 14:56:54
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: jafrikayiti est un serviteur d’aristide basé à
Ottawa - Canada - pour ceux et celles qui
l’ignore encore...
|
Vanessa Guest 
18/6/2003 15:18:21
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: les lavalassiens ne respectent tout
simplement rien, ni Haiti, ni la vie humaine.
Voila que certains s’offusquent a mots
couverts que je denonce l’exil de Viola Robert
qui fuit la terreur du regime mafieux d’aristide
apres avoir vu ses trois fils assasines par les
gangsters du pouvoir.
HONTE a aristide
|
HaitiPressNetwork Guest 
24/6/2003 10:19:15
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le torchon de la crise des coopératives
haïtiennes n’a jamais été éteint. En dépit
d’une accalmie apparente, les tractations
persistaient en sourdine, selon David Chéry,
propriétaire de la plus généreuse de ces
institutions financières.
Affaiblie par une longue et interminable crise
post-électorale, l’économie haïtienne a été
particulièrement ébranlée, début 2002, avec la
vague de dépôts de bilan des coopératives
d’épargne, qui a laissé un trou estimé à plus
de 250 millions de dollars.
Le scandale des coopératives, promues à
l’origine par le chef de l’Etat à travers une
campagne alpha-économique, allait prendre
une tournure plus politique avec l’arrestation
de David Chéry, le 6 septembre 2002, et celle,
une quinzaine de jours plus tard, du très
médiatique chef de file des sociétaires lésés.
Rosemond Jean, libéré depuis, était accusé
de posséder des grenades à fragmentation et
des armes lourdes chez lui.
Placé officiellement en résidence surveillée,
comme l’a encore rappelé, mardi 17 juin, le
porte-parole du gouvernement Mario Dupuy,
M. Chéry de la coopérative Cœurs-unis a
révélé avoir échappé à la surveillance de la
police et s’être mis à couvert. M. Chéry, qui dit
craindre pour sa vie, invite les autorités
haïtiennes à assurer sa sécurité, celle de ses
proches et de ses employés.
Par ailleurs, le jeune investisseur, 30 ans, a
déballé ses quatre secrets gravés sur une
bande magnétique, diffusée depuis mardi 17
juin par plusieurs stations de radio de la
capitale. Toute l’histoire, depuis l’arrestation
du président directeur général de Cœurs-unis
jusqu’à sa mise à couvert la semaine
dernière, ne serait qu’une mise en scène
interprétée, bon gré mal gré, par le financier et
ses intimidateurs officiels.
Primo : M. Chéry révèle qu’il séjournait dans
un hôtel, au Cap-Haïtien, département du
Nord, lorsqu'il a été prétendument arrêté, à la
frontière haïtiano-dominicaine, 72 kilomètres
de la deuxième ville du pays, en train de fuir
vers la république voisine. Faisabilité : « les
policiers m'ont emmené à la frontière pour
faire leur montage », explique-t-il avant de
poursuivre qu’il a été contraint, depuis son
incarcération au Pénitencier national, d'agir
sous la dictée des autorités.
Secundo : Rançonné par des officiels, dont il
tait les noms, obligé de payer US $30’000
pour la libération de ses parents, arrêtés
également en septembre 2002, et US $80'000
pour la sienne, deux mois plus tard, David
Chéry affirme avoir subi de la part du pouvoir
des pressions pour ne pas rembourser les
sociétaires de la coopérative qu’il dirigeait.
Tercio : il souligne que ses péripéties ont
véritablement commencé avec la diffusion
d’un spot publicitaire de Cœurs-Unis,
auto-proclamée l’espoir d’une nation. La
publicité faisait non seulement la promotion
de l’institution, elle mentionnait également
que seul un patriote peut accomplir autant de
belles réalisations à travers le pays.
Au total, le jeune argentier, dont la coopérative
offrait des intérêts allant jusqu’à 12 %, a
dévoilé les dessous des négociations
engagées entre l’Etat haïtien et les
propriétaires de coopérative pour tenter
d’étouffer une crise qui a frappé une bonne
partie de la population et l’économie du pays
l’année dernière.
Le lundi 16 juin, la veille même de la première
diffusion des révélations de David Chéry, une
cinquantaine de sociétaires, membres, pour
l’essentiel, de l’Association nationale des
femmes victimes des coopératives, avait reçu
40 % du montant restant de leur dépôt dans
les institutions en faillite. Ce remboursement,
conduit par le Conseil national des
coopératives, a été soigneusement présenté
à la presse. Il concerne, selon M. Henriot
Pétiote, responsable du CNC, le processus
global de remboursement de déposants. Une
démarche que conteste Rosemond Jean le
très médiatique chef de file des sociétaires
lésés.
« Nous sommes tous les deux à bord du
même bateau », indique David Chéry faisant
allusion à Rosemond Jean dont il dit
comprendre la lutte. Il note pour les
sociétaires qu'il est important qu'il demeure
en vie, pour éventuellement un jour leur
rembourser leurs avoirs placés dans son
institution.
|
Syfia Guest 
25/6/2003 12:04:37
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Haïti : retour amer dans l'amère patrie
Source : Syfia, 21 juin 2003
(Haïti) Chaque mois, des milliers d'Haïtiens
s'embarquent illégalement sur de vieux
bateaux pour échapper à la misère du régime
de gangsters d’aristide. Certains atteignent la
Floride ou les Bahamas, d'autres sont
dévorés par les requins. La plupart sont
refoulés dans leur amère patrie. La mine
défaite, ils sont aujourd'hui une bonne
centaine d'exilés clandestins alignés sur le
débarcadère de la base navale Amiral Killick,
à Port-au-Prince. Sans bagages, sinon un sac
en plastique ou un drap qui leur a été remis
par les garde-côtes américains, ils ont
manifestement envie de hurler de rage en
foulant à nouveau le sol de leur mère patrie
hanté par les chimères lavalassiennes.
Leur rêve d'une vie meilleure vient de couler
en flammes au fond de la mer des Antilles et
ils se retrouvent, absolument sans
ressources, au coeur de la capitale antillaise
de la misère. Ils sont des milliers d'hommes,
femmes et même enfants... à faire ainsi
chaque mois, au bout du même débarcadère,
ce déprimant constat.
Gamin d'à peine dix ans, William Godner est
le benjamin de cette fournée de paysans
originaires des côtes septentrionales d'Haïti
et que les garde-côtes américains ont
intercepté en haute mer. Le maillot défraîchi
qui lui tombe jusqu'aux genoux cache mal son
corps émacié. « J'ai fait le voyage avec mon
grand-père », marmonne-t-il, me montrant du
doigt un vieillard longiligne recroquevillé dans
un coin où il ressasse ses espoirs déçus
avec d'autres compagnons de misère.
« Les garde-côtes ont tout saboté », dit l'un
d'eux, qui refuse de s'identifier. Il raconte avoir
fait le voyage par hasard. « De passage chez
des parents dans le Nord, je suis allé à la
plage avec des amis et, coïncidence, un
bateau embarquait pour les Bahamas »,
explique-t-il comme si c'était la chose la plus
naturelle du monde. Il a maintenant hâte de
rentrer chez lui pour rassurer ses parents.
Les Bahamas ou la Floride
William, lui, raconte qu'avant son départ de
Borgne, un patelin sans électricité ni eau
courante, il « allait à l'école et vivait avec ses
parents ». Ses compagnons interviennent : «
Laisse le petit se reposer : il n'a plus toutes
ses forces ». L'un d'entre eux exhibe, comme
s'il s'agissait d'une pièce à conviction, un
reste de repas servi sur le navire américain.
Du riz aux gros pois rouges. « Les
garde-côtes nous ont offert trois repas par
jour, mais des plats sans sel et sans épices
qu'en courageux travailleurs haïtiens nous
aurions boudé chez nous », s'offusque-t-il.
Leurs témoignages se recoupent. Partis de «
quelque part sur la côte » à bord d'un vieux
bateau « emprunté », les 101 voyageurs ont
été interceptés deux jours plus tard à 80
milles nautiques au nord-ouest de la Grande
Inagua, l'une des centaines d'îles des
Bahamas. Ils comptaient se rendre à Nassau,
la capitale de l'archipel. « Quand nous avons
aperçu le bateau américain, nous étions
découragés, lâche Judelin Jean, déjà père de
deux enfants malgré ses vingt ans. Tout est à
recommencer. C'était un voyage très risqué
mais c'était ma seule planche de salut pour
échapper à l’enfer d’aristide. »
Le bateau, jugé hors d'état de naviguer, a été
détruit par les garde-côtes. « Le navire
appartenait à un cousin », répond Judelin
Jean quand je lui demande qui a organisé le
voyage. « Il n'était même pas au courant de
notre aventure, poursuit-il. Nous nous
sommes réunis pour discuter d'une issue à
nos misères. Tout le monde a choisi de se
rendre aux Bahamas. »
Tout à côté, observant d'un oeil sombre ses
compagnons d'infortune décliner leur identité
aux agents blasés de la marine haïtienne, un
jeune homme fulmine : « Mettez-vous à ma
place ! Vous construisez pendant des mois
votre plan pour sortir du trou et brusquement
quelqu'un vous y enfonce davantage ». Son
coup de gueule semble réveiller Henry
Polydor, qui attend lui aussi dans la file. « En
nous embarquant, nous sommes conscients
des risques. Au mieux, nous atteignons les
côtes étrangères, au pire nous périssons en
mer. J'ai donné 750 gourdes (moins de 20
euros) pour mon passage. Une somme
économisée péniblement. Je suis parti sans
rien laisser à la maison, sinon les larmes de
mes deux enfants. » Pas un sou pour
regagner leurs villages
Chacun doit maintenant rentrer chez lui, à
deux jours de route de la capitale. « Je n'ai
plus que deux gourdes (moins de 5 centimes)
en poche, un vieux billet que je voulais garder
en souvenir, me dit Louis Lamenais, un autre
rapatrié. Et il me faut au moins 325 gourdes
pour le trajet de retour. Que vais-je faire ? ».
Les autorités haïtiennes remettent 100
gourdes (2 euros) à chacun, au lieu du
viatique habituel de 250 gourdes (6 euros). «
Nos fonds sont épuisés », confie Pierre
Lovinsky, directeur de l'Office national de la
migration (Onm), qui souligne que des
milliers d'Haïtiens rapatriés de force par les
garde-côtes américains rentrent ainsi «
bredouille au bercail ».
Pour le seul mois de mai 2003, l'Onm a
recensé 1200 rapatriés. Tous voulaient se
rendre aux Bahamas ou en Floride. L'an
dernier, plus de 50 000 « réfugiés
économiques » haïtiens ont été refoulés. Les
départements du Nord-Ouest, l'une des
régions les plus pauvres du pays, du Nord et
du Sud sont les grands pôles de l'immigration
clandestine. Certains candidats organisent
eux-mêmes les voyages, d'autres payent
jusqu'à mille dollars haïtiens pour la
traversée, qui tourne souvent au cauchemar.
Des centaines disparaissent chaque année
dans les eaux traîtresses de la mer des
Antilles ou du Golfe du Mexique, où ils servent
de pâture aux requins. Refoulés dans leur
amère patrie, ceux-ci ne connaissent
peut-être pas leur chance. (Syfia)
Edgard Célestin
|
Radio Metropole Guest 
26/6/2003 11:58:51
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Jeudi, 26 juin 2003 11:50
Jean Robert Faveur maintient ses
accusations contre le régime gangsters
d’aristide
Le directeur a.i. démissionnaire de la Police
Nationale d’Haiti (PNH) , Jean Robert Faveur,
se montre extrêmement préoccupé pour
l’avenir du pays et de de la PNH suite à son
départ pour les Etats-Unis d’Amérique où il se
considère comme réfugié.
Dans une interview accordée à Radio
Métropole, le mercredi 25 juin 2003 , Jean
Robert Faveur confirme qu’il était pris en
otage comme chef a.i. de la police par le
gouvernement. « Je n’avais aucun pouvoir »,
nous a confié le chef démissionnaire qui
précise que le secrétaire d’Etat à la sécurité
publique, Jean Gérard Dubreuil , représentant
direct du Chef bandit Aristide , est le véritable
directeur de la police. Jean Robert Faveur
estime qu’aucun directeur honnête ne peut
fonctionner dans un système marqué par la
politisation totale de l’institution policière.
A ce sujet , M.Faveur révèle que lors d’une
rencontre du Conseil Supérieur de la Police
Nationale (CSPN) , le lundi 16 juin , le premier
ministre Yvon Reptile lui a fait remarquer que
ce n’est pas par hasard que le CSPN est
composé de trois (3) politiciens (premier
ministre, ministre de la justice , ministre de
l’intérieur) et de deux (2) personnes habillées
( directeur de la police et inspecteur général
en chef de la police ). Jean Robert Faveur
poursuit qu’Yvon Reptile lui a fait comprendre
qu’il y avait une différence notable entre la
réalité et la loi .Par conséquent , la démocratie
était une utopie et que le Pouvoir Lavalas
pratiquait sa démocrassie c’est-à-dire une «
démocrassie dictatoriale ». Jean Robert
Faveur persiste et signe. Il maintient les
accusations portées contre le pouvoir dans sa
lettre de démission au chef bandit Jean
Bertrand Aristide en indiquant que le Palais
National a une mainmise complète sur la
police .
Dans une correspondance de quatre (4)
pages, datée du 21 juin , Jean Robert Faveur
a justifié son geste par d’énormes difficultés à
pouvoir diriger l’institution en toute équité. Il
révèle que le jour de son installation, le 6 juin
2003, à l’occasion d’une rencontre au Palais
National en présence du secrétaire d’Etat à la
sécurité publique, Jean Gérard Dubreuil et de
l’ex-directeur de la Police, l’assasin Jean
Claude Jean Baptiste, le gangster Jean
Bertrand Aristide lui a affirmé que tout
dépendait de lui en ce qui concerne la PNH.
M. Faveur poursuit que le Chef de l’Etat lui a
conseillé de travailler en consultation avec
Messieurs Dubreuil et Jean Baptiste sous
peine de connaître le même sort que
l’ex-directeur général, Jean Nesly Lucien et
l’ancien responsable de la Police judiciaire,
Jeannot François.
D’un autre côté, Jean Robert Faveur a critiqué
certains transferts et promotions récemment
effectués. A titre d’exemple, il a cité le cas d’un
agent II qui a été promu commissaire
divisionnaire à la Croix-des-Bouquets. M.
Faveur a soutenu que cette décision violait
l’article 60 des règlements de la Police traitant
des promotions. A ce sujet, l’ex-numéro 1 a
révélé que le secrétaire d’Etat à la sécurité
publique lui a indiqué que l’ordre, venant du
Président, devait être exécuté.
De plus, Jean Robert Faveur a fait savoir qu’il
n’avait aucun pouvoir administratif. Tout droit
de contrôle lui a été enlevé par M. Dubreuil
contrairement à l’article 23 des règlements de
la PNH. En fait, M. Faveur explique qu’il n’avait
plus le droit d’apposer sa signature au bas
d’un document administratif de la Police. Le
comble, dit-il, c’est lui qui devait déléguer ce
pouvoir à Messieurs Jean Robert Esther et
Patrick Valcin, responsables de
l’administration, des services généraux et de
la logistique.
Sur un autre plan , Jean Robert Faveur révèle
qu’il a refusé une demande d’un ex-sénateur
du Plateau Central, membre du cabinet de la
présidence accompagné du député Levy
Joseph en faveur de l’intégration au sein de la
police d’une liste de membres de gangs
armées qui agissaient dans cette région du
pays.
En fin de compte, déclare M. Faveur, après
deux (2) semaines de souffrance morale,
physique et aussi de résistance, j’ai choisi le
chemin de l’exil pour ne pas me laisser
corrompre et asservir.
|
Radio Metropole Guest 
27/6/2003 11:50:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Vendredi, 27 juin 2003 12:00
Départ in cognito du chef de la sécurité
rapprochée du chef bandit Aristide pour le
Canada
Le Chef de la Sécurité rapprochée du chef
bandit de la République, Jean Bertrand
Aristide, Oriel Jean, a laissé le pays incognito
en compagnie des membres de sa famille à
destination du Canada.
Selon des informations qui circulent dans les
milieux informés , Oriel Jean aurait quitté le
pays définitivement. Toutefois le Service de
Sécurité du Palais National indique qu’il a
laissé le pays dans le cadre de son congé
annuel. Le voyage du Chef de l’Unité de
Sécurité d’aristide intervient dans un contexte
tout à fait particulier après la démission et le
départ pour l’exil du Directeur a.i. de la Police
Nationale, Jean Robert Faveur. Le chef de
l’Unité de Sécurité d’aristide, Oriel Jean, figure
sur la liste des responsables de la Police
Nationale impliqués dans le trafic de la
drogue avec le gangster aristide, selon le
Gouvernement américain.
Oriel Jean qui a quitté Port-au-Prince à la
cloche de bois en compagnie de tous les
membres de sa famille est considéré comme
l’un des partisans zélés du bandit Aristide. Il
avait lancé des coups de griffes contre le
Gouvernement Américain lors de la
publication de son nom dans la Presse
comme l’un des hauts gradés de la Police sur
la liste des trafiquants de drogue par les Etats
Unis d’Amérique. M. Jean avait également
dénoncé un plan de la Communauté
Internationale pour saper le Pouvoir du Chef
mafieux aristide.
Les autorités crimineles haitiennes
concernées se refusent à tout commentaire
sur le voyage du Chef de l’Unité de Sécurité
pour le Canada. Selon les dispositions qui
avaient été prises par le Gouvernement les
hauts dignitaires du régime autocratique
lavalas doivent obtenir le feu vert des autorités
avant tout déplacement à l’étranger. L’on
ignore si Oriel Jean a obtenu l’autorisation
des autorités mafieuses Lavalas avant
d’effectuer ce voyage .
|
Radio Metropole Guest 
30/6/2003 17:56:01
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Lundi, 30 juin 2003 11:31
Jean Robert Faveur dénonce à nouveau le
non respect de la loi en Haïti dirigée par un
régime de gangsters
L’ancien chef par intérim de la Police
Nationale d’Haïti (PNH), Jean Robert Faveur,
a , à nouveau , dénoncé le non respect de la
loi dans le pays. M. Faveur a de plus, démenti
les informations selon lesquelles les
représentants de la Communauté
Internationale l’auraient aidé à quitter le pays.
L’ancien directeur général de la PNH, Jean
Robert Faveur et l’ancien Juge chargé de
l’instruction sur l’assassinat de Jean Léopold
Dominique, Claudy Gassant, étaient les
invités de « Haïti Project Démocracy » à
Washington, le dimanche 29 juin 2003 , en
marge de la rencontre portant sur la situation
qui a porté l’ancien responsable de la PNH à
quitter le pays. Le juge Gassant a dénoncé la
totale dépendance de la Police Nationale et
de l’appareil judiciaire en Haïti. L’ancien juge
d’instruction chargé de l’enquête sur
l’assassinat de Jean L. Dominique indique
que les institutions sont contrôlées par
l’Exécutif criminalisé par aristide.
Par ailleurs, le gouvernement bandit Lavalas
a abandonné l’idée de réclamer le retour au
pays de Jean Robert Faveur qui s’est réfugié
aux Etats-Unis d’Amérique. Selon le ministre
de la justice et de l’insécurité publique,
Magouille Calixte Delatour, l’ex-officier de la
PNH, ne représente plus une priorité pour le
régime en place, sa tête aurait été mise à prix.
Dans le même temps, M. Calixte Delatour
rejette les accusations portées contre le
Pouvoir gangster par Jean Robert Faveur
selon lesquelles le chef bandit aristide
contrôle complètement la Police Nationale.
Le Premier Ministre haïtien, Yvon Reptile est
également très amer envers Jean Robert
Faveur qui l’avait dénoncé dans ses
déclarations faites depuis son exil aux Etats
Unis. Lors de l’installation du nouveau Chef
a.i. de la Police le chef du gouvernement a
souligné que les allégations de M. Faveur
visaient à ternir l’image du gouvernement
mafieux Lavalas qui fait tout ce qui est en son
pouvoir pour rester au pouvoir.
Le premier ministre Reptile parle d’abandon
de poste dans le cas de Jean Robert Faveur.
M. Reptile qui est en même temps le
président du Conseil Superieur de la Police
reconnaît que l’Institution fait face à un
problème de corruption avec l’installation de
trois (3) directeurs généraux en moins de trois
(3) mois.
|
Salomon Jean Guest 
02/7/2003 12:39:53
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Assez c`est assez, il est temps de mettre un terme a la tyrannie d`aristide, le Peuple haitien n`a que trop subit.
Democratie OUI - aristide NON
|
Jan Bete Aristil Guest 
03/7/2003 16:48:35
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: un autre gang de macaque va se lancer a la
defense des interets criminels d’aristil
Les Cayes : une nouvelle organisation
populaire de vagabonds a vu le jour dans le
Sud du pays. Il s’agit du Front militant réunis
sud. Cette organisation, qui vient grossir le
rang des gangs pro-lavalas, se propose de
combattre les Lavalassiens qui ternissent
l’image du parti. Raymond Devis est le chef
de file de cette organisation de va-nu-pieds.
Elle regroupe la majorité des minables d’OP
lavalas qui ont tourné le dos au dirigeant des
gangs du Sud, M. Lucien Orgéla, alias « Ti
pistòl ». Cette division au sein des
Lavalassiens locaux est née des
revendications de plusieurs minables d’OP
qui exigeaient le départ et la révocation du
délégué départemental du Sud, M. Jacques
Matelier.
|
aristide drug dealer Guest 
06/7/2003 21:20:12
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La cocaïne, nouvelle manne des paysans
haïtiens
>>Source : Syfia, 3 juillet 2003
>>
>>Haïti - Des pêcheurs plus intéressés par
leurs téléphones mobiles
>>que par leurs filets, des jeunes armés qui
font le guet toute la
>>nuit, une police qui regarde ailleurs... En
Haïti, la cocaïne
>>colombienne est une manne inespérée
pour certains paysans, qui
>>cherchent par tous les moyens à en
accaparer quelques kilos sur les
>>tonnes destinées aux Etats-Unis.
>>
>>Dès la tombée du jour, les côtes d'Haïti
accueillent des bandes de
>>jeunes armés qui s'installent en catimini
pour une longue nuit
>>d'attente. Affalés sur une natte, bouteille de
rhum blanc dans une
>>main et téléphone mobile dans l'autre, ils
patientent ainsi des
>>heures, nuit après nuit, dans l'attente d'un
bruit de moteur qui
>>leur signifiera que quelque chose de
louche se trame au large.
>>
>>« La nuit est longue, nous surveillons à tour
de rôle », explique
>>Blada, le plus âgé du groupe en faction
sous un bouquet de
>>cocotiers de la région de Jacmel, dans le
sud-est du pays. L'objet
>>de tant d'attention ? La cocaïne qui,
croient-ils, leur permettra
>>de quitter enfin leur misère, comme l'ont
réussi des camarades de
>>Cayes-Jacmel qui se sont emparés de
quelques kilos de drogue
>>délestés par des trafiquants colombiens et
qui mènent aujourd'hui
>>grand train. « Le fruit de leur patience »,
commente Blada en
>>scrutant l'horizon faiblement éclairé d'un
croissant de lune, dans
>>l'espoir de voir lui aussi quelques kilos de
cocaïne tomber dans sa
>>besace. Blada, qui a interrompu ses
études classiques après son
>>échec au baccalauréat, n'a décidément pas
besoin de calculatrice :
>>« Une journée de travail dans les champs
rapporte moins de deux
>>euros par jour, dit-il. Un kilo de cocaïne
donne jusqu' à 2000
>>euros ! Le calcul est simple. »
>>
>>Beaucoup de gens dorment le jour le long
des 1771 kilomètres de
>>côtes que compte Haïti, particulièrement
dans le Sud et le
>>Nord-Ouest. « La nuit, tous les véhicules de
luxe qui franchissent
>>les petites villes côtières sont suspects et
passibles de fouilles
>>ou d'attaques de paysans », confie un
étudiant, qui prend
>>régulièrement part à ces veillées. Tous
rêvent de tomber sur un
>>gros arrivage. Dans ces régions, la drogue
est larguée de petits
>>avions venant habituellement de Colombie
et récupérée par des
>>chaloupes qui abordent sur quelque plage
tranquille au nez et à la
>>barbe des autorités. Rien n'est plus facile.
Le corps policier,
>>miné par des scandales à répétition,
compte moins de 6000 agents
>>répartis pour l'essentiel dans les villes et
dépourvus de moyens de
>>locomotion.
>>
>>La « femme blanche »
>>
>>Les paysans, alléchés par les
innombrables histoires de fortune
>>instantanée, ont en quelque sorte pris leur
relève. Dès qu'une
>>embarcation se pointe tous feux éteints ou
qu'une luxueuse
>>camionnette rôde dans les parages, ils
interviennent. pour offrir
>>leur aide aux trafiquants ou pour les faire
déguerpir en espérant
>>que, de peur d'être découverts, ceux-ci
abandonnent sur place leur
>>précieuse cargaison. « La nuit est faite
pour la conquête »,
>>commente un gaillard originaire d'une
bourgade du Sud-Est et qui
>>tire le diable par la queue à Port-au-Prince.
« Le week-end, je
>>laisse ma femme et mon fils dans la
capitale pour élire domicile
>>dans la région. Je garde l'espoir d'épouser
la 'femme blanche'
>>(ndlr : surnom donné à la cocaïne pour sa
couleur) pour mieux vivre
>>avec ma famille ».
>>
>>En juin 2000, plusieurs habitants de
Grand-Goâve ont profité
>>allègrement de ce mariage tordu. Pendant
la nuit, les dealers
>>avaient laissé tomber 2500 kilos de
cocaïne sur une plage privée
>>près de cette petite ville de l'ouest de la
capitale. Une frénésie
>>incontrôlable s'empara alors des habitants,
qui se disputèrent pour
>>mettre la main sur les précieux ballots de
poudre blanche. Paysans,
>>pêcheurs et même policiers s'enfuirent à
toutes jambes, les bras
>>chargés de sacs de cocaïne. Les autorités
n'en confisquèrent
>>finalement que 147 kilos. « La drogue, c'est
l'aide inestimable de
>>la Colombie à Haïti », commente un jeune
pince-sans-rire de
>>Grand-Goâve, dont les amis profitent
encore grassement de la «
>>femme blanche ».
>>
>>Voler des trafiquants n'est pas une
opération de tout repos, comme
>>certains l'ont appris à leurs dépens. « Les
transporteurs ont pour
>>mission de livrer la marchandise à un point
et à une heure fixes,
>>explique un inspecteur de la Police
nationale d'Haïti (Pnh). Armés
>>de vieux fusils et d'armes blanches, les
paysans profitent d'un
>>rendez-vous mal planifié pour piller
quelques kilos ou même toute
>>la cargaison. Souvent au prix de leur vie. »
>>
>>8 % de la drogue destinée aux Etats-Unis
>>
>>Il n'y a pas que les localités côtières à
servir de point de
>>débarquement. Pignon, une petite localité
enclavée du Nord, a ainsi
>>été visitée plus de cinq fois, entre janvier et
mai 2003, par de
>>petits avions bourrés de drogue. Avec,
manifestement, la complicité
>>de responsables publics : « Chaque fois
que ces avions ont atterri
>>sur la piste communautaire de Pignon, des
véhicules tout terrain
>>portant des plaques d'immatriculation
"officiel" » arrivaient, avec
>>à bord des hommes en cagoules et
lourdement armés », rapporte un
>>habitant du lieu.
>>
>>On ne compte plus les scandales dans
lesquels des membres de la
>>police ont été impliqués, au grand dam des
autorités américaines. «
>>8 % de la drogue destinée aux États-Unis
en 2002 a transité par
>>Haïti », estime Judith Tronzo, porte-parole
de l'ambassade
>>américaine à Port-au-Prince. Une
proportion énorme pour un si petit
>>pays n'ayant aucune frontière commune
avec les États-Unis. La
>>drogue débarquée en Haïti est le plus
souvent passée « anba fil »
>>(illégalement) à la frontière avec la
République dominicaine. De
>>là, elle traverse le canal de Mona qui la
sépare de Porto Rico,
>>état associé des États-Unis. Les autorités
américaines n'exigeant
>>pas de passeport des Portoricains, les
trafiquants ont alors beau
>>jeu.
>>
>>Claude Gilles
|
Marius Guest 
07/7/2003 14:58:11
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Je fais une lecture reguliere des messages
postes sur ce site et chaque jour on nous
enfonce encore plus dans les crimes
d’aristide et de son regime dictatorial. Ce qui
me surprends, c’est que certains bien
pensant de ce site s’offusque du fait que l’on
denonce les crimes de la dictature
aristidienne. - j’ecris anonyme par crainte de
represaille du regime bandit de lavalas.
|
PNH Guest 
08/7/2003 09:46:39
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Quelle barbarie...
PLATEAU CENTRAL
Hinche : une jeune fille de quinze ans,
Jocelyne Desrose, a reçu une balle à la
mâchoire droite, tirée par un policier d’aristide
cantonné au commissariat de la ville de
Hinche. L’agent de l’ordre, M. Junior
Saint-Germain, voulait que la jeune fille
couche avec lui.
|
UNDP Guest 
08/7/2003 12:33:57
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le PNUD lance le Rapport 2003 sur le
développement humain, Haïti est classé à la
150ème place
Dans ce rapport, Haïti est classé parmi les 34
pays ayant un faible niveau de
développement. Mais sur les 175 Etats
évalués dans ce document, Haïti se retrouve à
150 ème place.
Dans ce rapport, Haïti est le seul pays de
l’hémisphère à être classé dans la catégorie
à “faible développement humain”. La
République caraïbe se retrouve parmi les
Etats africains les plus appauvris soit par la
guerre civile ou les querelles politiques.
Citons entre autres, la Sierra Léone, la Côte
d’Ivoire, le Rwanda et l’Uganda. Alors que la
Barbades, les Bahamas, Cuba et Trinidad
sont classés dans la catégorie “haut niveau
de développement humain” qui regrouppe la
Norvège, la Suède, l’Australie, la Belgique, les
Etats-Unis, le Canada et la France. La
République Dominicaine figure parmi les 86
pays qui ont un niveau moyen de
développement humain.
Le concept de « développement humain
durable » ne se contente pas seulement de
mesurer les avancées en termes de revenu
par habitant, de ressources humaines et de
besoins élémentaires, mais il évalue
également d’autres facteurs tels que la
liberté, la dignité ou l’action humaines,
souligne le rapport 2003 du PNUD sur le
développement .
Le classement d’Haïti à la 150ème place
n’est pas une surprise dans la mesure où
l’année 2002 a été marquée par une
aggravation de la pauvreté dans le pays.
Parallèlement, les taux de mortalité infantile et
maternelle en Haïti sont les plus élevés de la
région. L’éducation primaire et les soins de
santé de base pour tous ne sont toujours pas
garantis. Ce qui laisse comprendre qu’il sera
difficile pour Haïti de respecter l’engagement
pris dans le cadre du “Pacte du Millénaire
pour le développement”.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la
planète se sont engagés à réaliser les
objectifs de développement du millénaire,
entre autres, la réduction de moitié de la
pauvreté d’ici 2015. De leur côté, les pays
riches se sont engagés à financer les
programmes de développement, à
promouvoir la bonne gouvernance, à renforcer
la démocratie et à favoriser l’accroissement
économique. Le rapport 2003 du PNUD dit
déplorer que, pour l’heure, ces engagements
ne sont pas tenus.
Depuis 1990, le Programme des
Nations-Unies pour le Développement
(PNUD) élabore un rapport mondial sur le
développement humain durable. Pour la
troisième année consécutive, la Norvège
reste en tête des 175 pays évalués pour son
revenu par habitant, de l’espérance de vie et
du niveau d’éducation.
|
Jan Bête Aristil Guest 
09/7/2003 14:06:37
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: aristil est un minable petit provincial frustre
qui n’a fait qu’apporter desolation au Peuple
haitien. aristil est un meprisable petit dictateur
comme Mobutu.
|
Mirebalais Guest 
10/7/2003 07:25:20
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mirebalais : les journalistes dans ce
département dénoncent les menaces
proférées contre les employés de la Radio
Télédiffusion Mirebalesienne (RTDM) par des
proches du gangster Olyde Bruno, un
puissant membre de la mafia lavalas. Le
syndicat pour la presse dans le Bas Plateau
Central condamne ces intimidations qu’il
qualifie « d’entrave à la liberté de la presse ».
Le syndicat des journalistes du Bas Plateau
Central exige une condamnation publique de
ces actes par le gangster Bruno.
|
Presse en peril Guest 
11/7/2003 11:36:05
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Les gangsters d’aristide ecrasent les
journalistes comme ils ecrasent des chiens
Le directeur du Ministere de l’Inférieur, Bell
Gangelot, par devant le Tribunal Correctionnel
le 14 juillet dans le cadre de l’affaire Rigaud
Delice.
Les épines se multiplient aux pieds du
directeur général du ministère de l’inférieur
dont la voiture est impliquée dans l’accident
qui a vu la mort du chroniqueur sportif de
Radio Caraïbes , Rigaud Delice.
Pour la deuxième fois consécutive , Bell
Gangelot a effrontémment répondu absent à
l’appel du commissaire du gouvernement ,
Me Josué Pierre Louis . Même Danton Léger ,
consultant juridique du ministère de l’inférieur
et avocat de M. Gangelot n’a pas jugé bon de
répondre présent pour la mort d’un
journaliste. La famille Delice, Radio Caraïbes,
l’Association des Journalistes Haitiens (AJH)
entre autres, aidés d’un conseil d’avocats ,
décident de renvoyer l’affaire au Correctionnel.
Le lundi 14 juillet 2003 , le grand fonctionnaire
de l’Etat ,Bell Gangelot , est attendu au
Tribunal Correctionnel , au Palais de Justice
de Port-au-Prince. Huit (8) jours après
l’accident qui a conduit à la mort du
chroniqueur de Radio Caraïbes , l’infraction
est définie par le chef du Parquet comme un
homicide involontaire .
Dans sa chemise de grand gangster de l’Etat
tel qu’évoqué par son avocat , le vendredi 4
juillet dernier, l’attitude de Bell Gangelot a
prêté le flanc à toute sorte de critiques ,de
spéculations dans l’opinion . Après deux (2)
rendez-vous manqués pour des
éclaircissements ,les doutes se renforcent,
d’après le secrétaire général , Guyler C. Delva
sur les responsabilités crimineles de
Gangelot dans la mort du journaliste.
Les funérailles de Rigaud Delice ont été
chantées ce vendredi 11 juillet à
Port-au-Prince. Lors de ces obsèques, la
corporation a rendu un vibrant hommage au
disparu.
|
Gerard Bissainthe Guest 
14/7/2003 09:56:28
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: C’est aux Haïtiens à sauver Haïti
par Gérard Bissainthe
J’ai reçu ce 11 juillet sur Internet le texte du
discours de l’Ambassadeur Brian Dean
Curran prononcé lors de la soirée organisée
par la HAMCHAM le 9 juillet 2003. Si entre
l’Ambassadeur Brian Dean Curran et moi il y
avait eu le même dialogue à mots couverts ou
très directs que j’avais entretenu avec Boukik
Chagé, je serais tenté de voir dans ce
discours la réponse du berger à la bergère.
Mais je ne connais pas l’Ambassadeur Brian
Dean Curran, pas plus d’ailleurs que je ne
connaissais Bourik Chagé, que j’avais
pourtant gratifié d’une lettre ouverte. Je
suppose que M. Brian Dean Curran me lit,
comme tout le monde. Il aurait bien tort
autrement. Je n’ai pas eu l’occasion de lui
dire, comme je l’avais dit à Bourik Chagé:
“Haïti, love it or leave it.” Et le fait qu’il est prêt
à “leave” Haïti ne veut pas forcément dire qu’il
ne la “love” pas. Ce qui d’ailleurs a été aussi
vrai pour Bourik Chagé qui avait mis, à ce
qu’on m’a dit, un de mes autocollants “Haiti,
love it or leave it” bien en évidence sur son
bureau d’ambassadeur.
En tout cas j’ai bu comme du petit lait tous les
passages où l’Ambassadeur des Etats-Unis
nous rappelle à nos devoirs souverainistes et
nationalistes:
“Il incombe aux Haïtiens la responsabilité de
trouver une voie de sortie.”
“La Communauté Internationale ne peut pas
sauver la démocratie en Haïti. Cela, les
Haïtiens seuls le peuvent” (c’est la phrase
finale de son discours).
Lorsque c’etait moi qui disais la même chose
et presque avec les mêmes vocables, on
criait à mon nationalisme étroit, d’un autre
âge même, et on me croyait chimérique. M.
Brian Dean Curran fait remarquer avec un
sarcasme qu’on m’a souvent reproché à moi,
que les “...les chimè” sont à “Washington”; et
que apparemment ils y perdent royalement
leur temps. J’ai tout lieu de me réjouir de cette
...convergence entre M. l’Ambassadeur et moi.
Pourtant elle n’est pas totale. Il reste encore
beaucoup à faire. C’est fort bien de nous
rappeler que “notre salut est en nous et nulle
part ailleurs” mais je ferai remarquer à
Monsieur l’Ambassadeur qu’il dit cela comme
un shérif assis dans le salon d’une famille
qu’il est venu aider à régler ses problèmes.
Le shérif a donné ses conseils qui sont on ne
peut plus judicieux. Mais il arrive un moment
où le shérif doit partir, ne serait-ce que pour
pouvoir vérifier l’efficacité de ses conseils. Il y
a une certaine contradiction à dire: “Réglez
vos affaires entre vous.” Et en même temps à
ajouter dans sa barbe: “Mais je tiens à rester
là.” Si c’est “entre vous” (et cela reprend mon
leitmotiv presque obsessionnel depuis 89:
“ENTRE NOUS”), il faut accepter de
disparaître pour que le “entre vous” soit
vraiment “entre vous”. De toutes façons, une
fois parti, je sais très bien que vous ne serez
pas bien loin, Monsieur l’Ambassadeur. Mais
au moins vous serez retourné à la discrétion
qui était la règle dans la diplomatie
d’autrefois, lorsque les grandes envolées sur
la scène et même sur l’avant-scène étaient la
très rare exception. En ce temps on était avare
de sa salive. Le spectacle non-stop que le
corps diplomatique au grand complet offre sur
le théâtre de la politique haïtienne ne manque
certes pas de piquant; et les Haïtiens
expatriés qui ont le ventre plein y trouvent
beaucoup de plaisir, d’autant plus qu’il est
gratuit (du moins c’est ce qu’ils croient). Mais
ce spectacle donne parfois l’impression
d’être une manœuvre de diversion, pour
détourner l’attention du spectacle de la rue
que vous connaissez fort bien, et qui, lui est
d’un tragique souvent sanglant.
Il est un fait très regrettable (mais est-il trop
tard pour le tenter?): que Haïti n’ait pas servi
de laboratoire en quelque sorte pour essayer
une nouvelle pratique d’intervention sans
intervention, de présence sans présence.
Qu’est-ce à dire? Oh! rien de bien sorcier:
travailler sur le terrain non plus avec ce qui ce
qui plie, mais avec ce qui est droit. Autrement
dit: rechercher l’harmonie des vrais intérêts
mutuels des Etats-Unis et d’Haïti, au lieu de
ne poursuivre que ses seuls intérêts
unilatéraux. Or il n’y a que les Haïtiens au cou
raide qui peuvent défendre les vrais intérêts
d’Haïti.
Il n’est un secret pour personne qu’aussi bien
les Etats-Unis que la France et toute autre
grande puissance aime bien diriger les
autres par procuration, s’appuyant sur des
elements dont la flexibilité évolue au rythme
des faveurs reçues ou espérées. La France,
par exemple, avait trouvé chez nous un
gaillard célèbre qui baissait culotte au doigt et
à l’œil; il n’était pas le seul. L’erreur des
“Empereurs” (et sont empereurs tous ceux qui
sont puissants) c’est de s’imaginer que pour
obtenir des avantages, ils doivent pouvoir
dicter leurs volontés. Rien de plus faux. La
Carte du Tendre de la politique est d’une toute
autre subtilité: il vaut mieux séduire que
s’imposer. Préférer l’alliance avec un être
libre à la soumission d’un esclave ou d’un
larbin, parce que l’être libre fonctionne à
100% de son potentiel que rien n’entrave,
alors que l’esclave ou le larbin ne peuvent le
faire qu’à 5 ou 10%. L’histoire d’Haïti nous
montre comment Napoléon qui avait refusé
de travailler avec un être libre qui s’appelait
Toussaint Louverture a finalement perdu “et
sac et crabes”; et cela voulait dire la
florissante Saint-Domingue qui ne réclamait
qu’un statut d’égalité, et, par contrecoup,
l’immense Louisiane d’alors qui était près de
la moitié des Etats-Unis d’aujourd’hui.
Les Etats-Unis sont, sans doute, le pays du
monde qui offre le plus de chances à ses
démunis. Il reste, certes, encore énormément
à faire. Mais ce qui s’est fait en particulier
dans le dernier demi-siècle, et ce qui se fait, a
été réalisé, est réalisé à un rythme étonnant
qui a permis l’accès au sommet de la
pyramide du pouvoir en particulier à deux
membres d’une communauté noire qui en
1947 n’auraient pas pu aller s’asseoir dans le
restaurant de l’aéroport international de Miami
à l’entrée duquel je voyais écrit à cette
époque: “Forbidden to dogs and niggers.” Là
je dis: “Chapeau!”, en ajoutant: “Messieurs les
Français, prenez de la graine!”
Mais cette Amérique qui avance rapidement
sur le plan intérieur, n’a pas encore pu trouver
une bonne politique extérieure. Et je
n’entends pas par-là une politique “morale”,
cette chose qui n’existe pas, mais cette
politique ou disons plutôt cette géopolitique
“d’intérêts bilatéraux convergents”, qui est
certes la plus efficace. Elle implique que
chaque partie recherche ses propres intérêts
(ce qui est normal: charité bien ordonnée),
mais en même temps veille soigneusement à
ne pas léser les vrais intérêts de l’autre. Cela
rejoint un peu la dialectique amoureuse où on
vise à se faire plaisir à soi-même en faisant
plaisir à l’autre. Si nous utilisons ce critère,
voyons en quoi la dernière intervention en
Haïti a péché.
En son âme et conscience Bill Clinton,
comme aussi ses conseillers de la Maison
Blanche, devait savoir que l’invasion projetée
n’avait absolument aucune chance de réussir,
non pas militairement (ce qui était facile,
d’autant plus que les Militaires haïtiens
n’avaient que des velléités de résistance),
mais sur tous les autres tableaux:
économique, politique, social. Quelques mois
avant l’invasion j’avais moi-même invité à
déjeuner à l’Hôtel Kinam de la Place
Saint-Pierre à Pétion-Ville l’Attaché Militaire de
l’Ambassade américaine. Je lui expliquai qu’à
mon avis l’intervention dont la menace pesait
sur le pays, ne pouvait être qu’un désastre
aussi bien pour Haïti que pour les Etats-Unis
mêmes. Je n’eus pas beaucoup de peine à le
convaincre: il m’avoua qu’il pensait comme
moi et qu’il en avait fait part à qui de droit au
plus haut échelon. Mais il ajouta qu’il était
convaincu que de toutes façons l’intervention
aurait lieu. A l’époque, les Républicains à
Washington, Bush père en tête, qui pourtant
avaient commencé tout le processus du
“rétablissement de la démocratie”, étaient
farouchement contre toute action militaire,
parce qu’ils en voyaient l’absurdité: à quoi
cela rimait-il, en effet, d’aller remettre au
pouvoir par des moyens extrêmes, comme la
force des armes, un président certes élu
démocratiquement, mais qui, une fois arrivé
au pouvoir, n’avait fait que fouler aux pieds,
avec une désinvolture qui relevait presque de
la provocation, tous les principes
démocratiques? Clinton le savait aussi bien
et même sans doute mieux que tout le
monde. Les rapports des services secrets
américains, devenus secrets de Polichinelle,
étaient formels: on avait affaire à un Duvalier
au petit pied en puissance. Pourquoi faire
courir un tel risque au peuple haïtien? Mais
Clinton avait politiquement besoin d’un
“success story” et il savait qu’à court terme
l’invasion d’Haïti en serait un. Par contre
qu’en était-il à moyen terme et à long terme? Il
refusait de regarder plus loin que le bout de
son nez. Les Républicains avaient beau
fulminer, menacer de “raise hell” il n’en avait
cure. Ce qui devait arriver arriva: le désastre
au bout du compte. Et l’ambassadeur actuel
et son successeur sont bien obligés
aujourd’hui de gérer une situation absurde
qui aurait pu, qui aurait dû être évitée.
Quelle était l’alternative? Ne pas brandir le
drapeau de la “démocratie à rétablir”. Mais à
force de le dire on avait fini par y croire.
L’argument du “chef d’Etat démocratiquement
élu qui devait à tout prix être remis sur son
siège présidentiel” était un argument des plus
spécieux. Il existe des exemples célèbres de
dirigeants démocratiquement élus et qu’il
fallait pourtant écarter du pouvoir; Hitler en
était un. L’élection démocratique n’est jamais
une pierre de touche suffisante; le
comportement démocratique en est une bien
meilleure; et peut-être est-elle finalement la
seule qui vraiment compte. Manigat qui avait
été “moins démocratiquement élu” que
Aristide mais qui sait ce que c’est qu’un
comportement démocratique, méritait d’être
appuyé bien plus que Aristide qui estimait
avoir “reçu du peuple un mandat qui dépasse
la constitution”. On était dans la cour
(judiciaire) du Roi Pétaud.
Ou au royaume des chimères. Pour en sortir il
fallait partir du principe sacré:
Salus populi suprema lex esto
(que le salut du peuple, haïtien en
l’occurrence, soit la loi suprême)
et bâtir une politique, une vraie, de salut pour
le peuple haïtien.
Clinton aurait alors pu écrire un chef-d’œuvre.
En trois actes.
Acte 1
Offrir à Aristide non pas un abri à Washington,
mais la possibilité de retourner en Haïti les
armes à la main. Après tout on ne voit
vraiment pas pourquoi les Marines pouvaient
entrer en Haïti les armes à la main et pas
Aristide dont l’humeur guerrière était bien
connue et qui disait être prêt à passer par le
trou d’une aiguille pour sauver son pays. Rien
ne pouvait justifier cette criante discrimination.
Si Aristide acceptait, passez à l’Acte 2a. Si
Aristide refusait, passez à l’Acte 2b.
Acte 2a
Aristide envahit Haïti avec ses Lalavassiens.
Arrivés sur le terrain ceux-là se rendent
compte qu’autant ils étaient forts dans l’art du
déchouquage, où on est à cent contre un,
autant ils sont plutôt désemparés dans l’art
de la guérilla où on est souvent à un contre dix
ou même contre cent. De plus, c’est bien
connu, un Lavalassien ne connaît qu’une
arme: le caoutchouc. En face des Militaires
qui manient plutôt bien le pistolet et d’autres
armes létales, les Lavalassiens réalisent
qu’avec leurs caoutchoucs ils ne font pas le
poids. Aristide fait sonner la retraite. C’est la
débâcle. Les Lavalassiens se réfugient tous
en République dominicaine où à la frontière
on les déleste de leurs dollars que, par
prudence, ils avaient emportés en totalité avec
eux. Ruinés, les Lavalassiens vont, comme
les autres Haïtiens à Santo Domingo se faire
embaucher dans le bâtiment; et pour la
première fois de leur vie ils se mettent à
construire au lieu de détruire. Une fin très
morale d’une histoire mal engagée.
Acte 2b
Aristide refuse d’entrer en Haïti les armes à la
main, en protestant qu’il est un disciple du
Mahatma Gandhi et que plus non-violent que
lui tu meurs. Comme Clinton insiste, il
menace de faire la grève de la faim tous les
vendredis matins au petit-déjeuner. Clinton se
laisse impressionner: il ne lui connaissait
pas ce sens du sacrifice. Aristide demande à
Clinton de faire donner les Marines. Clinton lui
répond que les Marines américains ne sont
pas les restavecs d’Aristide pour aller faire à
sa place ce qu’il n’a pas voulu faire avec ses
chers Lavalassiens. Aristide se met à pleurer.
Clinton sèche ses larmes, mais ne cède pas
pour autant. Clinton demande à Aristide ce
qu’il pourrait faire pour gagner sa vie aux
Etats-Unis où il est disposé à lui donner une
“Green Card”. Aristide répond qu’il est bardé
d’un tas de doctorats honoris causa en
veux-tu en voilà d’universités américaines et
qu’il pourrait tenir une chaire de
Déchouquage à Harvard, étant donné qu’il est
le spécialiste le plus connu dans la matière et
que d’ailleurs il ne connaît que ça. Clinton lui
répond que d’après ses recherches le
déchouquage a, paraît-il, eu cours autrefois
pendant quelque temps dans le Far West,
mais que, depuis, cette pratique est devenue
illégale, et qu’il doute que Harvard accepte
une telle proposition. En attendant par
prudence il fait placer le “Prophète” dans un
asile. Pendant ce temps les Lavalassiens qui
ont une peur bleue que Clinton les force à
retourner en Haïti les armes à la main, se
sont dispersés dans la nature américaine où
ils sont devenus des illégaux. Ils y sont
encore. Comme ils n’ont plus leurs
caoutchoucs, le FBI les laisse courir.
Acte 3
Clinton, guéri du mal lavalassien, gère les
affaires de son propre pays dans le sens de
ses vrais intérêts. Il étudie à la loupe les vrais
intérêts d’Haïti et se rend compte qu’à un
certain niveau tous les vrais intérêts se
rencontrent et finissent par s’harmoniser. Il ne
pense plus à détruire l’Armée haïtienne qui a
l’avantage d’être une structure établie et
finalement assez solide dans un pays qui se
désagrège précisément par manque de
structures. Il conseille aux Haïtiens de garder
le contenant (la structure) et de purifier le
contenu (les brebis galeuses) et leur donne
pour cela son plus grand concours. Il
demande, toujours pour aller dans le sens de
l’harmonisation des intérêts bilatéraux, qu’on
en finisse avec la pratique qui consiste à
s’appuyer en priorité sur des alliés indigènes
pourris, parce que ceux-là peuvent plus
facilement faire des concessions illégales
bonnes pour l’étranger mais néfastes pour le
pays. Clinton fait appel aux
Américano-Haïtiens pour agir sur Haïti avec
des Haïtiens, ce qui le dispense d’avoir à
intervenir lui-même. Les Haïtiens qui coulent
désormais des jours heureux, envoient à
Clinton une rose rouge pour le remercier de
les avoir aidés et de ne plus intervenir
directement dans les affaires de leur pays.
Quant aux ambassadeurs étrangers, ils
sortent maintenant très rarement de leurs
ambassades, où le gouvernement haïtien
reconnaissant a fait bâtir pour chacun d’eux
aux frais de la princesse une piscine, afin
qu’ils ne s’ennuient pas trop, maintenant
qu’ils n’ont plus à aller se produire, tous les
jours que Dieu fait, sur les tréteaux de la
politique haïtienne
Fin de la tragédie
Clinton aurait pu écrire une des plus belles
pages de l’Histoire. Il ne l’a pas fait. Les
puissants ont souvent un art de passer à côté
des solutions simples et adéquates. On l’a vu
pour Napoléon avec Toussaint. L’Histoire
retiendra que Clinton, sans doute poussé par
les “Cocus Noirs” (n’ayant pas sous la main
mon dictionnaire je traduis ainsi, au pied levé,
l’expression “Black Caucus”), une
excroissance assez curieuse du Parti
Démocrate, a utilisé en Haïti la méthode qui
consiste à s’efforcer de supprimer le malade
pour supprimer la maladie. Les Haïtiens qui
n’arrêtent pas depuis le Roi Christophe de
renaître de leurs cendres, s’en sont encore
une fois sortis, en poussant leur cri favori:
“nou lèd, min nou la!” “Plus délabrés que
Job”, mais toujours “plus fiers que Bragance”.
Au moins chez les “Chevaliers de l’aurore” qui
refusent de baisser les bras et de rendre les
armes et qui continuent à croire en leur pays.
Ils sont légion, préparent dans le silence le
renouveau: “le bruit ne fait pas de bien; le bien
ne fait pas de bruit”.
Ils ne sont pas dans les couloirs officiels de
Washington ou de Paris. Ils sont partout où il y
a de la graine haïtienne: dans la Mère-Patrie,
dans la Diaspora.
Bush fils est très embêté avec cet Aristide que
lui a refilé Clinton. Il fait bon cœur contre
mauvaise fortune: “Les Etats-Unis acceptent
le Président Aristide comme président
constitutionnel pour la durée de son mandat
qui prendra fin en 2006”, clame
l’Ambassadeur. Mais voyons donc! Qui en a
jamais douté? Bourik Chagé tenait des
propos analogues, lorsque le “Prophète” était
à Washington. Tant d’amour me ferait, moi,
toujours penser à “Carmen”:
“Si tu ne m’aimes pas, je t’aime;
Et si je t’aime, prends garde à toi!”
L’avertissement est lourd. Y aura-t-il une
nouvelle intervention? Mais absolument pas: il
y aura pire. Comme de toutes façons Lavalas
amené par l’étranger ne tient en réalité que
par l’étranger, lorsque l’étranger dit: “Haïtiens,
réglez vos affaires vous-même”, il n’est pas
exclus que cela veuille dire que l’étranger
désire abandonner Lavalas à son propre sort
et le laisser affronter SEUL ses adversaires.
Or Lavalas n’a JAMAIS eu les moyens de
garder seul le pouvoir; il a toujours fallu qu’on
l’aide. Une fois retirée la main étrangère,
discrète sans doute mais réelle, je ne donne
pas cher de la peau de Lavalas. Il faudrait que
cette fois-ci Lavalas ait le réalisme de le
comprendre et surtout le réalisme d’en tirer
les conséquences. Lavalas doit entrer dans
des négociations directes, sans
l’intermédiaire de l’OEA ou de l’ONU ou de qui
que ce soit, avec ses adversaires. La vraie
traduction du discours de l’Ambassadeur,
cousu de fil blanc, c’est: share or perish. Si
j’étais Aristide, je me précipiterais pour
“share”. Ce qui est toujours mieux que
“perish”.
Devant tant de convergence entre ce que dit
aujourd’hui l’Ambassadeur des Etats-Unis et
ce que j’ai toujours dit, certains vont penser
que je suis dans le secret des dieux. Si je dis
la vérité qui est non, on ne me croira pas.
Comme de toutes façons il vaut mieux
inspirer envie que pitié (car lorsque les
Haïtiens croient que vous n’avez pas accès à
l’Olympe, ils ont pitié de vous), je me garde de
toute dénégation. En mon for intérieur je me
contente de me réjouir que l’Ambassadeur
des Etats-Unis dise comme moi: “Haiti fara
da se”, Haïti se fera d’elle-même. En fait,
seuls ceux qui connaissent mal l’histoire des
Etats-Unis pourront penser qu’il pouvait à
aucun moment dire autre chose. Mais si
pendant longtemps cela allait sans dire, cela
va tellement mieux aujourd’hui en le disant.
Gérard Bissainthe
13 juillet 2003
|
Citoyens haitiens Guest 
15/7/2003 10:21:49
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Réprobation quasi générale du
comportement violent des gangs de Lavalas
La majorité des citoyens de la capitale se
déclarent indignés par la violence des
gangsters des Organisations Populaires (OP)
Lavalas lors de la visite du Groupe des 184 à
Cité Soleil ,le samedi 12 juillet 2003. Ces
citadins interrogés par Radio Métropole
estiment que la démocratie est menacée par
aristide.
“ C’est intolérable ,inadmissible, ce genre
d’agissements à un moment où l’on prône la
démocratie et le respect de l’autre dans le
pays “, telles sont les réactions de beaucoup
de port-au-princiens suite aux graves
incidents du week-end écoulé . Quarante (40)
blessés dont quatre (4) journalistes à
l’occasion d’une escale de la Caravane de
l’Espoir , perturbée par les va-nu-pieds du
chef bandit aristide . Selon les interviewés,
cette conduite anti-démocratique rappelle le
temps des Duvalier et des “ Tontons
Macoutes “. Dans ce contexte d’intolérance ,
soulignent certains d’entre eux , comment le
régime mafieux lavalas peut-il parler
d’élections ?
D’autres citoyens avancent que la Charte
Fondamentale du pays confère à tout un
chacun et à tout groupement, le droit de se
réunir et de manifester . Aujourd’hui ,
comment se fait-il qu’un groupe soit privé de
ce droit , s’interrogent-ils.
On se le rappelle , la même scène s’était
produite ,le 3 décembre 2002 , quand des
membres de l’Opposition et de la Société
Civile avaient projeté d’organiser une
manifestation partant de la place des Nations
Unies à la Cité de l’Exposition .
|
Citoyenne indignée Guest 
16/7/2003 14:52:16
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Haïti Leve Pye Ou !
La caravane de l'espoir
une jeune femme présente à la caravane du
12 Juillet, 2003-07-15
Jeune citoyenne d’Haïti, je me retrouve
fatiguée, oh si fatiguée d’une situation qui
languit depuis trop longtemps déjà… J’ai soif
de travailler et de mettre mon énergie et mes
capacités au défi, non seulement pour ma
propre satisfaction, mais aussi pour
contribuer enfin, au développement de notre
pays. J’ai soif de voir s’effacer ce pli soucieux
sur tant de visages et de voir Haïti
transformée en une grande chaîne de travail,
car tant parmi nous n’attendent que ce
moment pour mettre en œuvre toutes leurs
capacités et connaissances afin de se lancer
vers la réussite.
C’est dans cet état d’esprit que j’ai
accompagné la caravane de l’espoir dans
son expédition à Cité Soleil...
Et ce samedi 12 Juillet, j’ai été victime d’un
système terroriste et dictatorial, d’un système
de violence et d’impunité. Je ne sais par où
commencer pour vous expliquer ce que j’ai
ressenti face à ces dizaines de « chimères »
qui encerclaient nos véhicules contenant plus
de 200 personnes, les bombardant de pierres
jusqu’à la démolition totale de toutes les
vitres, jusqu’à blesser des dizaines de
passagers. Femmes, jeunes, journalistes,
hommes d’affaires, diplomates, blancs, noirs,
mulâtres… personne n’était épargné. Ce que
j’ai ressenti ? Eh bien la peur bien sûr… Qui
ne l’aurait pas ressenti dans de pareilles
conditions ? Mais plus que la peur, j’ai eu un
sentiment de très grande tristesse… Je
n’étais même pas enragée d’observer notre
police impassible, dont le rôle semble t-il,
consistait à limiter les dégâts plutôt que de
les arrêter : « Ou mèt kase kèk tèt, mè pa
kase twòp ! » avait-elle l’air de dire. Non, ce
que j’ai ressenti face à cette injustice, c’était
surtout un sentiment d’accablement et une
énorme tristesse m’envahir…
En laissant mes enfants ce samedi matin,
j’étais tiraillée entre mon devoir de mère qui
se devait d’être présente à leurs côtés et celui
de me battre pour leur offrir le meilleur de ce
monde. Et en les retrouvant ce soir là, j’ai
senti les larmes me monter aux yeux. Des
larmes qui provenaient, non pas de
l’événement que je venais de vivre, mais de
l’impuissance que je ressentais de ne savoir
comment leur offrir un avenir dans ce pays ?
En tant que mère, car vous mamans d’Haïti
vous l’avez probablement déjà ressenti, en
tant que mère, j’en ai ressenti un profond
déchirement…
Mais l’espoir est toujours là… Nous ne
saurions nous laisser abattre par une bande
de « chimères ». Nous ne saurions laisser
ces vauriens nous voler l’espoir d’un meilleur
avenir pour nous et nos enfants dans NOTRE
pays.
Parents d’Haïti réveillez vous ! Oui l’espoir est
toujours là. C’est à nous de lutter contre le
défaitisme et contre le découragement pour
offrir le meilleur à nos enfants.
Ne restons donc pas impassibles, car nos
enfants nous regardent, nous attendent, nos
enfants espèrent en nous.
Haïti Leve Pye Ou !
Ref. : Témoignage d’une jeune femme
présente à la caravane du 12 Juillet
|
Wall Street Journal Guest 
17/7/2003 15:49:22
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Progrès insuffisants d’Haiti pour avoir accès à
l’aide internationale
«Le régime gangsters haïtien devra faire
davantage pour que Haïti puisse accéder à
l’essentiel de l’aide internationale disponible
», a déclaré un officiel du trésor américain cité
par Wall Street Journal dans sa publication du
15 juillet 2003.
Le régime de facto haïtien a récemment pris
des décisions, a indiqué John Taylor,
sous-secrétaire au trésor pour les affaires
internationales, dans une déposition devant la
commission des affaires étrangères au Sénat
américain. Dans le même temps, il reste à
lavalas, un régime anti-secteur-privé,
beaucoup à faire pour créer un environnement
propice à l’investissement, aux activités
entrepreunariales et à la croissance du
secteur privé », a souligné Taylor. Il a indiqué
que Haïti doit cheminer vers la stabilité si elle
veut profiter au maximum de l’assistance
internationale. Les problèmes de corruption ,
de violence et de droits humains empêchent
le régime bandit d’aristide de recevoir toute
forme d’aide qu’un gouvernement
démocratique recevrait, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Taylor a fait état de l’inéligibilité
d’Haïti à l’aide directe de l’administration
Bush, exception faite des projets relatifs au
SIDA et aux questions humanitaires. En outre,
Haïti n’ a pas encore adopté de mesures pour
freiner le trafic humain, un problème qui
pourrait faire réduire les chances du pays
d’accéder convenablement à l’aide. Taylor
indique que la Banque Mondiale a réduit
considérablement son action en Haïti. Car
elle n’est pas sûre que l’aide sera utilisée à
bon escient. Le régime du bandit aristide est
considéré comme un le plus corrompus des
Ameriques et un des plus corrompus au
monde.
|
Robert Benodin Guest 
21/7/2003 11:55:21
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La foi dans la garantie automatique du
déblocage des fonds, après le payement des
arrières, porte Aristide à reprendre du poile de
la bête. Le régime lavalas, le samedi 12
juillet, attaque physiquement la Caravane de
l’Espoir en faisant des victimes, les accusant
d’être des fauteurs de trouble et des agents
provocateurs !
A l’issue de l’audition du comité des affaires
étrangères du sénat américain, sur la
politique des Etats-Unis envers Haiti, on a
consenti à un déblocage conditionnel de
fonds en faveur d’Haiti, avec la nuance, qu’ils
seront directement gérés par la banque.
Le samedi 12 juillet, la Caravane de l’Espoir,
accompagnée de représentants de la
communauté internationale, est allée
présenter son nouveau projet de contrat
social au père Arthur Volel, au Centre Sainte
Thérèse Davilla qu’il dirige depuis des
années à la Cité Soleil. La caravane a déjà
visité et présenté son projet dans les neuf
départements. On connaît le rituel et le
comportement de ceux qui y participent. La
visite à la Cité Soleil, en aucun cas, ne pouvait
pas être différente de celles qui l’ont précédé
dans les villes des autres départements :
discours de circonstance, suivie de dialogue,
questions et réponses et la remise du
document. Ceci aurait pu se passer au son
des cloches de bois, au profit et à la gloire
d’un régime entrain de se démocratiser. Ceci
aurait pu être une preuve de la velléité
politique du régime d’établir un climat de paix
et de sécurité.
S’il s’agissait seulement de menaces faites à
la radio par le second maire de la Cité Soleil,
on pourrait aisément évoquer la fable de
Lafontaine « L’ours, et son maître ». On
pourrait aussi distribuer de l’argent sans les
maillots, pour maintenir une apparence de
spontanéité. Mais quant, Sow Anne s’y mêle,
distribuant personnellement, argent et
maillots, à l’effigie d’Aristide, l’implication du
palais national devient alors irréfutable. C’est
la manifestation ostensible et sans équivoque
de la volonté du leader du régime. Car
personne d’autre, ne peut ordonner Sow
Anne, à s’impliquer directement dans une
telle confrontation. Après le constat de ce
carnage inutile, on se pose la question :
A-t-on affaire à un leader qui agit avec
intelligence ou par instinct ? Que craint-il ? La
Caravane de l’espoir n’est pas entrain de se
massifier. Le nouveau contrat social est remis
exclusivement aux notables. La Caravane
n’avait et ne pouvait pas avoir la velléité de
supplanter Aristide dans son fief. Elle ne l’a
jamais tenté, nul part au-cours de ces visites
dans les 9 départements.
Le régime accuse les membres du Groupe
184 d’être des fauteurs de trouble et des
agents provocateurs. Si c’est ce que le régime
croit sincèrement ; il aurait du d’abord
remarquer que les membres du Groupe 184,
accompagnés de représentants de la
communauté internationale, étaient hors de
leur élément, particulièrement dans ce
bidon-ville. Qu’ils n’étaient pas en mesure,
compte tenu des rapports de forces, de
provoquer quoique ce soit en présence de
ceux qui les accompagnaient sans être
victime, exposant leurs vies et leurs biens.
C’est déjà un défi contre tout réflexe d’instinct
de conservation de prendre le risque de se
rendre à Cité Soleil, voir d’y provoquer
intentionnellement la bagarre.
Si l’intention de la caravane était vraiment de
provoquer la bagarre pour prouver que la
campagne électorale est impossible et par
voie de conséquence les élections aussi ; se
ferait-elle accompagner par les représentants
de la communauté internationale pour être
témoin de leurs forfaits ? Ne serait-il pas
dans l’intérêt du régime de les en empêcher
pour prouver le contraire ? Les représentants
du CARICOM et de la mission spéciale de
l’OEA, qui autant qu’Aristide, ont intérêt à
briser l’impasse, auraient saisi cette
opportunité, comme preuve irréfutable de la
bonne foi du régime et de la mauvaise foi des
secteurs d’opposition. Au contraire, Aristide
en a fait des victimes.
En provoquant la bagarre, le régime a prouvé,
en présence de témoins, qui ont été
eux-mêmes des victimes, qu’il n’est pas
intéresser à briser l’impasse et qu’il est prêt à
affronter la mise en demeure du chancelier
américain, Colin Powell. Dans l’histoire
d’Israël, la technologie avait assuré la victoire
de David contre Goliath : la fronde contre la
mâchoire d’âne. Cette fois ci, c’est le plus
faible qui a la mâchoire d’âne.
La propagande et la réjouissance naïve des
lavalassiens, après l’audition du comité des
affaires étrangères du sénat américain, nous
oblige à poser la question : de quoi s’agit-il ?
La réponse se trouve dans deux textes.
D’abord le discours d’ouverture du chairman
du comité, le sénateur Richard Lugar et
ensuite la déclaration du trésorier pour les
affaires étrangères, John Taylor.
Le discours d’ouverture du sénateur Richard
Lugar décrit clairement l’état d’esprit des
autorités américaines observant la situation
en Haiti, et leur perception de la crise actuelle.
D’abord c’est la description du cadre, la
catégorisation et l’énoncée des problèmes.
Haiti est devenu ou est entrain de devenir un
état en déliquescence ( a failed state), comme
la Somalie, Bosnie, le Rwanda et Sierra Léon.
Ces types d’états constituent des dangers
pour la sécurité internationale, régionale et
nationale des Etats-Unis. Ces états servent
d’incubateur aux cellules terroristes, comme
en Afghanistan par exemple. Les données
statistiques sont extraordinairement
exécrables : revenu per capita, l’espérance de
vie, la mortalité infantile et particulièrement le
taux d’infection des maladies infectieuses tel
que le SIDA. Ces états sont dominés par des
régimes despotiques et violents, provoquant
le déséquilibre économique, social et
politique, les activités économiques illicites et
l’émigration en masse. Cette émigration à
elle seule représente un danger pour la
sécurité des pays avoisinants. Voilà la
perception de la situation haitienne.
La crise actuelle a abouti à une impasse, due
au fait que le gouvernement refuse d’exécuter
les points énoncés par la résolution 822 de
l’OEA, aux quels il a volontairement consenti.
Voilà la perception de la crise actuelle.
La déclaration du trésorier John Taylor dit
clairement que les 34 millions qui vont être
débloqué la semaine prochaine, seront
versés à la Banque Centrale en
remboursement du prêt consenti au
gouvernement pour le payement des arriérés.
Les $146 millions de prêt réservé pour Haiti
seront débloqués, moyennant le respect des
conditions établies entre le FMI et le
gouvernement. Ces fonds sont alloués à
l’éducation, la santé, l’eau potable, les
services sanitaires, la réhabilitation et le
maintien des routes. Ces $146 millions
seront versés directement et graduellement
aux contracteurs exécutant ces projets, basé
sur les progrès constatés. Bien que ces fonds
constituent des prêts assumés par le
gouvernement, les versements iront de la
banque aux exécuteurs des projets.
Le déboursement de ces fonds dépend
exclusivement du déblocage de l’impasse. Si
l’impasse n’est pas brisée le 1er octobre
2003, l’administration Bush votera contre le
déblocage, la Banque Interaméricaine de
Développement aussi.
Leader de crise, Aristide dans sa politique du
pire, a exposé la Banque Centrale a un risque
extraordinaire. Le remboursement immédiat à
la Banque Centrale, c’est pour éviter le risque
qu’Aristide a provoqué en utilisant les $32
millions de réserve en dollars de la Banque
Centrale qui n’avait seulement que $35
millions. Si l’impasse n’est pas brisée ont
retourne au statu quo ante, mais pas à la
catastrophe qu’il voulait provoquer.
La mise en demeure prononcée par Colin
Powell en juin à l’assemblée générale de
l’OEA, met l’OEA, le CARICOM et le régime
lavalas en échec et mat. Aristide devra briser
l’impasse ou payer les conséquences.
|
Citoyen indigné Guest 
22/7/2003 17:26:11
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Des individus associés à la mafia du chef
bandit aristide ont effectué une fouille dans la
résidence du responsable de la première
église baptiste de Léogâne, pasteur Abraham
Joseph. Le pasteur Joseph indique que ce
groupe criminalisé a été emmené par un
agent de sécurité affecté au Palais national,
M. John Molière qui répond aux ordres de
Oriel Jean. Le religieux déplore la violation de
son domicile par des hommes lourdement
armés du pouvoir lavalas. Ce derniers
auraient également procédé à l'interrogatoire
des personnes qu'ils ont rencontrées dans la
maison au moment de cette fouille
scandaleuse et illégale, qui reflète l’absence
d’Etat de droit et la criminalisation du pouvoir
selon lui.
|
Radio Metropole Guest 
24/7/2003 10:54:21
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La Convergence Démocratique dénonce le
cynisme de la politique du Pouvoir Lavalas
La principale coalition de l’Opposition indique
que le gouvernement commandite des actes
de violence pour faire porter le chapeau à
l’Opposition et à la Société Civile . Dans ce
cadre , la Convergence se déclare solidaire
du coordonnateur du Groupe des 184 , André
Apaid Junior et dénonce le traitement infligé à
l’opposante, Judy Roy .
La Convergence dénonce un climat de
répression tenu , selon lui, par les autorités
Lavalas à l’encontre des opposants au
Pouvoir . L’un des drigeants , Victor Benoit ,
parle entre autres d’un éventuel plan ourdi par
le régime en place visant l’arrestation et
l’assassinat des membres de la classe
politique et de la Société Civile . En ce sens ,
les responsables de la Convergence
prennent la défense du Groupe des 184
organisations se trouvant dans la ligne de
mire des lavalassiens . M. Benoit appelle les
autorités Lavalas à respecter les normes
démocratiques .
Le responsable de la Convergence qualifie
d’inadmissibles les actes de tortures dont
sont victimes des membres de l’Opposition .
Victor Benoit en donne pour preuve la
situation de Mme Judy C. Roy, miliante de
l’Opposition , malmenée au commissariat de
Delmas 33. Le dirigeant du CONACOM ouvre
les pages de l’histoire pour rappeler au chef
bandit,Jan Bête Aristil , sa position après la
chute de la dictature des Duvalier. Victor
Benoit rappelle que le 26 avril 1986, le père
Aristil était du nombre des manifestants qui
réclamaient la fermeture de Fort Dimanche
comme centre de torture.
La Convergence Démocratique a dressé un
bilan de récents actes de violence commis ,
selon elle, par le Pouvoir Lavalas . Pour ce
regroupement de l’Opposition , l’incident
survenu à Cité Soleil,le 12 juillet dernier, était
un acte d’agression prémédité par le régime
en place qui , dit-il, cherche toujours à faire
des victimes les bourreaux . La principale
coalition de l’Oppositon se dit encore plus
révoltée quand ce sont la police et la justice
qui exécutent cette politique de manipulation ,
de mensonge et de renforcement de
l’impunité .
|
Citoyen Guest 
28/7/2003 15:06:18
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Jan Bête Aristil se pense bien intelligent, mais
c’est un mediocre petit dictateur qui utilise les
va-nu-pieds pour ses basses besognes. Son
regime ne fait que produire encore plus de
misere et d’analphabetisme qui seront
toujours plus bête comme leur chef bandit
Aristil.
|
CONASOVIC Guest 
30/7/2003 10:39:57
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Effondrement des coopératives : la
CONASOVIC poursuit la mobilisation contre le
régime bandit d’aristide en faveur des
victimes
La CONASOVIC ( Coordination Nationale des
Sociétaires Victimes) n’entend pas lâcher
prise pour récupérer l’argent des sociétaires
victimes de l’escroquerie d’aristide . Cette
organisation dirigée par Rosemond Jean
annonce une manifestation de protestation
pour le vendredi 1er août 2003 .
Rosemond Jean est plus que déterminé à
continuer la lutte visant le remboursement
des fonds des sociétaires victimes de la vaste
fraude de l’effondrement des coopératives .
Lechef bandit Jean Bertrand Aristide , a
dominé le débat pour avoir encouragé la
population à placer leur argent dans ces
entreprises . Le mafieux Aristide est critiqué
par le coordonnaeur de la CONASOVIC qui se
triture toujours la cervelle pour essayer de
comprendre ce qui se passe du côté du
Pouvoir. Les déclarations du chef bandit
Aristide sont truffées de mensonges , si l’on
croit Rosemond Jean qui reproche à Aristide
le non-respect de ses engagements .
Le porte-parole de la Coordination Nationale
des Sociétaires Victimes lance également
des flêches à l’endroit des responsables de
la Banque Centrale dans le cadre de ce
dossier . Rosemond Jean annonce que la
Coordination va intenter une action en justice
contre l’institution , qui , à son avis, ne défend
que les intérêts du chef de l’Exécutif. Dans ce
contexte , le dirigeant de la CONASOVIC a
rappelé la détermination affichée par les
victimes à obtenir réparation lors de
l’Assemblée Générale du 13 juin dernier.
Et pour faire entendre raison aux autorités ,
une manifestation pacifique contre le régime
en place est prévue. Il faut, selon Rosemond
Jean , faire échec au régime escroqueur et
criminel qui veut à tout prix empêcher la
décision d’un bailleur international de couvrir
la moitié des sommes volées dans les
coopératives d’épargne et de crédit. M. Jean
invite les victimes à gagner les rues de
Port-au-Prince , le 1er août.
Le président du Conseil National des
Coopératives (CNC) , Henriot Pétiote , est
également mis à l’index par la CONASOVIC.
M. Pétiote dirige une institution illégale,
affirme le coordonnateur général de la
CONASOVIC.
Le régime gangsters d’Aristide fait la sourde
oreille mais il a jusqu’au 31 juillet pour se
ressaisir , avertit Rosemond Jean .
|
CODH Guest 
31/7/2003 16:57:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Centre Oecuménique des Droits Humains
LE CHEMIN DE LA VIOLENCE LAVALAS
Le Centre Œcuménique des Droits Humains
a constaté que, malgré des échéances
internationales, spécialement au niveau de
l’OEA, demandant l’application des mesures
définies par la Résolution 822, le pouvoir
criminel Lavalas n’a rien changé dans sa
conduite pendant le mois de juillet qui vient de
s’écouler.
1,- UN DISCOURS INCOHÉRENT DE
VIOLENCE
Sous l’égide du « dialogue » et de « la paix »,
les citoyens de ce pays ont droit à une batterie
de déclarations caractérisées par une
agressivité aveugle et des accusations
répétées sans que la moindre preuve soit
apportée. Même les discours sur le thème de
la paix sont assortis de violence. Il est temps
que le gouvernement mette de l’ordre dans
les déclarations incohérentes de ses
différents porte-paroles, dans les
accusations lancées à la légère, chaque fois
que survient un incident, avant même toute
enquête concernant les faits.
Il est temps qu’on cesse de proférer des
accusations qui mettent tout le monde sous la
même étiquette,, utilisant des amalgames
absurdes. Pendant ce temps aucune
explication sérieuse n’est donnée, aucune
enquête sérieuse n’est faite. Tout cela aboutit
finalement à causer une impression
d’incohérence et d’impuissance.
Il est inacceptable que des menaces directes
assorties de bordées d’insultes soient
proférées contre des personnalités
religieuses comme Mgr Guire Poulard,
évêque de Jacmel.
Il est étrange qu’aucune autorité n’ait parlé du
cocktail Molotov qui a brûlé la voiture du Père
Arthur Volel.
Il est consternant qu’une entrevue, filmée et
enregistrée par la TNH, entre un ministre et
une prisonnière qui venait de passer huit
jours de cauchemar, ayant été battue à
l’Ecole de police et piétinée au commissariat
de Delmas 33, ait été «corrigée » par la TNH
pour supprimer les passages concernant
les tortures subies et pour faire dire à la
victime qu’elle n’avait pas été maltraitée. Mme
Roi a écrit une lettre datée du 26 juillet pour
dénoncer cette affaire.
Cette manipulation de l ‘information, cette
escroquerie, l’un des délits les plus graves de
la profession, s’est faite dans le mépris le
plus total des droits élémentaires de Mme
Judie C. Roi.
2.-LA VIOLENCE EN ACTION.
Les citoyens de ce pays ont eu droit, pendant
ce mois de juillet, à trois actions de violence
spectaculaires et singulièrement
inquiétantes.
-Il s’agit de l’agression subie par une
délégation du groupe des 184 à Cité Soleil, le
12 juillet 2003. Un groupe de personnes a
attaqué à coups de pierres une réunion de
citoyens qui avait lieu à l’intérieur de l’école
Sainte Thérèse de Cité Soleil. Les photos
sont disponibles sur plusieurs sites de
l’internet. Il y a eu 35 blessés dont 5
journalistes et 12 véhicules endommagés.
Aucune arrestation n’a été effectuée. Cette
agression a aussi comporté l’incendie d’une
voiture par cocktail Molotov. Immédiatement
après, a eu lieu l’incendie du marché «
MacDonald ».
-Il s’agit deuxièmement de l’embuscade de
Pernal dans le Plateau Central, le 28 juillet
2003, qui a coûté la vie de 4 membres d’une
délégation officielle du gouvernement :
M.Chériel Célestin, M.Jean-Marie Dépeignes,
M.Wilfrid Thomas, M.Adrien Célestin Une
cinquième personne , M.Mayenne Félix a été
blessé. Jusqu'à maintenant, même les
circonstances exactes de cette tragédie ne
sont pas établies.
-Il s’agit, troisièmement, du traitement
inqualifiable des tortures infligées à Mme
Judie C. Roi, 39 ans, 6 enfants, militante d’un
mouvement dénommé REPAREN, arrêtée le
14 juillet 2003, ainsi que 3 autres personnes
détenues au
Commissariat de Delmas 33 : Jeantel
Joseph, Chavannes Joseph et Adeler Reveau
. Ces séances de torture, l’illégalité totale des
procédures, le pillage de la maison et le vol
des véhicules, démontrent le désordre et
l’absence de leadership existant
actuellement au sein des services de justice
et de la police et du régime lavalas en
général, sans parler du mépris total des
droits de la personne.
LE CEDH DEMANDE :
1.-Qu’un conseil de citoyens enquête sur les
programmes de la TNH et de la Radio
Nationale pour vérifier comment les normes
d’impartialité sont observées dans la
programmation quotidienne de ces deux
institutions de Service Public.
2.-Qu’une enquête, appuyée par l’Office du
Protecteur du Citoyen, soit menée par
l’Inspecteur Général de la Police sur le
comportement des agents de la Police
Nationale impliqués dans les séances de
torture à Frères et à Delmas 33. Des
responsabilités doivent être établies. Des
sanctions doivent être prises..
Le CEDH insiste, d’autre part, pour qu’une
visite soit effectuée par la presse et des
organisations humanitaires, dont la Croix
Rouge, pour inspecter les locaux du
Commissariat de Delmas 33.
3.-Qu’une enquête, appuyée par la Mission
spéciale de l’OEA, selon les normes définies
par les accords signés récemment, soit
effectuée sur les événements de Pernal.
Centre Œcuménique des Droits Humains.
30 juillet 2003
|
HaitiDrugHeaven Guest 
01/8/2003 16:20:22
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le gouvernement américain s'est déclaré
jeudi préoccupé par l'empleur du trafic illicite
des stupéfiants par lavalas dans le pays.
L'ambassadeur Brian Deau Curran qui
rencontrait la presse pour la dernière fois ce
jeudi à Port-au-Prince, a déploré ce qu'il
appelle l'absence de coopération entre Haïti
et les Etats-Unis dans le cadre de la lutte
contre le ttrafic de la drogue.
Estimant qu'haïti est le seul pays de
l'amérique Latine à ne pas coopérer avec
Etas-Unis dans cette campagne, au contraire
les plus hauts dirigeants du gouvernement
haïtien sont impliqués dans le trafic de la
drogue.
Le diplomate américain qui est en fin de
mission en Haïti, a dénoncé les autorités
haïtiennes qui seraient impliquées selon lui,
dans le trafic des stupéfiants.
Haïti est le seul pays de la Caraibe où des
trafiquants de drogue sont à la tête du
gouvernement.
|
Alix Lamarque Guest 
05/8/2003 11:01:12
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Nous sommes prêts pour les élections,
déclare le président du CEP inopérant
Le président du Conseil Electoral Provisoire
dysfonctionnel, Alix Lamarque , affirme que
son équipe est prête à organiser des
élections frauduleuses au service du régime.
Invité du Journal du Matin de Radio Métropole
de ce mardi 5 août 2003 , M. Lamarque fait
part de sa détermination à organiser de
nouvelles élections dans les conditions que
le voudra le chef bandit aristide. « Les
élections seront différentes, facilement
contrôlables et manipulables » , déclare Alix
Lamarque qui dit avoir déjà une collaboration
avec les gangs et les partisans va-nu-pieds
d’aristide . De plus, le responsable électoral
compte faire appel à la Police Nationale
d’Haiti (PNH) pour intimider les opposants au
processus .
Alix Lamarque minimise les avertissements
lancés par l’Opposition , la Société Civile et la
communauté Internationale . Il croit dur
comme fer que le processus va ébranler les
opposants à la mafia totalitaire d’aristide, un
processus , dit-il, violent , les partis politiques
rejoindront le train électoral de même que les
observateurs par la forc s’il le faut.
Interrogé sur la crédibilité des élections, Alix
Lamarque a indiqué que la tenue de ce
scrutin se ferait dans le cadre d’élections
manipulées mais a rappelé que le mandat
du chef bandit aristide peut être prolongé
aussi longtemps que le souhaitent les
partisans du régime . Il en a profité pour faire
la promotion d’une carte pour les partisans du
régime afin de les différentier du reste de la
population votante .
Tout ceci ne sera possible , précise M.
Lamarque , à condition que l’Exécutif publie
un arrêté donnant de nouvelles directives à
l’institution électorale . Alix Lamarque rappelle
que le CEP qu’il préside avait pour tâche
d’organiser des élections bidons.
Le CEP d’Alix Lamarque est inopérant depuis
sa nomination en 2001 par le chef bandit
Jean Bertrand Aristide.
|
Dunois E Cantave Guest 
11/8/2003 20:00:38
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: De: KONAKOM
> Objet: La crise haitienne
> À: Dunois Erick Cantave
>
>
> Présentation du Dr. Dunois Erick Cantave
au colloque organisé par le Rassemblement
de Base des militants politiques (RBMP), le
jeudi 7 aout 2003 à "la Taverne" à Pétion-
Ville.
>
>
>
>
>
>
>
> LA CRISE HAITIENNE
>
>
>
> par Dunois Erick Cantave
>
>
>
>
>
>
>
> Malgré la pertinence et le caractère limitatif
du thème du colloque d'aujourd'hui :
"Prolongation de la crise socio-politique en
Haïti. Qui en est responsable ? Et comment la
résoudre ?" , il ne serait pas trop indiqué de
rentrer dans le vif du sujet sans prendre le
temps de faire quelques considérations
d'ordre structurel tant du point de vue
historique, géopolitique, national,
qu'international.
>
>
>
> Toutefois, nous disons d'emblée à
l'assemblée que nous sommes tous
responsables de cette crise, mais nous ne
sommes pas tous coupables. Ne soyez pas
trop choqué par mes propos, nous allons
mieux nous comprendre au fil de l'exposé qui
va suivre.
>
>
>
> En effet, notre jeune nation fêtera bientôt le
bicentenaire de son indépendance le 1er
janvier 2004, dans un contexte international
particulier, avec un passif historique riche en
événements, lourd en inquiétudes et en
interrogations civiques et patriotiques. Il est
temps de ramener nos héros nationaux à leur
vraie dimension et leur juste valeur humaine.
Cela ne devrait en rien diminuer leur geste ni
la portée universelle et humaniste de celle-ci.
Cette approche ne remet pas non plus en
question toute l'admiration et le respect que
nous leur vouons, ni la valeur des prouesses
qu'ils ont réalisées.
>
>
>
>
>
> Origines et historique de la nature des
pouvoirs d'État
>
>
>
> Au lendemain de la déclaration universelle
des droits de l'homme et de la révolution
française de 1789, nos aïeux ont
intelligemment tenu compte des
contradictions internes et externes des
colonisateurs pour initier un processus
irréversible devant conduire à la libération
générale des esclaves et à la proclamation de
l'indépendance d'Haïti. Il convient de souligner
ici qu'elle s'est aussi réalisée grâce au
tâtonnement, à l'indécision, aux
préoccupations guerrières hégémoniques
impériales et à la confusion des maîtres de
l'époque. Ils jonglaient entre le maintien des
colonies, l'abolitionnisme et le désir ardent
des esclaves et des nouveaux libres de
changer totalement leur condition d'existence.
>
>
>
>
>
>
>
> La fin du XVIIIe siècle annonçait déjà
l'arrivée du XIXe siècle avec son cortège de
découvertes scientifiques. Nous assistions
également à un développement fulgurant de
la pensée sociale dans ce siècle dit "siècle
de l'Encyclopédie" avec des écrivains
philosophes tels que Montesquieu (l'Esprit
des lois), Jean-Jacques Rousseau (Le
contrat social) et les lettres de Voltaire. De
profonds bouleversements intervenaient dans
les comportements, dans les mours, dans
les grandes orientations des États
européens, dans leurs rapports entre eux, et
avec l'outremer. La nécessité d'augmenter le
rendement des terres coloniales en
améliorant la qualité et les moyens de
production faisait aussi partie des
préoccupations de l'époque.
>
>
>
> La mécanisation agricole et le transport des
denrées alimentaires et autres produits par
l'utilisation de la machine à vapeur (1705) qui
avait fait son apparition et l'élimination
progressive de la traction animale et de la
main d'ouvre humaine devenaient de plus en
plus à l'ordre du jour dans les capitales
européennes.
>
>
>
> La libération des esclaves de
Saint-Domingue ne tient donc ni de la chance
ni du miracle ni d'un courage titanesque, mais
plutôt d'un concours de circonstances, de
facteurs internes et externes à la colonie, de
la volonté farouche de la plupart des esclaves,
mais pas de tous, de vivre libre et à l'abri de la
cruauté des maîtres.
>
>
>
> Ce qu'il convient aussi de noter à ce stade
de l'évolution de notre pays, c'est qu'il
s'agissait beaucoup plus d'un projet de
guerre contre les colons et l'esclavage.
L'organisation de la défense du territoire
contre tout retour éventuel des colonisateurs
devenait prioritaire. Ce ne fut pas un projet
clair de construction nationale. Un tel projet
s'articulerait plutôt autour des grandes idées
qui charpentent une nation, c'est à dire un
groupe d'individus avec une communauté
d'intérêts travaillant pour le bien être et
l'émancipation réelle de la population,
passant par l'instruction généralisée,
l'amélioration de sa qualité de vie, donc de
façon primordiale, par l'amélioration de son
alimentation donc de l'agriculture et de sa
santé.
>
>
>
> Au lendemain de l'indépendance, on n'a
noté auprès des nouveaux dirigeants aucune
démarche claire ni une volonté réelle
d'organiser un travail systématique de
production de richesses, de recherche de
nouveaux marchés, malgré un certain
isolement du pays créé et alimenté par la
France napoléonienne après sa défaite à
Saint-Domingue.
>
>
>
> Les préoccupations des insurgés étaient
surtout d'ordre militaire. Celles-ci étaient
beaucoup plus conjoncturelles et
immédiates. Cela se comprend aisément à la
lumière d'une lecture pragmatique et
dépassionnée de notre histoire. Mais il nous
faut éviter de refaire les mêmes erreurs du
passé en nous préoccupant uniquement du
conjoncturel en ignorant volontairement ou
involontairement le structurel qui devrait nous
permettre de mieux nous comprendre et de
mieux bâtir l'avenir.
>
>
>
> L'histoire d'Haïti, pourrait-on dire, est faite
d'une succession de dictatures avec des
intermèdes démocratiques que l'on
qualifierait mieux de moments de répits
sporadiques dictés par certaines
conjonctures. Tout au cours de notre histoire
de peuple, aucun projet véritablement
démocratique n'a jamais été conçu par nos
élites dirigeantes. En témoignent nos
multiples réflexions inscrites dans nos
nombreuses constitutions même dans celles
considérées comme les plus libérales.
>
>
>
> Ceci pourrait être l'objet d'un long et
fructueux débat, mais nous ne sommes pas
là pour cela aujourd'hui.
>
>
>
> Toujours est-il que le pouvoir personnel en
Haïti a toujours été au centre des
préoccupations de nos dirigeants
traditionnels. Il n'est pas du tout un artefact
mais bien un continuum de notre histoire. Il
est alimenté par un appât du gain, une
faiblesse chronique de nos institutions et une
mégalomanie quasi-permanente de nos
dirigeants successifs. Il ne faut pas oublier
que notre histoire nationale a débuté par la
constitution d'un empire, suivi d'une royauté
dans le nord, et d'une république autoritaire
tournant autour d'un régime présidentiel fort
dans l'ouest. Ce régime politique dans sa
nature, s'est reproduit et perpétué tout au
cours de notre histoire avec encore, la
seconde parenthèse impériale de Faustin 1er
de 1847 à 1859.
>
>
>
> Il s'agit donc pour nous aujourd'hui de
construire une nouvelle nation haïtienne et de
développer de nouveaux réflexes capables de
nous conduire à une société plus prospère,
plus juste et plus équitable.
>
>
>
> Nous sommes ici aussi aujourd'hui pour
nous pencher sur cette crise politique
conjoncturelle qui sévit au pays depuis la
réalisation des élections frauduleuses de
l'année 2000, pour essayer d'en dégager les
conséquences néfastes sur la vie de tous les
citoyens, tant du point de vue économique,
social que culturel, et pour tenter de trouver
des pistes de solutions qui nous paraîtraient
viables et durables pour toute la nation.
>
>
>
> Nous pensons qu'il serait aussi utile
d'analyser cette conjoncture à la lumière des
récents et significatifs événements qui se
sont produits au tournant de 1986 pour
atteindre cette infamie dans laquelle nous
vivons sous le régime actuel.
>
>
>
> Le nouveau contexte international
>
>
>
> Le départ de Jean Claude Duvalier et le
massacre de nombre de ses partisans (il faut
le dire tout de suite, les plus défavorisés, les
petits miliciens qui vivaient dans les
bidonvilles ont été livré à la vindicte populaire
afin de mieux protéger les barons du régime),
ce départ est survenu à la faveur des
nombreuses contradictions internes et
internationales marquées essentiellement
par les signes annonciateurs de la fin de la
guerre froide et une volonté de libéralisation
des pays satellites pour les préparer à un
nouvel ordre de choses.
>
>
>
> C'était la fin des dictatures militaires qui
sévissaient dans la région et la mise en ouvre
de cette autre politique basée sur un nouveau
paradigme souvent qualifié par certains de "la
pensée unique".
>
>
>
> Ce paradigme est véhiculé et mise en ouvre
par certaines universités nord-américaines,
les institutions financières internationales et
les organisations de Breton Woods, en
particulier le Fond Monétaire International
(FMI), la Banque Mondiale, la Banque
Interaméricaine de développement (BID) et
l'Organisation Mondiale du Commerce l'OMC.
>
>
>
> Cette nouvelle politique repose sur des
paramètres économiques constitués
globalement par la déréglementation totale
des marchés en faveur du libre échange, de
la libre concurrence entre les différents biens
et produits à travers le monde, tout en prônant
une certaine stabilité et prospérité qui
s'installeraient progressivement, grâce au
caractère naturel des forces du marché qui
sont capables de s'autoréguler.
>
>
>
> Vous comprenez bien qu'il s'agit ici de la
vision des néo-libéraux que j'ai essayé de
vous résumer dans ces quelques mots.
>
>
>
> Cette politique se fait à travers des mesures
d'ajustement structurel et d'austérité qui sont
fortement suggérées, pour ne pas dire
imposées, à tous les clients obligés, c'est à
dire aux gouvernements des pays adhérents.
Ce nouvel ordre mondial qui s'installe fait
référence aux nouvelles données
géopolitiques et géostratégiques relatives à
ce qui est appelée couramment la
mondialisation ou la globalisation de
l'économie.
>
>
>
> Il s'accompagne de cette nouvelle révolution
technologique de la fin du siècle dernier et de
ce début de siècle que sont les nouvelles
technologies de l'information et de la
communication avec sa composante majeure
qu'est l'internet.
>
>
>
> Ces nouveaux mécanismes s'opèrent, il faut
aussi le dire, en reléguant au second plan les
aspirations sociales légitimes des peuples.
Ceux-ci provoquent de profondes frustrations
et aggravent ainsi la fracture sociale de
nombreux pays de la planète, en particulier
celle des pays défavorisés du Sud.
>
>
>
> Rompus aux méthodes traditionnelles de
pouvoir, enivrés par la bave des flagorneurs,
incapables de faire une lecture rationnelle
des exigences de la nouvelle réalité
mondiale, Jean Claude Duvalier et ses
collaborateurs zélés se laissaient de plus en
plus aller aux extravagances d'un pouvoir
tapageur, archaïque, rétrograde et dépassé.
Un peu comme ce que nous observons
aujourd'hui à la télévision nationale avec ses
grotesques montages et propagandes et les
différents scandales qui émaillent le
fonctionnement du pouvoir lavalas. Ils
s'arc-boutaient sur des réflexes
ultra-conservateurs (la répression) en dépit
d'une conjoncture socio-économique précaire
et de la grogne populaire qui allait en
grandissant à travers le pays. Engoncés et
étranglés par ces contradictions, ils ont du
abandonner le pouvoir.
>
>
>
> Les différents gouvernements qui se sont
succédés après le départ de Jean Claude
Duvalier, (Les CNG 1,2et3eme version, les
Henry Namphy, Prosper Avril, Ertha Pascal
Trouillot, Jean Bertrand Aristide, les hommes
placés par les militaires lors du coup d'Etat,
Emmanuel Nerette et Emile Jonassaint, René
Préval) comme ceux qui l'ont précédé ( les
Sténio Vincent, les Elie Lescot, Dumarsais
Estimé, Paul Magloire pour ne citer que
ceux-là, ils n'ont jamais travaillé pour un
changement en profondeur, c'est à dire un
changement de nos structures archaïques,
n'ont jamais travailler pour un véritable essor
économique et l'intégration sociale des
masses populaires haitiennes.
>
>
>
> Ils se sont tous évertués à des
changements que l'on pourrait qualifier de
cosmétiques et de superficiels en faisant
vibrer la plupart du temps la fibre nationaliste
du peuple haïtien, en jouant sur l'émotivité, la
naïveté et la bonhomie des masses pour
sauvegarder les privilèges des classes
dominantes et perpétuer ainsi le statu-quo
tout en faisant semblant de changer.
>
>
>
> Cette technique de maintien du pouvoir
politique a accentué l'exclusion des masses
de tout progrès économique et social au profit
des seuls intérêts des élites haïtiennes.
>
>
>
> Quand ils ne se basaient pas sur la
question de couleur, (opposition entre noirs et
mulâtres), un certain indigénisme réactionnel
réducteur se référant presqu'exclusivement à
leur africanité, au vaudou et pour certains à la
bondieuserie, ils utilisaient la question
idéologique du choix de certains compatriotes
pour une société basée sur un modèle de
développement socialiste pour combattre les
velléités progressistes du peuple haïtien.
>
>
>
> On tombait alors dans l'horreur et la chasse
aux communistes pour faire plaisir aux
américains. La politique étrangère de ces
gouvernements ne se résumait qu'à cela.
Vous comprenez qu'avec une vision aussi
étriquée du monde et de la politique basée
strictement sur ce corollaire de la guerre
froide, nous ne pouvions pas aller très loin
dans notre quête de développement national.
>
>
>
> Aujourd'hui encore, nous assistons à ces
vieux alibis quand un secrétaire d'État lavalas,
faisant étalage de sa grande érudition, affirme
péremptoirement que l'arrivée du groupe des
184 organisations de la société civile à Cité
Soleil récemment pouvait être assimilée à
une provocation que ferait le Klu Klux klan en
pénétrant l'ancien quartier noir de Harlem à
New-York.
>
>
>
>
>
>
>
> Heureusement qu'avec la chute du mur de
Berlin et la nouvelle donne internationale, le
prétexte communiste peut être difficilement
utilisé pour combattre les opposants au
régime lavalas. Mais, ne vous faites pas
d'illusions, ils ne manqueront pas de trouver
d'autres prétextes et moyens pour essayer de
nous neutraliser.
>
>
>
> Aujourd'hui, nous sommes en face d'un
pouvoir délinquant qui prend le peuple haitien
en otage et tente d'ostraciser ses dirigeants
les plus combatifs au profit d'un petit groupe
d'arnaqueurs et d'usurpateurs qui ont fait
main basse sur le pouvoir politique. Ce
pouvoir lavalas ne néglige rien. Il utilise la
corruption sous toutes ses formes, la
violence, le mensonge et d'autres pratiques
mafieuses pour se maintenir au pouvoir et
s'enrichir au détriment du peuple haïtien qui
croupit dans la misère la plus abjecte.
>
>
>
> Les conséquences socio-économiques de
la crise.
>
>
>
> Nous ne verserons pas aujourd'hui dans un
long énoncé de chiffres absolus et de
pourcentages qui rendraient notre exposé
moins accessible à tous et un peu plus
rébarbatif qu'il ne l'est peut-être déjà. Nous
nous contenterons tout simplement de dire
que dans l'état actuel des choses, moins de
35% de la population haïtienne a accès aux
soins de santé dans le pays. Du point de
structurel, la couverture sanitaire qui remonte
au début des années 1920 est pratiquement
restée la même aujourd'hui en 2003.
>
>
>
> Très peu de dispensaires, de centres de
santé, d'hôpitaux dignes de ce nom ont été
construits. Quand ce fut le cas sur certaines
administrations passées, ils sont restés
dysfonctionnels et sont tombés pour la plupart
en ruine et servent d'enclos ou d'abris aux
cabris et aux cochons de la zone.
>
>
>
> 27 % de nos enfants souffrent de
malnutrition chronique. 13% d'enfants
meurent avant l'âge de cinq ans. 1000
mamans sur 100.000 naissances meurent en
accouchant.
>
>
>
> Les plus grands tueurs d'enfants chez nous
restent la diarrhée et la malnutrition.
>
>
>
> Vous comprenez donc que sans la
salubrité, l'accès à l'eau potable et une bonne
hygiène publique, il sera difficile d'arrêter ces
fléaux, voire impossible d'inverser la
tendance.
>
>
>
> Cette priorité que constituent l'hygiène
publique et la santé ne peut pas être pris en
considération dans un contexte ou le manque
de ressources, l'incompétence et la
démission de l'État se font autant sentir. En
effet, cette situation s'est aggravée avec la
réalisation des élections frauduleuses du
régime lavalas en l'an 2000 qui s'est vu mis
au ban des régimes démocratiques du
monde.
>
>
>
>
>
>
>
> Ce faisant, le gouvernement lavalas a attiré
de graves sanctions économiques sur le pays
et a accentué la méfiance des pays amis de
la communauté internationale envers nous.
Cette situation a favorisé un certain degré
d'isolement de notre pays.
>
>
>
> La mise en place de gouvernements lavalas
de facto successifs, c'est à dire de
gouvernements illégitimes du point de vue
national et tolérés par l'étranger, a réduit
considérablement les marges de manouvres
de l'Etat et des autres acteurs nationaux dans
tous les domaines, en particulier, dans les
secteurs de la santé et de l'éducation.
>
>
>
> C'est une nouvelle occasion pour nous de
réaffirmer sans ambages, la primauté de
l'organisation socio-politique d'une
communauté sur l'économique.
>
>
>
> Une société pauvre politiquement bien
organisée va créer des richesses, tandis
qu'une société riche, politiquement
désorganisée, va irrémédiablement
s'appauvrir.
>
>
>
> Les sociétés primitives se sont d'abord
socialement organisées pour vivre en paix,
créer une certaine harmonie selon des règles
établies, ont répartis les taches, ont créé des
richesses et se sont mis à échanger les
biens et services.
>
>
>
> Nous ne voulons pas sous-estimer la valeur
de la création de richesses et des échanges
économiques dans un pays. Ce serait tout
simplement faire preuve de cécité absolue et
d'illogisme dans notre observation des
sociétés modernes. Ce que nous disons,
c'est que ce progrès économique tant
souhaité ne se fera jamais dans un cadre
socio-politique instable et tourmenté. Aussi,
l'économique et le politique se tiennent
étroitement et évoluent ensemble.
>
>
>
> Il faut un cadre macro-économique stable et
assaini pour promouvoir les investissements
et une dynamique micro-économique des
différents agents pour créer des emplois, la
richesse et la croissance.
>
>
>
> Face à cette dégradation accélérée de notre
situation sociale et économique, nous devons
faire preuve de clairvoyance politique, de
combativité et d'esprit de sacrifice pour barrer
la route à ces volontaristes mal inspirés et
proposer à la fois des solutions originales,
intelligentes et productives capables de nous
sortir de cette chronique situation de
contraction et de stagflation économiques
dans laquelle nous pataugeons depuis
quelques temps.
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
> La manipulation du vote populaire
>
>
>
> Il ne faut jamais perdre de vue que la crise
politique actuelle a commencé avec
l'organisation des élections frauduleuses de
l'année 2000 réalisées le président lavalas de
doublure René Préval qui a tout fait pour
restituer le pouvoir, tout le pouvoir, à son parti
politique et à son chef Jean Bertrand Aristide.
Ce dernier le lui avait passé parce
qu'empêcher par la contestation nationale et
le refus de la communauté internationale de
lui accorder encore trois années
supplémentaires au pouvoir. Il les réclamait à
cor et à cri après les avoir exercées dans son
exil doré à Washington.
>
>
>
> Finalement, il a du se résoudre à diriger le
pays à partir de sa résidence privée à Tabarre
avec son marasa au palais national. René
Préval, qui portait alors pompeusement le titre
de président de la République, ne s'est pas
non plus embarrassé de scrupules pour
exercer toutes sortes de pressions sur le CEP
d'alors, dirigé par maître Léon Manus, pour
qu'il publie les faux résultats obtenus par la
manipulation des bulletins au premier tour du
scrutin.
>
>
>
> Il est inutile de rappeler aujourd'hui, la
boiteuse collaboration de certains partis de
l'opposition haïtienne qui ont en quelque sorte
permis à lavalas d'aboutir à ce monstrueux
montage et à cette burlesque et
antipatriotique manipulation. Bref, sans
vouloir les absoudre complètement, je dirais
que seuls ceux qui n'agissent pas ne
commettent jamais d'erreur. Toujours faut-il
savoir en tirer de bonnes leçons.
>
>
>
> La grande participation populaire du 21 mai
2000 ne laissait aucun doute sur le vote de
sanction que l'électorat haïtien s'apprêtait à
donner au pouvoir lavalas. Ce pouvoir n'avait à
son actif que des dépenses incontrôlées des
deniers publiques à Washington non
justifiées jusqu'à date, un sévère embargo
économique infligé au pays, une intervention
militaire étrangère sur le sol de Charlemagne
Péralte, leur soi-disant héros national de
prédilection, le démantèlement de la seule
force publique nationale d'alors, les forces
armées d'Haïti, une situation économique
catastrophique avec l'effondrement de la
gourde, un taux de chômage élevé persistant
et des éléphants blancs.
>
>
>
> Face à cette évidence, ils n'ont pas hésité à
détourner le vote populaire à leur profit en
utilisant des membres d'organisations
populaires lavalas et des éléments
corrompus de la Police Nationale. A cette
occasion, même certains de leurs zélés mais
honteux partisans admettaient la fraude et ne
se lassaient pas de répéter : "men'm si pa't
genyen tout gagòt sa'a, ou tou konnen se
lavalas ki t'ap toujou genyen eleksyon nan
peyi-a, paske se nou ki pi popilè ." Mais ils ne
pouvaient toutefois pas se résoudre à laisser
parler les urnes donc à laisser parler le
peuple haïtien dans des élections libres et
démocratiques.
>
>
>
> Dans la soirée du 21 mai 2000, les bureaux
de votes furent investis par les thuriféraires du
régime et les urnes emmenées dans des
commissariats de police où elles furent
trafiquées. Le président du conseil électoral,
maître Léon Manus, sous fortes menaces,
craignant pour sa vie et celle de sa famille, a
du gagner l'exil aux États-Unis d'Amérique où
il vit actuellement. Il n'a jamais raté l'occasion
de dénoncer ce scrutin frauduleux tant devant
l'opinion publique nationale qu'internationale.
Et vous connaissez la suite.
>
>
>
> Les atermoiements de la communauté
internationale
>
>
>
> Il n'est pas question pour nous d'attendre
qu'une communauté internationale occupée à
régler ses propres affaires, souvent avec une
attitude ambiguë dans ses positions
publiques, parfois prise à défaut, vienne nous
soustraire de l'arbitraire et de la dictature
lavalassienne. Oui, je dis bien "parfois prise à
défaut" car, quand un ambassadeur d'un pays
ami dit dans son désormais mémorable
discours d'adieu en s'adressant aux
dirigeants lavalas : "ce qui est demandé n'est
ni une capitulation ou une réforme en
profondeur, mais le changement." , vous
comprenez bien qu'il ne peut s'agir ici que de
changements cosmétiques, superficiels pour
tromper le peuple haïtien, car aucune autre
réforme sérieuse ne leur a été vraiment
demandée ou imposée, si ce ne sont que des
demandes réitérées d'ajustements
structurels, dont la privatisation des
entreprises publiques, liées au déblocage de
l'aide internationale pour un meilleur arrimage
de notre frêle économie au nouvel ordre
internat ional et au grand marché
hémisphérique d'Amérique prévu pour l'année
2005.
>
>
>
> Il ne faut donc pas nous attendre à être
remplacé dans notre rôle de citoyen par
aucune communauté internationale qui n'agit
ici ou ailleurs qu'au nom de ses intérêts
propres et qui se contentera toujours d'une
attitude opportuniste tant que ceux-ci ne sont
pas réellement menacés.
>
>
>
> Vous connaissez désormais la célèbre
valse en trois temps que danse l'Organisation
des États Américains en Haïti depuis environ
trois ans. Celle-ci se transforme aujourd'hui
en un fameux tango dénommé "résolution
822". Et comme il faut être à deux pour danser
le tango, la Convergence Démocratique s'est
vue remercier dans le rôle de protagoniste de
la crise que cette organisation hémisphérique
avait bien voulu lui attribuer pendant un certain
temps, pour mieux faire passer le temps.
>
>
>
> Aucune question morale de trafic illicite de
drogue, d'assassinats politiques, de
persécutions et d'exécutions de journalistes,
de persécutions et d'exécutions de militants
politiques, de dilapidation des caisses de
l'état, ne feront bouger nos amis de la
communauté internationale si les
conséquences et répercussions sociales et
économiques ne débordent pas le cadre de
nos frontières pour se faire sentir au sein de
leurs propres communautés.
>
>
>
> Ne nous faisons donc pas d'illusions. Il
nous revient à nous haïtiens de savoir ce que
nous voulons, de savoir où nous allons, afin
de prendre les dispositions et les moyens
nécessaires pour atteindre nos objectifs.
>
>
>
> L'issue véritable
>
>
>
> A l'orée de 2004, en ce début du troisième
millénaire, nous ne pouvons plus continuer
cette descente dans l'abîme, car nous y
sommes déjà. Il nous faut à tout prix amorcer
la remontée en utilisant tous nos atouts et en
tenant compte du nouveau contexte régional
et international qui se précise déjà. Nous
devons prendre toutes nos responsabilités
afin de définir et d'emprunter les nouvelles
voies devant nous conduire à la paix et au
développement de notre pays.
>
>
>
> Nous réaffirmons aujourd'hui encore, que
seuls le départ du gouvernement lavalas et la
mise en place d'un gouvernement de
transition selon une formule
extraconstitutionnelle peuvent nous conduire
à une sortie durable de la crise actuelle.
>
>
>
> Aucune élection précipitée, qu'elle soit
générale, régionale ou locale, sans une
préparation préalable du climat
socio-politique qui s'est déjà
considérablement détérioré et la
dépolarisation de la société haïtienne, ne
pourra nous replacer sur la voie de la stabilité
politique, du développement et du progrès. Il
faudra utiliser toutes les ressources
disponibles au pays, et si possible, celles
disponibles chez les Haïtiens vivant à
l'extérieur, pour aplanir le terrain, travailler à
une réconciliation nationale, dans le cadre
d'une saine justice pour tous, pour replacer le
pays sur le chemin du développement et
permettre enfin, la réalisation d'élections
libres, honnêtes et démocratiques dans un
délai raisonnable, tout en amorçant un
véritable redémarrage national.
>
>
>
> Merci.
>
>
>
> Pétion-Ville, le 7 aout 2003
>
>
>
> Dunois Erick Cantave
>
>
>
> KONAKOM: Le parti politique moderne pour
le Renouveau d'Haïti
|
SergePierreLouis Guest 
17/8/2003 15:47:10
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: > Mégalomanie sur fond de boue en Haïti (par
Serge
>Pierre-Louis)
>
>Je l‚ai écrit à plusieurs reprises. Aristide est
un
>tyran comme Néron le fut ; un despote
comme Staline le
>fut ; un mégalo comme Hitler le fut, un grand
malade
>mental comme Caligula le fut. Je me
rappelle même,
>avoir dit, en 1998 (!), au cours d‚une
émission à la
>radio : « Préval est cynique jusqu'à la folie,
>Aristide, lui, est fou jusqu‚au cynisme. »
C‚est san
>wont san santiman (sans honte ni
sentiment), et
>quotidiennement qu‚Aristide et ses sbires
multiplient
>les actes de folie, des actes qui ne font que
pousser
>notre pays au bas-fond de la misère et du
>sous-développement. Nous avons pris
l‚habitude de les
>signaler dans nos interventions, mais, ce
dernier est
>digne d‚être souligné à encre forte.
>
> Un spot/mégalo qu‚Aristide a distribué à
toutes les
>stations de radiodiffusion, de télévision et
aux
>journaux, évidemment aux frais de la
Princesse, autant
>dire : les deniers publics aux services de la
>mégalomanie. Un spot en créole que je
traduis en
>m‚efforçant de n‚enlever aucun mot :
>
>« Mes amis, avec cet embargo qui pèse si
lourd sur
>Haïti, vous pensez qu‚il y aura une
subvention cette
>année ? L‚année dernière, la présidence
nous avait
>aidé à nous procurer les livres moins chers
avec une
>réduction de 60%. Ce qui avait bien soulagé
les
>pauvres. ˆHey, hey ! Même si l‚on dit que les
femmes
>sont dans toutes les sauces, j‚ai une bonne
nouvelle
>pour vous : Malgré l‚embargo, cette année au
lieu de
>60%, la présidence nous fait une réduction
de 70% sur
>tous les livres. Parce que tout comme
Toussaint
>Louverture misait sur l‚éducation, de la
même façon
>aussi (sic), le président Aristide travaille très
fort
>pour que davantage d‚enfants aillent à
l‚école, comme
>cela se doit. ˆN‚avez-vous pas vu les jolis
autobus,
>les uniformes, les cantines scolaires qui
sont déjà
>prêts pour l‚ouverture des classes.
ˆComment ! Ces
>deux hommes-là, même après 200 ans, ils
partagent les
>mêmes idées ! »
>
>Certains peuvent s‚indigner que
Jean-Bertrand Aristide
>dans sa folie de grandeur se compare à
Toussaint
>Louverture, quand, en fait, en tant qu‚homme
d‚État,
>il est très loin de faire le poids. Mais,
attention !
>Il y a, au moins, un point sur lequel les deux
hommes
>se retrouvent : Toussaint s‚était proclamé
Gouverneur
>à vie, et Aristide prépare 2004 pour se
proclamer
>Président à vie. Vous suivez donc le fil de ma
pensée.
>Toussaint n‚était en rien obligé de se croire
le seul
>capable, (et c‚est dommage qu‚en avril
dernier, les
>débats publics sur Toussaint Louverture
fussent
>escamotés) quand, juste à quelques miles
d‚Haïti, dans
>la nouvelle République des 14 colonies, on
s‚attelait
>déjà à bâtir une nation, non à camper un
homme. Fut-il
>George Washington. Fut-il Thomas
Jefferson.
>
>Vous l‚avez vu, dans ses délires
mégalomaniaques
>Aristide se présente comme le bon papa, le
petit père
>des pauvres. Et cela ne peut que nous faire
rire. Il
>se trompe d‚époque, nous ne sommes pas
dans les années
>40. Le marrant est que, même si on
considérait
>Aristide comme un président légitime, on
comprendrait
>qu‚il serait un ŒŒlame duck‚‚, un canard
boiteux dont
>la mission directe en politique tirerait à sa
fin,
>étant à deux ans et demi de son second et
dernier
>mandat constitutionnel de cinq ans, et qu‚il
devrait
>se résigner à être remplacé par d‚autres
hommes et
>femmes. Au lieu de gaspiller les deniers
publics en
>T-shirts à son effigie, en banderoles, en
posters, en
>distribuant de l‚argent du trésor public aux
>ŒŒchimères‚‚ locaux et internationaux.
>
> De un. De deux. Quelle est cette histoire de
>président, de présidence, de subvention de
livres
>scolaires ? Pour Aristide donc il n‚y a pas de
>Ministère d‚Éducation nationale, pas de
Ministère des
>Affaires sociales, pas de Ministère des
Finances, pas
>de Mairies. Cela nous fait rire. C‚est qu‚il ne
se
>gêne même pas, le bonhomme. Toute autre
personne saine
>d‚esprit aurait honte d‚être la risée de tous,
tant au
>niveau national qu‚international. Pourtant, lui,
il
>est fier d‚être le président fait-tout. Tous les
>autres (fonctionnaires, ministres, directeurs,
maires,
>députés, sénateurs ) n‚ont qu‚à toucher des
salaires,
>les uns plus gros que les autres. Rouler les
voitures
>de luxe. Voyager et loger dans les grands
hôtels. Sois
>belle et tais-toi !
>
>Ce n‚est pas sans raison, pendant que nous
écrivons
>ces lignes, la Capitale haïtienne est en train
de
>succomber sous le poids des immondices,
ceci depuis
>plusieurs semaines. On regarde avec
tristesse ces rues
>jadis propres, aujourd‚hui faisant corps avec
des
>piles d‚ordures, de déchets de toutes sortes
: la rue
>Cameau, la rue Capois, la rue Alerte, la rue
>Monseigneur Guilloux, l‚avenue Magloire
Ambroise, la
>rue Fleury Bathier, boueuse en permanence,
(l‚une des
>rues ceinturant le grand Cimetière), la
Grand-rue,
>surtout au niveau du Portail Leôgane jusqu'à
>Martissant où il n‚y a que fatras et boue,
sans
>mentionner le bicentenaire impraticable. La
semaine
>dernière, après une pluie d‚environ une
heure des
>résidents de Carrefour se trouvant à
Port-au-Prince
>n‚ont pas pu rentrer chez eux. Il n‚y avait plus
de
>route, tout comme il n‚y a pratiquement pas
>d‚électricité. au pays de Jean-Bertrand.
>(Prochainement : Pour Christopher Dodd,
Caricom, OEA,
>Black CaucusQuelle démocratie !!!)
>Serge Pierre-Louis, Haïti, 8 août 2003
|
Micha Gaillard Guest 
20/8/2003 12:07:37
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Un Pacte « Société civile - Partis politiques »
pour empêcher le coup d’Etat électoral # 2
Micha Gaillard
Pour René Théodore qui avait, entre autres, le
sens aigu de l’analyse.
Après les trois ans de résistance vis-à-vis de
l’immense fraude électorale de l’année
2000[i] et contre le
rejet systématique, par le pouvoir en place,
des normes de la démocratie, de l’Etat de
droit, de la République et de la participation
citoyenne, la nation haïtienne se trouve en
face d’un nouveau coup d’Etat électoral en
préparation.
En effet, le gouvernement lavalas annonce la
tenue d’élections pour la fin de l’année en
cours en faisant fi des engagements qu’il a
contracté à travers la résolution 822 de
l’Organisation des Etats Américains (OEA).
Cette dernière, rappelons-le, est une feuille
de route votée par l’ensemble des pays du
continent, acceptée par la société civile
haïtienne et les partis politiques de
l’opposition, feuille de route permettant de
réaliser des élections libres et honnêtes à
partir d’un environnement sécuritaire et d’un
Conseil Electoral Provisoire de consensus.
Après avoir marroné, en pratiquant la politique
du « comme si il était d’accord » pour
implémenter les points de la résolution 822
qui étaient de son ressort (créer justement cet
environnement sécuritaire), le gouvernement
lavalas ne cache plus ses vraies intentions :
maintenir le statu quo de sa « démocratie
autoritaire »[ii].
Claironner la nécessité d’éviter le vide
institutionnel parlementaire (ce qui en soi est
un réel défi pour les démocrates) est, en
réalité, un prétexte avancé par les tenants du
pouvoir afin de pérenniser un système
politique autocratique, taillé sur mesure par et
pour Monsieur Jean-Bertrand Aristide,
système qui fonctionne donc en marge du
régime politique démocratique tel que défini
par la Constitution de notre pays.
Il n’est pas inutile d’ailleurs de rappeler que
les présidents « à vie » Papa et Baby doc
(1957-1986) ainsi que les responsables civils
et militaires, suite au coup d’Etat de ces
derniers (1991), avaient utilisé le même
argument (le vide institutionnel) pour justifier
la réalisation « d’élections » … tout en violant
systématiquement, et à grande échelle, les
droits élémentaires des citoyens et des
citoyennes, en particulier le droit à la vie et le
droit à la protection de ses biens. Un seul
objectif pour toutes ces dictatures : maintenir
de gré ou de force la trilogie « L’Etat – Le parti
au pouvoir – le Clientélisme ».
La trilogie lavalassiène :
« l’Etat – l’Organisation Fanmi Lavalas – le
Clientélisme »
Une fois la dictature militaire débarrassée
(1994), Lavalas, après avoir écarté les autres
partis du secteur démocratique ayant
contribué à son avènement au pouvoir et à
son retour après le coup d’Etat des forces
armées, Lavalas arrive donc au Palais
national et met en place les pratiques des
régimes de dictature qu’il avait lui-même
dénoncées et combattues. Du timon des
affaires, le président s’arroge des attributions
qui ne sont pas de sa compétence
constitutionnelle, en tant que locataire d’un
espace de pouvoir que les urnes (en 1990) lui
avaient momentanément donné.
Le système politique lavalassien se
caractérise, en fait, par un système où l’Etat et
le parti au pouvoir, l’Organisation Fanmi
Lavalas, se confondent. Il n’y pas de
distinction entre les attributions du
lavalassien, membre du Parti Organisation
Fanmi Lavalas, et de ce méme lavalassien,
comme fonctionnaire de l’Etat. Le Parti = l’Etat
et réciproquement. D’où la chasse, dans les
bureaux de l’Etat, aux militants, sympathisants
de l’opposition et de tous ceux qui ne veulent
pas faire, au moins tacitement, allégeance à
lavalas, bureaux considérés comme une
« branche » du Parti.
D’autre part, le pouvoir de « L’Etat –
Organisation Fanmi Lavalas » s’appuie sur le
clientélisme, c’est-à-dire sur un ensemble
restreint de personnes, d'entreprises et de
groupes qui sont entretenus à l’aide de
procédés démagogiques et surtout
d’attributions de toutes sortes d’avantages
socio-économiques. Les conséquences de la
logique du clientélisme lavalassien (et
d’ailleurs de tout clientélisme), c’est
l’exclusion, au profit d’une infime minorité, de
la très grande majorité des citoyennes et des
citoyens, des entreprises et des groupes de
leur droit de pouvoir bénéficier autant que les
« moun pa » des atouts qu’offre le pays.
Lavalas pousse le clientélisme jusqu’à une
forme de césarisme à l’haïtienne, dont les
traits caractéristiques sont l’exercice par un
seul homme de l’autorité absolue, autorité qui
soit-disant s’appuie sur le « peuple » et qu’en
conséquence, tous les éléments constitutifs
de ce « peuple » ont une redevance vis-à-vis
du Chef suprême qui leur a permis d’être
choisi parmi la masse et au détriment de
cette dernière.
Ce fonctionnement « Etat – Organisation
Fanmi Lavalas – Clientélisme » se substitue
donc, en lieu et place, au fonctionnement
normal, régulier, classique, des institutions
démocratiques tel que consacré par les textes
de base (Constitution, lois, codes, décrets,
règlements…). Toutes les institutions de
l’Etat, de la Présidence au Conseil
d’Administration des Sections Communales
(CASEC) en passant par les Ministères, les
Délégations départementales, les Mairies, le
Parlement, la Police Nationale, l’appareil
judiciaire, les institutions indépendantes
comme la Cour supérieure des Comptes et
du Contentieux Administratif, l’Office
Protecteur du Citoyen (OPC), l’Administration
publique dont l’Autorité Portuaire Nationale
(APN), la Téléco, la Poste, l’Electricité d’Haïti
(EDH), la Direction Générale des impôts
(DGI), l’Office Nationale d’Assurance (ONA),
l’Institut du Bien-être Social et de Recherches
(IBSR), les médias d’Etat … sont tous sous le
minutieux contrôle politique du « Parti
Organisation Fanmi Lavalas – Etat -
Clientélisme », sans oublier toutes les
chaînes privées de télévision par ondes qui
appartiennent directement à Monsieur
Jean-Bertrand Aristide ou à des prêtes-noms.
Les structures de l’Etat sont ainsi détournées
de leur fonction d’un service public pour toute
la collectivité et également de leur fonction de
cohésion sociale et nationale qui font de ces
institutions publiques leurs principale raison
d’être. Les programmes et actions des
différentes structures de l’Etat lavalassien
n’ont pour objectif que de pérenniser, le plus
longtemps possible, la présence des
membres du parti lavalas dans les différents
pouvoirs … pour se servir et ce contre la
communauté. C’est ainsi que, pour ne citer
que ceux-là, le programme d’alphabétisation,
le programme d’alpha économie (à travers le
bluff des coopératives), la réforme agraire, la
campagne « restitution – réparation contre la
France » et aujourd’hui la soi-disant réforme
de la Constitution, associée à des élections
pour combler « le vide parlementaire » n’ont
pour objet unique que de satisfaire un besoin
vital, celui de rester à tout prix au pouvoir, et ce
quelqu’en soit les moyens.
L’insécurité made in Lavalas
Pour pouvoir imposer son contrôle absolu
Lavalas utilise la misère des gens pour les
transformés en chimères organisés en
escadrons de la mort, la forme actualisée des
fameux tontons macoutes. Le pouvoir, et
étonnamment certains de ses alliées
latino-américains, justifient le fait que
l’insécurité est partout sur le continent et
« qu’il faut faire avec ». Pour eux, l’évocation
de l’insécurité, par les partis politiques de
l’opposition, par la société civile, en particulier
le secteur privé et les organisations des droits
humains ainsi que les Eglises (catholique,
protestante et épiscopale) sont des prétextes
pour ne pas aller aux élections. « Voyez la
Colombie, malgré la guérilla, les élections ont
quand même lieu » !
C’est vrai, mais la seule différence entre
là-bas et ici, c’est que l’insécurité, chez nous,
est programmée et exécutée à partir du
Pouvoir. Selon les révélations faites
récemment par d’anciens lavalassiens, les
chefs des escadrons de la mort sont des
barons du régime. Ces escadrons, selon les
aveux de membres « d’organisations dites
populaires », fonctionnent comme une mafia,
avec différents « parrains » qui ont leur
bureau dans les mairies, les boites de
l’administration publique (Téléco, Douane …),
les ministères, en particulier, celui de
l’Intérieur, la Police Nationale et même la
Primature et le Palais
présidentiel[iii].
Ces escadrons de la mort sont connectés aux
commissariats de Police. Un agent de
Police[iv] a révélé
que des « civils armés sont responsables de
nombreux cas d’exécutions sommaires et de
violations flagrantes des droits humains au
commissariat de Delmas 33 (zone
métropolitaine de la capitale) … et que des
indicateurs de police torturent des gens dans
une cellule spéciale du commissariat avant
de les exécuter dans la région de Petite Place
Cazeau (toujours dans le grand
Port-au-Prince) » !
Ces escadrons servent également à
l’exécution des basses manœuvres. Ils ont
agressé les membres du groupe 184,
représentants 13 secteurs sociaux organisés,
à Cité Soleil qui devait pacifiquement
présenté aux habitants de ce bidonville les
grands points de leur contrat social. C’est un
miracle qui a fait que la délégation des 184 ait
quitté la zone saine et sauve. Ces escadrons,
toujours selon les dires d’anciens chimères,
ont brûlé le marché du Port de la capitale, en
mettant sur la paille des centaines de
marchandes et de marchands.
En dehors de tout entendement, ces
organisations criminelles sont utilisées pour
perpétrées des actes à caractère répugnant.
La respectable Fédération Protestante
d’Haïti[v] estime
que le pays prend « à toute vitesse la direction
de l’impunité, du gangstérisme, de la
fripouillerie et de la criminalité » et de s’écrier
au sujet de l’enfant disparu à l’Hôpital
Général à des fins de sacrifice humain :
« Transformer Haïti, notre pays, le pays du
Christ en un Etat de bizango et de vampire où,
semble-t-il au vu et au su de nos dirigeants,
des sacrifices humains seraient faits, c’est
révoltant » !
Au moment des élections, ces escadrons de
la mort serviront, en relation avec les
structures formelles de l’Etat, à ce que les
résultats n’échappent pas, au mépris de la
souveraineté populaire, au verdict décidé par
M. Jean-Bertrand Aristide. « Elémentaire mon
cher Watson », comme dirait Sherlock
Holmes à son fidèle ami !
Un Pacte 184 – Partis Politiques
Il est clair donc que « combler le vide
parlementaire » n’a pas pour objectif de
satisfaire les intérêts de l’Etat de droit ni ceux
de la population mais, on n’arrêtera de le
répéter, de pérenniser la « privatisation, voire
la domestication » des institutions de l’Etat
par les autorités lavalassiènes à leur profit
exclusif. Pour les tenants du pouvoir,
hypocritement, le rappel de la Constitution n’a
d’autre objectif que de cacher des pratiques
arbitraires, autocratiques, corruptrices,
mafiosiques qui aujourd’hui, se retournent
contre la société et la détruit dans ses
fondations. Elle doit réagir … et vite.
Face à la gravité de cette situation et
surtout face au chemin faussement
« électoral » emprunté par le pouvoir pour
enfoncer le pays encore plus dans la crise
politique et ses conséquences économiques
et sociales désastreuses, il est urgent et
politiquement obligatoire que la société civile
et les partis politiques de l’opposition fassent
preuve de dépassement et proposent à la
Nation un autre chemin. Un chemin ouvrant la
voie vers un changement en profondeur.
Ce défi est immense car le statut non
partisan de la société civile doit être protégée,
de même que les partis politiques doivent
faire preuve d’abnégation et comprendre le
délicat moment politique. Il est nécessaire,
pour les secteurs civique et politique, de
résoudre une équation à trois inconnues
complexes, à trois réalités qui au départ
peuvent être considérés comme
irréconciliables: arriver à harmoniser une
stratégie intégrant, en premier lieu, une
exigence de la majorité de la population qui
estime qui rien de sérieux n’est possible avec
M. Jean-Bertrand Aristide à la tête du pouvoir ;
en second lieu, une société civile jeune
composée de secteurs ayant des intérêts
contradictoires (dont ceux qui ont des
relations de travail avec le pouvoir, pas
seulement le secteur privé) mais en même
temps qui veut apporter sa contribution
patriotique pour une sortie de crise et, enfin,
une communauté internationale qui veut
accompagner Haïti et qui ne peut, pour des
raisons de relations diplomatiques,
demander la départ de celui que nous
considérons, nous, comme un usurpateur du
« fauteuil bourré ».
Des pistes de sortie de crise
existent : celle du 15 décembre 2002 de
l’ensemble des forces politiques de
l’opposition qui propose un gouvernement de
transition ayant à sa tête un membre de la
Cour de Cassation qui réalisera
principalement des élections. La Fédération
Protestante et le KONAKOM suggère des
élections générales en 2004. L’Eglise
catholique avait elle-même proposé, l’an
dernier, un raccourcissement du mandat du
Président Aristide, parmi ses trois scénarios.
Que les partis politiques de l’opposition et la
société civile (les « 184 » avaient promis de
présenter leur propre sortie de crise)
ramassent toutes les propositions et les
fusionnent en une !
Avec cette alternative unique et
acceptable qui intègre les éléments de la
résolution 822, les forces vives nationales
pourront ainsi former un Front large. Cette
proposition, parce qu’unique, consensuelle,
sera mobilisatrice et créera une nouvelle
dynamique politique et sociale qui stimulera
les énergies de l’ensemble de la population
pour barrer la route à l’inacceptable et offrir
une alternative de transition qui soit
elle-même raisonnable et acceptable pour
tous.
Parallèlement, cette alternative de
transition ne devra pas occulter la nécessaire
adaptation des structures politiques et
civiques qui auront à se préparer, chacun
dans sa sphère d’action, pour la gestion de la
dite transition. D’autre part, à l’occasion des
prochaines élections, les bonnes, les partis
politiques auront à présenter leur programme
qui montrera comment éradiquer à jamais la
trilogie « L’Etat – le Parti au pouvoir – le
Clientélisme ».
Citoyennes et citoyens, engagés
politiquement, civiquement ou non, nous
devons nous montrer à la hauteur des
exigences de l’heure. Au travail !
Micha Gaillard
Port-au-Prince, 18 août 2003
|
NCHR Guest 
21/8/2003 10:14:04
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La Coalition Nationale pour les Droits des
Haïtiens (NCHR) dresse un rapport accablant
pour le Pouvoir criminel Lavalas
La NCHR vient de publier un document sur le
fonctionnement de civils armés
communément appelés attachés dans les
commissariats de police. L’organisation
dénonce les pratiques violentes et criminelles
de ces individus qui agissent en toute
impunité sous les ordres du chef bandit Jan
Bête Aristil.
Jamais de rapport si exhaustivement
documenté n’a été rendu public par
l’organisation de défense des droits humains.
Une demi-douzaine de civils lourdement
armés s’offrent en spectacle pour prouver la
quantité et la qualité de leur armement et
l’étendue de leur pouvoir, et le décor est
planté. Des photos en couleur des attachés
publiés dans le rapport, des armes de guerre
exhibées, ces civils participeraient à une
cérémonie de baptême du côté de la Vallée
de Jacmel au moment de la prise de ces
photos, souligne le rapport de la Coalition .
De plus , la NCHR a publié une longue liste
de civils travaillant pour le compte de la Police
Nationale d’Haiti (PNH) répartis dans divers
commissariats du pays. La NCHR cite entre
autres le cas de ceux de Delmas 33 qui
seraient spécialisés dans le vol ,le viol , la
bastonnade , l’exécution sommaire , des
arrestions suivies de disparitions , le
kidnapping. En dénonçant le commissariat de
Delmas 33 considéré comme un véritable
bastion des gangs armés de lavalas, la
Coalition a présenté un specimen de carte
d’autorisation avec la signature du
commissaire Monpremier donnée à ces
attachés . Des attachés, écrit la Coalition, qui
ont pour cible privilégiée les grands
commerçants , les hommes d’affaires , les
propriétaires de véhicules flambant neuf , les
militants politiques de l’Opposition, les
journalists et les haitiens revenant de
l’étranger . Une situation grave qui porte la
NCHR à crier au scandale . Pire, ces individus
auraient intégré une structure de la Police
Nationale dénommée Brigade Spéciale (BS) ,
explique Yolène Gilles , membre de la
Coalition .
Dans ce document , la NCHR a pris soin de
citer de nombreux cas d’assassinats, de
disparitions , des cas de rançonnement des
habitants de Petite Place Cazeau attribués
aux attachés les plus cruels et dont les noms
sont cités , des plaques d’immatriculation et
marques de véhicules dans lesquels circulent
ces attachés ,se déclarant membres du
groupe « zéro tolérance » du commissariat de
Delmas , espace privilégié pour des actes de
torture , des cas de bastonnade . S’il faut
prendre au mot la NCHR , certaines zones de
la région de Port-au-Prince telles Adoquin (
Delmas 33) , Habitation Vorbes , Petite Place
Cazeau, la route Batimat reliant la route de
l’aéroport à Cité Soleil seraient utilisées
comme abattoir et de fait déconseillées aux
usagers.
Curieusement , les faits rapportés par la
Coalition Nationale pour les Droits des
Haitiens ont été en grande majorité dénoncés
une semaine auparavant par un policier
déserteur affecté au commissariat de
Delmas. Dans une déclaration à Radio
Métropole depuis l’étranger, l’agent II Charles
Jean Panel était critique vis-à-vis des
responsables de la police en raison de ce
qu’il appelait lui même l’orientation criminele
et dictatoriale donnée à la Police Nationale
sous le régime sanguinaire de Jan Bête
Aristil.
La NCHR, auteur de ce document, souligne
que les pratiques arbitraires qu’on dénonçait
avec force pendant la période du coup d’Etat
ont refait surface . Un phénomène « qui ferait
partie désormais de l’arsenal répressif mis
en place par le Pouvoir ». L’organisation de
défense des droits humains affirme que la
chronique de la dictature est souvent
associée à l’existence et au fonctionnement
de corps parallèles , illégaux créés pour
neutraliser les structures institutionnelles
prévues par la Constitution et les lois .
De plus, elle rappelle que la vitalité de la
dictature des Duvalier reposait sur l’activité ou
plutôt sur les actes d’intimidation et la
criminalité des Volontaires de la Sécurité
Nationale (V.S.N.) communément appelés «
tontons macoutes » . Et sous la pression de
ce corps parallèle ,écrit la NCHR , l’armée
était asservie , humiliée , ignorée le plus
souvent .
Des faits dans le passé qui rappellent les
propos tenus par le policier déserteur du
commissariat de Delmas . Charles Jean
Panel se disait impuissant et se sentait
même révolté face aux exactions perpétrées
par les attachés affectés au Commissariat de
Delmas 33 .
En dépit de toutes ces dénonciations , le
Pouvoir n’ a toujours pas dit mot .
|
Michael Norton Guest 
25/8/2003 14:42:40
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Haitian Thuggery Revived, Rights Group
Charges
By MICHAEL NORTON
PORT-AU-PRINCE, Aug 20 (AP) -- A human
rights group on Wednesday accused
Haitian authorities of using police auxiliaries
to intimidate the public
and discourage opposition to the government
of President Jean-Bertrand
Aristide.
The special brigades of auxiliaries commit
robberies, rapes and murder
and create a climate of fear that is reminiscent
of past dictatorships in
the impoverished Caribbean nation, according
to an 11-page report by the
National Coalition for Haitian Rights.
"If something is not done, Haiti risks being
turned into a bandit
state," said a spokeswoman for the group,
Marie-Yolene Gilles.
The report follows months of allegations by
government opponents, human
rights groups and the U.S. State Department
that police have aided armed
supporters of Aristide in disrupting opposition
protests and meetings.
The government denied the report's findings,
calling it a "partisan"
account.
"There are no police auxiliaries," government
spokesman Mario Dupuy
said, adding that rights group the National
Coalition for Haitian Rights
was "attempting to destabilize the government
by undermining the morale of
the police."
The auxiliaries sometimes wear uniform,
use weapons and vehicles
provided by authorities or carry official
identification, the report said.
The report called the agents a "revised,
corrected, and augmented" form
of the dreaded Tonton Macoute militia used
during the 29-year Duvalier
family dictatorship that ended with the 1986
ouster of Jean-Claude
Duvalier.
In 1994, U.S. troops restored Aristide to
office, and dismantled the
army that had ousted him three years earlier.
Aristide deployed a civilian
police force in 1995, but many members have
since been accused of brutality
and drug trafficking.
The government and opposition had been in
a stalemate since Aristide's
Lavalas Family party swept 2000 elections
that observers said were flawed
|
HaitiPressNetwork Guest 
01/9/2003 17:17:18
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La police lavalassienne disperse dans le
sang une manifestation au Cap-Haïtien, le
directeur de radio Maxima gravement blessé
par des gangsters de Jan Bête Aristil
Posté le 30 août 2003
Jean-Robert Lalane, directeur de radio
Maxima, une station du Cap-Haïtien, a été
blessé, samedi 30 août, d’un projectile à la
tête, lors d’une manifestation dispersée par la
police de la dictature d’Aristil, a constaté un
reporter de HPN.
La police de la deuxième ville du pays a
dispersé, faisant au moins un blessé, samedi
peu après la mi-journée, une manifestation
du Fond de l’opposition dans le Nord, qui
entendait réaliser, samedi et dimanche, le
week-end de solidarité pour dire non à
l’intolérable, exiger le départ du pouvoir
mafieux en place et organiser des élections
générales dans le pays.
Un autre blessé par balle a été également
enregistré au fil des événements.
Un colloque, des débats, une marche
pacifique et un sommet des partis politiques
de l’opposition devaient se tenir dans la
deuxième ville du pays à l’occasion du
week-end de solidarité. La première journée
d’activités a été considérablement perturbée.
Dans la matinée, des barricades
enflammées, dressées à l’entrée sud-est de
la ville par des proches du pouvoir lavalas, qui
avaient annoncé la couleur par des prévisions
sanguinaires en milieu de semaine, avaient
barré l’accès au centre-ville à une délégation
venue de la capitale, 252 kilomètres, pour
participer au mouvement de l’opposition.
La police du tyran Jan Bête Aristil avait
annoncé cette semaine son incapacité de
sécuriser les activités du FON, qui, avait-elle
dit, coïncidaient avec les fêtes champêtres
dans la région. Le délégué départemental du
Nord, Jean Myrtho Julien, en avaient exigé
l’annulation. Le Fond de l’opposition a tenu à
réaliser le week-end de solidarité, criant au
boycott du côté de la police.
|
Radio Metropole Guest 
03/9/2003 14:52:06
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Application de la 822 :le 4 septembre n’est
pas une date butoir, dit le Pouvoir mafieux
d’Aristil. L’Opposition place l’international
devant ses responsabilités
Le régime Lavalas affirme haut et fort que la
date du 4 septembre ne représente pas une
échéance en ce qui a trait à la mise en œuvre
de la Résolution 822 de l’Organisation des
Etats Américains (OEA), adoptée il y a une
année .
Selon le secrétaire d’Etat à la propagande ,
Mario Dupuy, les secteurs de l’Opposition et
de la Société Civile se trompent sur la
question de la réévaluation du rôle de l’OEA
en Haiti . Commentant la position américaine
en faveur de cette remise en question , le
porte-parole de la dictature a indiqué que
l’OEA n’était pas seulement composée des
Etats-Unis mais de plus de 30 états.
En marge du « Mardi de la Presse » du 2
septembre 2003, M. Dupuy a accusé
l’Opposition de provoquer la violence du
régime Lavalas . Mario Dupuy estime que
cette situation s’inscrit dans le cadre de la
stratégie définie par l’Opposition pour
démontrer l’impossibilité de la tenue
d’élections législatives cette année.
L’Opposition rejette les accusations portées
contre elle par le porte-parole de la dictature.
L’un des dirigeants de la Convergence
Démocratique , Paul Denis, indique que le
pouvoir se refuse systématiquement, depuis
deux(2) ans, à appliquer les Résolutions 806
et 822 qui prévoient le châtiment des auteurs
des violences du 17 décembre 2001 et le
démantèlement des gangs armées afin de
conduire à la formation d’un conseil électoral
de consensus.
En ce qui a trait au 4 septembre marquant le
1er anniversaire de l’adoption de la 822, M.
Denis, invité du journal du matin de Radio
Métropole de ce mercedi 3 septembre, estime
que la Communauté Internationale doit avoir
le courage de questionner la volonté politique
du chef bandit Jan Bête Aristil d’instaurer un
régime narco-étatique en Haïti. Ainsi, pour le
dirigeant de la Convergence , Aristil est un
obstacle à la Démocratie et la Communauté
Internationale a pour devoir de le contourner
ou de le lever.
Aussi, l’Opposition rejoint-elle la position de
la Société Civile qui supporte la réévaluation
de la Mission de l’OEA en Haïti en ce mois de
septembre comme le réclame
l’Administration Américaine.
|
State Department Guest 
09/9/2003 14:45:26
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Crise politique: Washington menace le
Pouvoir mafieux Lavalas de sanctions si rien
n’est fait dans les semaines à venir pour
résoudre la crise
“Les Etats-Unis accordent quelques
semaines au régime Lavalas pour prouver sa
bonne foi dans le cadre du processus visant à
la résolution de la crise politique” .
Déclaration de l’Assistant Secrétaire d’Etat
pour l’Hémisphère, Roger Noriega et
rapportée par l’Agence Reuters .
Dans une intervention faite , le lundi 8
septembre 2003 , à Washington , M. Noriega
souligne que le gouvernement accorde un
délai s’étendant “sur des semaines et non
des mois” pour qu’il rétablisse un climat de
confiance et de sécurité dans le pays pour
faire avancer le processus électoral .
L’Assistant Secrétaire d’Etat , Roger Noriega,
précise que les Etats-Unis ne vont pas
imposer de sanctions contre le régime haitien
sans l’appui de ses voisins du CARICOM. «
Nous sommes en train d’exercer des
pressions supplémentaires pour chercher à
convaincre le pouvoir haitien de la nécessité
de faire des petits pas pour restaurer la
confiance en matière de sécurité pour que le
peuple haitien puisse se sentir confortable
afin de prendre part au processus électoral “,
soutient l’Assistant Secrétaire d’Etat pour les
Amériques .
Roger Noriega fait remarquer que les
Etats-Unis ne peuvent avancer sur la voie des
sanctions contre le régime haitien avec
l’application de la Charte Interaméricaine de
l’OEA pas avant que les pays du CARICOM
rejoignent la position américaine. . Le
diplomate a souligné que Washington veut
travailler de concert avec ses amis du
CARICOM sur le dosseir d’Haiti sans adopter
de mesures unilatérales. L’Assistant
Secrétaire d’Etat pour l’Hémisphère indique
également que ces sanctions seraient à
caractère plus politique qu’économique tout
en se gardant de faire des propositions
concrètes .
Roger Noriega rappelle que l’OEA a choisi un
ambassadeur de carrière Terrence Todman
pour tenter de favoriser la reprise du dialogue
entre le régime ,l’Opposition et la Société
Civile . L’Assistant Secrétaire d’Etat Américain
pour l’Hémisphère précise toutefois que cette
Mission a démarré dans un contexte difficile
où la police a interrompu violemment des
manifestations d’expression politique de
l’Opposition .
|
Radio Metropole Guest 
12/9/2003 12:33:57
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mise en oeuvre de la Résolution 822 : le
régime bandit d’aristide sévèrement critiqué
par le chef dela Mission Spéciale de l’OEA
David Lee
Le Pouvoir mafieux Lavalas à travers le chef
de Cabinet du Secrétaire d’Etat à la sécurité
publique, Dany Fabien s’en prend violemment
au chef de la Mission Spéciale de l’OEA en
Haïti, David Lee, qui dénonce l’absence de
progrès réalisé par le régime dans
l’application de la Résolution 822.
Le chef de la Mission Spéciale de l’OEA en
Haiti ,David Lee, avait annoncé que
l’Organisation Régionale allait adopter des
mesures sévères pour forcer les bandits de
lavalas à faire avancer le processus de
résolution de la crise née des élections
frauduleuses du 21 mai 2000 dans le courant
de ce mois de septembre . Lors d’une
conférence de presse à Port-au-Prince , le
jeudi 4 septembre , au Centre Haitien de
Presse (CHP) coïncidant avec le premier
anniversaire de l’adoption de la Résolution
822 , le diplomate canadien avait précisé que
le timing était pour ce mois de septembre
dans le courant de la deuxième semaine . A
cette période , avait ajouté M. Lee , l’envoyé
spécial de l’OEA , Terrence Todman, devra
communiquer son rapport au secrétaire
général, César Gaviria, qui doit ensuite
s’adresser au Conseil Permanent .
Dans l’intervalle , David Lee avait dressé un
bilan très médiocre de l’application de la
Résolution 822 par le pouvoir lavalassien. Le
chef de la Mission Spéciale n’avait pas caché
sa grande déception dans la mesure où,
affirmait-il, la population continuait de souffrir
de la négation des principes démocratiques,
de la corruption et de la criminalisation du
régime d’aristide .
David Lee avait exprimé son amertume du fait
que les conditions de sécurité réclamées par
la Communauté Internationale pour la
formation du Conseil Electoral Provisoire de
consensus n’étaient toujours pas réunies .
|
HaitiPressNetwork Guest 
18/9/2003 16:49:25
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: " Il est normal de réclamer le départ de Jan
Bête Aristil"
Un responsable de l'opposition dans le
Nord-Ouest appelle la population à poursuivre
la mobilisation anti-Aristil.
Port-de-Paix -" Si Aristil a instauré une
dictature dans le pays, il est normal que les
citoyens réclament sa démission ". C'est ce
qu'a déclaré M.Jacques Guémard,
responsable du PNDPH (un parti de
l'opposition) dans la région. Il appelle la
population à poursuivre la mobilisation
anti-lavalas pour contraindre le chef bandit
Aristil à abandonner le pouvoir.
|
Radio Metropole Guest 
24/9/2003 11:56:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Nouvelle manifestation contre Jan Bête Aristil
aux Gonaïves , des blessés sont enregistrés.
Au moins cinq (5) personnes auraient été
blessées par balle , aux Gonaïves , ce
mercredi 24 septembre 2003, lors d’une
manifestation anti-Aristil des partisans du
puissant chef de gang Populaires (OP) , Amiot
Métayer, assassiné par le régime lavalas.
Les personnes victimes ont été recensées
dans le quartier populaire « Raboteau » ,
bastion du chef de « l’Armée Cannibale »
suite à l’intervention de la Police Nationale
d’Haiti (PNH) à coup de tirs d’armes
automatiques et de gaz lacrymogène . Il s’agit
de la deuxième manifestation en faveur du
départ de Jan Bête Aristil en 48 heures
organisée par les proches de M. Métayer qui
accusent le chef bandit d’être personellement
impliqué dans le meurtre de l’ancien militant
Lavalas . Le frère de la victime , Butter Métayer
, se déclare déterminé à obtenir le départ de
Jan Bêtee Aristil qui doit intervenir , dit-il, avant
les funérailles de « Cubain ».
Amiot Métayer alias « Cubain » a été retrouvé
mort par balles dans la matinée du lundi 22
septembre 2003 non loin de Saint Marc . Ses
proches affirment qu’un militant Lavalas
dénommé Paul Odonel était venu le chercher
chez lui ,dimanche dernier et depuis aucune
nouvelle de M. Odonel dont la famille aurait eu
le temps de quitter la Cité de l’Indépendance.
|
Aba Aristil Guest 
29/9/2003 12:43:33
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Gonaïves toujours sous tension , une
semaine après le meurtre d’Amiot Métayer par
le régime de Jan Bête Aristil. Deux maisons
incendiées , ce lundi ...
La situation est toujours très tendue aux
Gonaïves, une semaine après l’assassinat
du chef d’Organisations Populaires (OP)
Lavalas , Amiot Métayer . Ce lundi 29
septembre 2003 , deux (2) maisons dont la
résidence du père du commissaire de police,
Harold Adécla , ont été incendiées dans le
quartier de « Jubilé ».
Selon des témoins , l’acte a été posé par des
partisans de M. Métayer armés portant des
cagoules . Une première tentative d’incendie
de la résidence du père du policier, au milieu
de la semaine dernière, avait échoué au
moment où la police annonçait l’arrestation
d’une douzaine de manifestants anti-Aristil.
Dans plusieurs quartiers de la ville où les
activités sont paralysées depuis environ une
semaine , des barricades enflammées sont
dressées et de temps à autre, des tirs sont
entendus. La police qui a augmenté ses
effectifs aurait déjà effectué en début de
matinée de ce lundi plusieurs arrestations .
Les membres de « l’Armée Cannibale »
appellent le chef bandit , Jan Bête Aristil , à
remettre le Pouvoir au président de la Cour de
Cassation en vue de la formation d’un
gouvernement de consensus qui sera chargé
de la tenue d’élections générales, du
rétablissement d’un Etat de droit et de la
démocratie dans le pays. Le porte-parole de «
l’Armée Cannibale », Wenter Etienne,
annonce la poursuite de la mobilisation
jusqu’au départ du Président de la
République. Selon le dirigeant de cette
Organiation Populaire (OP), le mouvement de
protestation va s’étendre sur l’ensemble des
régions du pays cette semaine. Wenter
Etienne met en garde le Pouvoir contre toute
tentative de soudoyer des membres du
mouvement. Il réaffirme la détermination des
manifestants à aller jusqu’au bout pour
obtenir le renversement du Pouvoir Lavalas et
obtenir justice pour Amiot Métayer, assassiné
pendant le week-end du 19 au 21 septembre
2003 par Jan Bête Aristil.
Des barricades enflammées étaient placées
tôt ce matin dans les entrées Nord et Sud de
Saint Marc , deuxième ville en importance
dans l’Artibonite après Gonaïves . Selon le
Rassemblement des Militants Conséquents
de Saint Marc (RAMICOS) , il s’agit d’un
mouvement d’appui à la population des
Gonaïves . A Petit-Goâve , l’organisation «
Combattants pour la Libération de Petit-Goâve
» se déclare également solidaire des
manifestants de la Cité de l’Indépendance .
Cette OP promet pour bientôt des
manifestations anti-Aristil dans la Cité de
Faustin Soulouque .
|
Metropole haiti Guest 
30/9/2003 17:44:17
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Mardi, 30 septembre 2003 12:31
Les Eglises Catholique et Anglicane lancent un appel au dialogue pour résoudre la crise
La Conférence Episcopale d’Haiti (CEH) lance un nouvel appel au compromis aux acteurs de la crise pour sortir le pays le l’impasse .
Dans un message en date du 26 septembre 2003 , signé par les quatorze membres de la Hiérarchie Catholique , les évèques souligne qu’il un double compromis . « Un compromis structurel relatif à l’établissement d’un Conseil Electoral consensuel entraînant de ce fait la dissolution du Conseil Electoral existant et un compromis institutionnel relatif au vide parlementaire », écrit la CEH.
Les dirigeants de l’Eglise Catholique disent voir mal la tenue des élections cette année et appellent à trouver une formule consensuelle pour mettre en oeuvre le compromis souhaité. Les évêques poursuivent que la recherche de la solution n’est pas dans un perpétuel affrontement alors que la population vit un « triple drame, humain , économique et politique» .
De son côté, l’Eglise Episcopale d’Haiti demande au Pouvoir et à l’Opposition d’entamer un dialogue dans les meilleurs délais pour déterminer les voies et moyens de résoudre la crise . Dans une note de presse en date du 29 septembre paraphée par Monseigneur Jean Zaché Duracin , le prélat souligne à l’attention des protagonistes que le pays en a assez des violences. Monseigneur Duracin est d’avis que, d’un dialogue sincère entre tous les secteurs , sortira un consensus pour la tenue d’élections crédibles ,honnêtes et démocratiques .
Dans ce cadre , l’Eglise Episcopale croit que la célébration de 2004 sera un moment d’espoir pour la population haitienne et de joie pour les ancêtres
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Bwarouge Guest 
01/10/2003 06:29:50
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Ne soyons pas contrariants.
Voici les sujets de discussion qui doivent figurer an première page de ce forum pour que le lobbying fonctionne.
Triste Haïti !
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Bwarouge Guest 
01/10/2003 06:29:53
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Ne soyons pas contrariants.
Voici les sujets de discussion qui doivent figurer an première page de ce forum pour que le lobbying fonctionne.
Triste Haïti !
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Reuters Guest 
02/10/2003 17:06:44
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Troubles en Haïti, des bâtiments
administratifs incendiés par les bandes
armées de Jan Bête Aristil
PORT-AU-PRINCE (Reuters) - Les troubles
se sont poursuivis mercredi dans la ville
haïtienne de Gonaives, où trois bâtiments
administratifs ont été incendiés et une
personne a été blessée par des tirs lors de
heurts entre des policiers et des manifestants
en colère depuisque leur chef de bande a été
assasiné par Jan Bête Aristil, chef bandit
d’Haiti.
Des membres de l"'Armée cannibale", milice
qui a mis fin à son soutien au régime mafieux
d’Aristil, ont incendié à Gonaives des bureaux
des services des impôts et des douanes
ainsi que de la police portuaire, a rapporté la
station Radio Métropole.
Personne ne se trouvait à l'intérieur des
bâtiments, qui, comme la majeure partie des
autres administrations de la ville, ont fermé
leurs portes en raison d'une série de
violentes manifestations déclenchées par le
meurtre, voici dix jours, du chef de l'Armée
cannibale, Amiot Metayer.
Les partisans de cette milice se sont
retournés contre le Parti Mafia Lavalas (au
pouvoir par la force et la corruption), appelant
à la démission du chef bandit haïtien
Jan-Bête Aristil, que le frère de Metayer
accuse d'être le commanditaire du meurtre.
Depuis le début des manifestations de
Gonaives, au moins 13 personnes ont été
blessées par balles et une autre a été tuée.
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NCHR Guest 
06/10/2003 12:00:31
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La Coalition Nationale pour les Droits des
Haïtiens (NCHR), profondément préoccupée
par le climat de terreur qui prévaut aux
Gonaïves depuis l’assassinat crapuleux
d’Amiot Métayer dans la nuit du 21 au 22
septembre 2003, croit nécessaire d’attirer
l’attention des autorités politiques et
policières du pays sur l’obligation qui leur est
faite de respecter en toutes circonstances les
droits inaliénables et imprescriptibles du
peuple haïtien à la vie, à la sécurité et à la
liberté.
La NCHR note que le scénario mis en place
au cours de la journée du 2 octobre 2003 pour
la brutale intervention policière à Jubilé est
étrangement similaire à celui mis en place
par « l’armée macoute » lors du massacre
de Raboteau du 22 avril 1994.
Le 2 octobre 2003, le sang a, une nouvelle
fois, coulé aux Gonaïves. Toutes les unités
de la Police Nationale ont participé au trac de
la population civile. La terreur aveugle a
frappé invariablement femmes, enfants et
hommes désarmés. Des gens qui tentaient
de prendre la fuite par la mer ont été
contraints de rebrousser chemin, d’autres ont
été atteints de projectiles chez eux. Pendant
plus de trois (3) heures d’horloge Jubilé a été
un enfer pour âmes qui vivent.
L’intervention sanglante de la Police a été
minutieusement planifiée. Moins de vingt
quatre heures avant cette intervention, le
pouvoir a fait installer Monsieur Aslès
Saint-Louis, ancien suppléant juge de paix de
Delmas, comme Commissaire du
Gouvernement aux Gonaïves. Monsieur
Saint-Louis n’est pas licencié en droit et
n’aurait, selon les informations crédibles
parvenues à la NCHR, jamais étudié le droit.
Cette nomination est donc faite en violation de
la loi sur l’organisation judiciaire qui exige
une expérience de trois (3) ans au moins
dans l’exercice de la profession d’avocat pour
être membre du Parquet. Or, pour exercer la
profession d’avocat il faut, entre autres :
1. Etre détenteur d’une licence de
l’Université d’Etat d’Haïti, section juridique, ou
d’un diplôme d’une faculté étrangère et
reconnue équivalant à la licence de droit ;
2. Avoir fait un stage de deux (2)
années dans l’un des Barreaux de la
République, après sa prestation de serment
devant le Tribunal Civil de la juridiction et être
détenteur de son certificat d’aptitude à la
profession d’avocat ;
3. Etre inscrit au tableau de l’ordre
d’une juridiction ;
Le nouveau Commissaire du Gouvernement
des Gonaïves n’a rempli aucune de ces
conditions. Pourquoi parachuter Monsieur
Saint-Louis au Parquet des Gonaïves vingt
quatre heures avant l’assaut de Jubilé ?
La nomination de Monsieur Saint-Louis
répond à une exigence politique et non
juridique, elle fait partie d’un plan de terreur
pour tenter de donner une couverture légale
aux agissements inqualifiables des policiers
et leur assurer l’impunité. L’ancien suppléant
juge de paix de Delmas a la réputation de
faire partie du groupe « zéro tolérance » de
Delmas et est souvent de connivence avec les
attachés du Commissariat de Delmas 33
depuis la période du Commissaire Camille
Marcelus qui fait aujourd’hui office de
Directeur Départemental de Police de
l’Artibonite.
La NCHR estime crédibles les informations
faisant état de la participation de certains
attachés du Commissariat de Delmas dans
les événements survenus aux Gonaïves .
La NCHR est incapable pour l’instant de
présenter avec exactitude un bilan compte
tenu des difficultés rencontrées par ses
moniteurs en place dans la Cité de
l’indépendance mais elle est en mesure de
confirmer que le bilan est lourd : plusieurs
morts et beaucoup de blessés.
La NCHR trouve répréhensible le
comportement des membres de « l’armée
cannibale » qui se sont attaqués aux
bâtiments publics de la ville mais croit que
ceci ne peut en rien justifier la journée de
terreur du 2 0ctobre 2003.
La NCHR rappelle que l’utilisation de la
Police Nationale pour réprimer les
manifestations anti-gouvernementales
pacifiques est dangereuse et constitue une
grave menace pour l’avenir de l’institution
policière et de la démocratie. Les agents de
la PNH ne doivent pas se sentir concernés
par le contenu des manifestations mais
doivent seulement s’assurer qu’ elles sont
pacifiques.
La NCHR condamne les attaques perpétrées
contre la population civile de Jubilé et
demande la formation d’une commission
d’enquête indépendante pour fixer les
responsabilités.
Port-au-Prince, le 3 octobre 2003
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Aba Aristil Guest 
09/10/2003 13:26:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Un haut dirigeant de l’Eglise appuie les
manifestations anti-Aristide et dénonce la
dictature de Jan Bête Aristil
Le vice-président de la Conférence
Episcopale d’Haïti , Guire Poulard, juge
normale la réaction de la population des
Gonaïves face au régime Lavalas suite à
l’assassinat d’Amiot Métayer et aux violences
commises par la police , le jeudi 2 octobre
dernier .
Le 2 octobre , une intervention policière à
Raboteau à la recherche des leaders de la
contestation contre le chef bandit Jan-Bête
Aristil avait fait entre trois (3) et huit (8) morts
et plusieurs blessés par balle.
Dans des déclarations faites , le mercredi 8
octobre 2003 , à Marigot (Sud-Est du pays) ,
Monseigneur Guire Poulard a qualifié de «
légitimes » les manifestations anti-Aristil
enregistrées au Cap-Haïtien et aux Gonaïves.
L’évêque de Jacmel soutient qu’ il est temps
de dire la vérité car les dirigeants jouent à
cache cache avec le peuple . Le prélat
dénonce le fait que trop de promesses ne
soient pas tenus par les autorités qui, une
fois arrivées au pouvoir, oublient le peuple.
Guire Poulard lance un appel à l’unité des
haitiens au bénéfice de la nation.
Pendant ce temps, les opposants au régime
Lavalas ne chôment pas dans la Cité de
l’indépendance où les manifesrtations se
poursuivent pour exiger le départ du chef
bandit Jan Bête Aristil . Le mercredi 8 octobre,
les manifestants conduits par l’évadé de
prison et repris de justice , Jean Pierre dit
Jean Tatoune ont entreposé des barricades
enflammées sur la chaussée paralysant ainsi
les activités aux Gonaïves . La journée a été
également marquée par des incidents où
deux personnes ont été blessées par balle
suite à l’intervention de la police à «
Descarreaux » et une maison incendiée ,
celle d’un proche du pouvoir.
Le porte-parole de « l’Armée Cannibale » ,
Wenter Etienne , se montre de plus en plus
optimiste suite au mouvement de protestation
déclenché depuis l’assassinat d’Amiot
Métayer pour exiger le départ de Jan Bête
Aristil . M. Etienne qui fait l’objet d’un mandat
d’arrêt croit que le Chef bandit Aristil partira
avec l’aval ou non de la Communauté
Internationale. Le porte-parole de « l’Armée
Cannibale » affirme que la dictature Lavalas
n’a plus le contrôle de la situation aux
Gonaïves. Wenter Etienne conseille au chef
bandit Aristil de quitter le Pouvoir pour éviter
une réédition de l’opération « dechoukaj » en
1986 contre l’ex-président à vie , Jean Claude
Duvalier.
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Robert Benodin Guest 
20/10/2003 06:53:47
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: La célébration du 9e anniversaire du retour
d’Aristide au pouvoir le 15 octobre 1994, s’est
faite sur un fond de contestation et de
confrontation, intenses. Pour un régime, qui
traditionnellement, exploite les symboles et
les images, aucune cérémonie de
commémoration n’a été annoncée par le
gouvernement. Evite-t-on de rappeler ce que
le pays a subi d’humiliation et les crimes
auxquels, tous les lavalassiens
indistinctement ont consenti, pour étancher
leur soif de pouvoir et assouvir leur haine. ‘Le
Retour à la démocratie’ tel était le titre de ce
projet. Alors qu’au fond la communauté
régionale et certains pays européens,
impliqués dans ce projet, étaient intéressés
exclusivement dans la mise en application de
la résolution 1080 adoptée en juin 1991.
L’abolition du coup d’état militaire, le retrait du
droit de veto que le Pentagone exerçait sur
tous les gouvernements de l’Amérique, à
l’exception du Canada. Il ne s’agissait pas de
s’assurer qu’Aristide et sa clique étaient des
démocrates. D’ailleurs, ce n’était un secret
pour personne, que cette clique prônait
ouvertement la lute de classe et la révolution
rouge, sous couvert de la Théologie de
Libération. Il s’agissait plutôt de saisir
l’opportunité offerte par un chef d’état et sa
clique, de consentir au crime de lèse patrie,
en sollicitant et en obtenant, qu’une armée
étrangère viennent envahir et occuper Haïti, en
violation des 3 tabous les plus sacrés de tout
état nation : L’Indépendance nationale,
l’Autonomie nationale et l’Intégrité territoriale.
C’est au prix du crime de lèse patrie, que les
paléo, néo et crypto-lavalassiens sont
retournés au pouvoir. La date du 15 octobre
1994, est une date d’infamie, que même
Aristide craint de célébrer à la veille du 1er
janvier 2004! C’est une date qui doit peser
très lourd sur la conscience de tous ceux qui
ont œuvré, de près ou de loin, au projet du
retour d’Aristide au pouvoir. Ce qui veulent
aujourd’hui apaiser leur conscience,
proclame à haute et intelligible voix et avec un
air de dédain, qu’Aristide les a trompés.
J’avais cru etc. … Quand le destin d’une
nation est en jeu, il ne s’agit pas de croire,
mais de savoir et de s’assurer!
Aujourd’hui, qui est la victime de cette soif
insatiable de pouvoir? Aujourd’hui, qui est le
sacrifié de cette mésaventure? Aujourd’hui,
qui paie les conséquences de ce choix
irréfléchi? Aujourd’hui qui est le perdant dans
ce jeu de dupe? Le pays ! Le pays est passé :
de la pauvreté à la misère, du tiers au quart
monde, du PVD au PMA, de l’autonomie à la
domination, de l’indépendance à la
dépendance. Aujourd’hui, nous sommes
arrivés à la déchéance la plus humiliante de
notre existence de peuple. Les Etats-Unis
octroient au CARICOM le droit de veto sur les
décisions du peuple de la République d’Haïti !
Le pays est entrain de payer un coup
exorbitant, pour le retour d’Aristide au pouvoir.
Le peuple haïtien a finalement dépassé son
seuil de tolérance et commence à le
manifester. Il commence graduellement à
s’émanciper de l’internalisation de la peur,
imposée pendant presque qu’un demi-siècle.
Nous assistons à une mutation graduelle,
des manifestations sporadiques de
mécontentement général, à la coordination et
la synchronisation de multiples
manifestations simultanées. C’est un fait que
les organisations politiques qui sont
directement impliquées dans le mouvement
d’opposition contre le régime lavalas, ont
après coup, découvert les points de faiblesse
et d’incapacité du régime à contrôler les
manifestations. Pour organiser les contre
manifestations au Cap-Haïtien, le régime a du
transporter des chimères de Port-au-Prince.
Pour la manifestation carnavalesque
pro-lavalas, le régime a du faire de même. De
plus un contingent de 3,000 policiers ne suffit
pas pour contrôler des manifestations
réparties simultanément dans plusieurs
villes. A partir de ce constat, les organisations
d’opposition ont ressenti le besoin de former
un comité inter-départemental de coordination
des manifestations simultanées. Du besoin
de coordination des manifestations pour
augmenter leurs chances de réussite et
réduire la capacité de contrôle et de contre
manifestation du régime, est sorti la prise de
conscience de la possibilité de la
mobilisation générale.
En réalité, les multiples tentatives de
manifestations au Cap-Haïtien, différées à
cause de la mauvaise foi de la police, de la
coïncidence préméditée des itinéraires et des
horaires, des menaces de bain de sang, des
interventions de l’OEA du CARICOM et du
corps diplomatique, pour dissuader les
leaders des marches, ont non-seulement fait
du Cap l’épicentre des mouvements
d’opposition, mais de plus et surtout, elles ont
permis d’observer, d’expérimenter et de
découvrir, la politique de la communauté
internationale en faveur du pouvoir lavalas,
pour empêcher la mobilisation, et maintenir le
statu quo, mais aussi la faiblesse et
l’impopularité du pouvoir lavalas.
Mais parallèle au mouvement d’opposition
politique, l’assassinat d’Amyot Métayer a
provoqué une éruption de mécontentement,
qui a mis en exergue le fait, qu’un chef de
gang jouit d’une plus grande loyauté, d’une
plus grande popularité, d’un plus grand
pouvoir de convocation, d’une plus grande
capacité d’intimidation et de résistance que le
régime lavalas. Du 21 septembre à nos jours,
malgré une intervention musclée le 2 octobre,
avec hélicoptères, bateaux et des attachés en
uniforme de police, le régime lavalas n’a pas
encore repris le contrôle de la zone des
Gonaïves. Ce mouvement de rébellion est sur
le point d’être récupéré par les organisations
d’opposition politique. Cette fusion a le
potentiel de dynamiser et d’étendre la
capacité de mobilisation de l’opposition. Le
mouvement des Gonaïves a déjà consenti à
changer de nom pour s’intégrer dans la
mouvance des forces vives de l’opposition.
Au-delà de l’effet d’éruption causée par
l’assassinat d’Amyot Métayer, l’importance de
Métayer dans la hiérarchie des chefs d’OP, la
raison pour laquelle il a été assassiné et
enfin la longue liste de chefs d’OP qui ont été
liquidés par le régime, ont provoqué une prise
de conscience et un refroidissement dans le
milieu des chefs d’OP, malgré la distribution
de sommes énormes. L’arrestation ressente
d’ED-ONE Eliaubert Jasmé et de Jacques
Kettan en juin, les partenaires les plus
proches d’Aristide, dans le domaine du
trafique de la drogue, mettent en relief le
cynisme d’Aristide et la vulnérabilité de ceux
qui ont assumé des responsabilités
criminelles à son profit.
Cette période de réflexion et de
questionnement de la loyauté d’Aristide
envers les chefs d’OP et tous ceux qui servent
les intérêts du régime, augmente la
vulnérabilité du leadership d’Aristide. Elle offre
une opportunité sans précédent à l’opposition
de forcer la note et d’augmenter le nombre
des manifestations. Il est important pour
l’opposition d’exploiter cette période de
vacillement du régime, en organisant de
multiples manifestations simultanées. Il ne
faut pas se soucier des déclarations
tonitruantes des chefs d’OP de
Port-au-Prince. C’est l’effet de la proximité du
siége du pouvoir qui exerce de la pression.
Ces chefs d’OP craignent encore plus le
cynisme d’Aristide, parce qu’ils ont pris plus
de responsabilité envers le régime. Leurs
noms, comme celui de Métayer, figurent sur la
liste de l’investigation de l’OEA.
Cette période n’est pas illimitée. Elle va
jusqu'à la mi-décembre. Après quoi c’est la
période des fêtes. Il faut que la mobilisation
acquière un certain élan dans les 30 à 45
jours à suivre, pour que le régime soit
mortellement atteint, avant le 1er janvier 2004.
Si non, la célébration du Bicentenaire de
l’Indépendance d’Haïti sera exploitée pour
une nouvelle consécration du pouvoir d’un
révolté, Aristide.
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Haiti libérée Guest 
22/10/2003 16:18:51
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: L’ambassade des Etats-Unis et la Mission
Spéciale de l’OEA critiquent l’attitude de la
Police Nationale d’Haiti (PNH) aux Gonaïves
Dans une note rendue publique le 21 octobre
2003, l’Ambassade des Etats-Unis dénonce
la violence excessive utilisée par la police
dans le cadre de la gestion des
manifestations anti-Aristide dans la Cité de
l’Indépendance.
L’ambassade américaine à Port-au-Prince
réitère son soutien à la tenue d’élections
dans le pays pour sortir de la crise et
remplacer le régime lavalas. Le porte-parole
de l’ambassade , Judith Trunzo, a rappelé à la
police que le chef bandit Aristide ne peut lui
demander de tuer des citoyens qui
manifestent démocratiquement dans le
respect de la loi.
La Mission Spéciale de l’Organisation des
Etats Américains (OEA) abonde dans le
même sens . Dans un communiqué en date
du 21 octobre sur les « incidents des
Gonaïves » , la Mission a renouvelé son
attachement à la formation d’un Conseil
Electoral Provisoire (CEP) de consensus ” et
dénoncé le comportement de la police.
Voici la teneur du communiqué.
"La Mission Spéciale est concernée par la
violence qui sévit aux Gonaïves depuis la fin
du mois de septembre, et déplore la mort de
plusieurs citoyens, des blessures à de
nombreux autres individus dont deux
policiers, et des dommages matériaux.
La Mission reconnaît à la Police Nationale
d’Haïti la responsabilité d’assurer l’ordre
public et le devoir de protéger la sécurité des
personnes et des biens. Toutefois, la nature
de l’intervention et le niveau de force utilisée
par la PNH doivent toujours être
proportionnels à la gravité de la situation sur
le terrain, ce qui n’a pas toujours été le cas
aux Gonaïves. La Mission Spéciale est aussi
préoccupée par des allégations sérieuses de
l’implication dans les actes de violence et de
répression aux Gonaives, de gangsters
apparemment tolérées par les autorités
lavalas ou agissant aux côtés ou sous le
couvert de celles-ci, mais n’appartenant pas à
la PNH.
La Mission Spéciale tient à préciser qu’elle
était présente durant les évènements du lundi
20 octobre en tant qu’observateur aux
Gonaïves. Elle a constaté des cas de non
respect de procédures d’arrestation et
d’incarcération, et n’a pas été autorisée à
vérifier le registre d’écrou de la prison.
La Mission Spéciale demande qu’une
enquête soit ouverte par les autorités
compétentes sur ces évènements aux
Gonaïves. Elle rappelle la nécessité de se
conformer aux normes des droits humains
relatives à la vie et à l’intégrité physique et
morale des personnes, qui demeure
l’obligation impérieuse de tout État en toute
circonstance.
La Mission appuie fermement l’exercice
pacifique et selon la loi des droits
fondamentaux d’association, de réunion, et
d’expression, reconnus dans la Constitution
haïtienne et dans les instruments
internationaux. Elle souhaite que les
évènements prévus à Port-au-Prince et au
Cap Haïtien dans les prochains jours se
déroulent sans violence, dans le respect de la
dignité de tous, encourageant ainsi un climat
de confiance et de tolérance. C’est par ce
moyen que l’on arrivera à la tenue d’élections
qui débarasssera le pays de la dictature.
|
Carline Paul Guest 
03/11/2003 13:54:29
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Note d'information et Prise de position
>Halte aux hordes lavalassiennes, pour que
vive la vie !
>Les évènement du mercredi 29 octobre 2003
>Sous l'instigation de la CONAP, à laquelle
s'étaient associées diverses organisations de
la société civile, un sit-in silencieux, pacifique,
s'est tenu à Port-au-Prince le 29 octobre, suite
aux funérailles de Danielle Lustin, lâchement
assassinée à son domicile par des bandits
armés. Comme annoncé et convenu, des
citoyens et citoyennes (environ 150
personnes, en majorité des femmes) se sont
rassemblés-es, en silence, sur le parvis du
Palais de Justice dès 11h00. Le sit-in, prévu
de 11H30 à 1H30, se voulait une protestation
citoyenne face à toutes ces morts injustes et
gratuites, particulièrement enregistrées ces
dernières semaines. Le Palais de Justice,
situé non loin du Palais National, avait été
retenu comme lieu hautement symbolique de
la justice haïtienne. Le sit-in ne nuisait pas au
déroulement des activités de cette institution,
puisque un passage avait été aménagé pour
permettre les allées et venues.
>Vers 12H30, un premier groupe d'une
dizaine de chimères (mercenaires du pouvoir
Lavalas/Lavalasse), dont des femmes, a tenté
de nous intimider. Ce petit groupe a d'abord
pénétré dans l'enceinte du Palais de Justice
et s'est posté derrière les manifestants-es, en
entonnant des chants à la gloire de M.
Jean-Bertrand Aristide et en lançant des
slogans hostiles aux protestataires et des
insultes ordurières. Face à notre silence
opposé à leurs invectives et à notre
détermination à poursuivre notre protestation
silencieuse, ce groupe est parti chercher des
renforts. Les chimères sont revenues en
force. Ce deuxième contingent est arrivé à
bord de différents véhicules: un pick-up blanc
des services de l'Etat coiffé d'un gyrophare ;
une camionnete de couleur blanche de la
Télévision Nationale d'Haïti (TNH) également
identifiée par des autocollants de propagande
sur 2004 ; des motocyclettes. Ce second
groupe comportait environ une trentaine de
personnes, vociférant, proférant d es
menaces (de mort, de viol), clamant haut et
fort leur accointance avec Lavalas et indexant
nommément les féministes et leurs
organisations. Renforcés, les chimères sont
alors devenus bien plus agressifs. De la
parole, ils sont passés aux actes. Ils nous ont
attaqué en nous lançant des objets divers:
pierres, mangues vertes, noix de coco,
bouteilles vides, bouteilles contenant de
l'urine et un liquide brûlant la peau et les
vêtements. Plusieurs manifestants-es ont été
touchés-es.
>La Police Nationale d'Haïti (PNH) avait
dûment été avisée de la tenue du sit-in. Des
correspondances, dont réception a été
accusée, ont été adressées à la Direction
Générale de la PNH, à la Direction
Départementale de l'Ouest et au
Commissariat du Champ de Mars. La police a
cependant brillé par son absence. Il n'y avait
que les policiers-ères affectés-es au service
du Palais de Justice. Ces agents-es ont tenté
de contenir les chimères en gardant l'entrée.
Le Doyen du tribunal a demandé à parler aux
organisatrices du sit-in. Deux représentantes
de la CONAP ont rencontré le Doyen et le
Commissaire du Gouvernement ce, en
présence de journalistes (Radio Quisquéya et
SAKS). Les autorités judiciaires nous ont
demandé de mettre fin au sit-in et de partir.
Nous avons déclaré qu'il était hors de
question de nous livrer à la fureur des hordes
lavalasiennes et nous avons demandé, en
vain, à ces autorités d'assumer leurs
responsabilités en avisant la police. Pendant
ce temps, les chimères ont lancé une autre
offensive et les manifestants-es ont du se
réfugier à l'intérieur du Palais de Justice ;
d'abord dans le hall d'entrée et par après,
suite à l'envahissement par les chimères de
cet espace, dans des bureaux. Au cours de
ces échauffourées, la cassette
d'enregistrement de Télé Max a été saisie par
les chimères. Nous avons été tenus-es en
otage jusqu'aux environs de 4H00.
>Suite à l'alerte donnée (par la presse, les
Organisations de Défense des Droits
Humains, d'autres organisations de la société
civile et des citoyens-nes), des
représentants-es de l'OEA (Organisation des
Etats Américains) sont venus sur place et des
forces de police sont finalement intervenues.
Nous avons alors organisé l'évacuation des
protestataires dans différents véhicules ; ceux
des organisations de la société civile, des
manifestants-es et des personnes venues
témoigner leur solidarité.
>Alors que nous étions prises en otage, nous
avons été avisées du fait qu'un groupe de
chimères, à bord d'un pick-up de couleur
blanche, s'était rendu au local de Enfofanm et
avait violemment frappé la barrière et proféré
des menaces. D'autres individus, à bord d'un
véhicule 4 x 4 de couleur grise, les ont rejoints
plus tard pour poursuivre les intimidations.
Ces individus sont revenus à différentes
reprises, notamment vers 8H00 du soir.
>Notre position
>Ce mercredi 29 octobre les chimères du
gouvernement Lavalas s'en sont pris à
différents groupes de citoyens-nes qui
manifestaient pacifiquement à Port-au-Prince.
Ces événements attestent, encore une
énième fois, de la volonté de ce
gouvernement de bâillonner les citoyens-nes
qui osent exprimer publiquement leur refus de
la situation actuelle, notamment l'insécurité et
les injustices multiples. Lavalas n'hésite pas,
un seul instant, à utiliser sa force de
répression pour terroriser et brimer des civils
pacifiques et mettre en péril leur vie. Lavalas
n'a aucun scrupule à ôter la vie, comme c'est
notamment le cas depuis plusieurs
semaines à Raboteau aux Gonaïves, à Saint
Marc et au Cap. A Raboteau, la population
civile est attaquée sur tous les fronts. Des
domiciles sont incendiés, en dépit de la
présence de leurs occupants-es. Ainsi, un
bébé de quinze jours a péri dans les
flammes.
>Lavalas voudrait réduire en cendre toute
personne/tout groupe qui ose critiquer
ouvertement sa gestion et ses pratiques ; qui
ne lui fait pas allégeance ; qui ose prétendre
que d'autres horizons sont possibles pour
Haïti, sans cette tyrannie. Lavalas ne cesse
de proclamer sa popularité absolue. Mais, ce
pouvoir se sent menacé chaque fois que des
groupes de citoyens-nes, qu'il ne contrôle
pas, manifestent et dénoncent l'inacceptable.
Lavalas se sent menacé par les média et les
attaque systématiquement. Lavalas a de
nouveau lâché ses hordes en leur réitérant
ses garanties d'impunité.
>Face aux brigandages du gouvernement
Lavalas, nous le déclarons hors-la-loi. Oui,
est hors-la-loi un gouvernement qui extorque,
terrorise, viole et tue les populations. Oui, est
hors-la-loi un gouvernement qui se montre
irresponsable et tyrannique. Oui, est
hors-la-loi un gouvernement qui ne sert et ne
protège que ses partisans-es et ses sbires.
Les communautés internationales doivent
non seulement prendre acte de ces
agissements, mais également et surtout
assumer, sans ambiguïté, leurs
responsabilités et cesser d'apporter leur
soutien au gouvernement. Nous ne
réclamons pas le droit d'être évacuées, ni le
droit à l'asile politique. Ce pour quoi nous
nous battons, c'est le droit d'exercer nos
libertés citoyennes, en tout temps et
publiquement, conformément aux prescrits
constitutionnels. Nous exigeons le respect
intégral des Droits de la Personne, la
jouissance des libertés publiques. Nous
réclamons que l'Office de Protection du/de la
Citoyen-ne (OPC) remplisse sa missi on, en
faisant diligence d'une part, pour s'enquérir,
notamment auprès de la TNH, sur
l'implication des véhicules des institutions
étatiques dans la répression et, d'autre part,
pour exiger l'arrestation et la sanction des
chimères. Nous tenons le gouvernement
Lavalas responsable de toute violence dont
pourrait pâtir les organisations membres de
la CONAP et de toute attaque contre leurs
locaux ; en particulier celui de Enfofanm, qui
abrite l'unique Centre de Documentation
spécialisé en littérature et actualité féministe
et est dépositaire du matrimoine du
Mouvement des Femmes Haïtiennes.
>La répression ne nous fera ni taire, ni nous
terrer. Nous sommes des militantes
féministes, héritières d'une longue tradition
de lutte et de résistance, et nous saurons
survivre aux torrents rageurs de Lavalas.
Comme tout torrent, Lavalas passera, c'est sa
destinée. «Pa wè, pa tande, pa pale, se pa
yon solisyon ! / Ne pas voir, ne pas entendre,
ne rien dire, n'est pas une solution !».
>Port-au-Prince, le 30 octobre 2003
>Pour la CONAP
>Danièle Magloire (Enfofanm), Yolette
Mengual (Fanm Yo La), Yolette Jeanty (Kay
Fanm),Olga Benoit (SOFA)
|
JE SUIS UNVRAI NEGRE Guest 
05/11/2003 12:46:35
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: SANS DIEU NI MAITRE
D'accord ARITID EST UN ENCULE MAIS ETES VOUS MIEUX.
POURQUOI VOUS EXPLIQUEZ PAS QUE LE POUVOIR POLITIQUE PAR ESSENCE N' aime pas les menaces. OR LE PROBLEME EST QUE QUELQUE SOIT LE POUVOIR EN PLACE EN HAITI IL Y ATOUJOURS DES HAITIENS ILLETRES MANIPULES POUR MENACER INUTILETMENT UN POUVOIR SOUVENT ETOUFFE PAR LES RELATIONS INTERNATIONALES; JE CROIS QUE l'HAITIEN NE COMPREND PAS L'ESSENCE DE LA POLITIQUE. TANT VOUS ALLEZ DESTABILISER le POUVOIR EN PLACE DE L'EXTERIEUR. HAITI RESTERA UN NID POUR ILLETTRES ET POUR DES PETITS MANIPULATEURS SANS VISION.
APPRENONS A LAISSER GOUVERNER JUSQU'AU BOUT en critiquant certes comme dans tout pays.
EN TOUT ET POUR TOUT LE DEFI HAITIEN EST DE LAISSER GOUVERNER L'AUTORITE EN PLACE; mais un peuple blessé qui a faim ne peut pas comprendre cela? CAR IL EST SANS CONSCIENCE POLITIQUE ET SI PAR MALHEUR IL EN EXPRIME UNE C'est SOUVENT CELLE DES LETTRES TRISOMIQUES SANS VISION LESQUELS PAR GOURMANDISE VEULENT TOUS LE FAUTEIL DU PRESIDENT
C'est tout l'histoire d'haiti.
IL FAUT SUPPRIMER LA PRESIDENCE ET CREER UN SYSTEME DE SCRUTIN MAJORITAIRE A DEUX TOURS PERMETTANT DE BIPOLARISER LA VIE POLITIQUE OU LE PREMIER MINISTRE SERAIT LA CLE DE VOUTE DES INSTITUTIONS APRES CHAQUE ELECTION LEGISLAtive
|
Groupe 184 Guest 
07/11/2003 14:50:09
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Le Groupe des 184 organisations et
institutions de la Société Civile annone la
tenue d’un rassemblement pacifique au
Champ de Mars, le vendredi 14 novembre
2003. Le regroupement entend dénoncer la
situation actuelle du pays. La coalition de la
Société Civile fait appel au sens de
responsbilité des citoyens qui sont invités à
dire non au reteour à l’arbitraire .
Après avoir fait le tour d’Haiti pour présenter le
projet de contrat social à différents secteurs
de la vie nationale, le Groupe des 184 croit
devoir faire autre chose car, explique-t-il, «
l’heure est grave et le moment historique ».
Le tableau présenté par les organisations du
Groupe n’est pas du tout reluisant. Aucun
secteur de la vie nationale n’est épargné et
aucun individu n’est à l’abri, affirme le
regroupement au regard des derniers
évènements survenus un peut partout dans le
pays, entre autres : les violences aux
Gonaïves et à Cité Soleil, les attaques contre
la presse indépendante et les partis
politiques.
Par rapport à l’impunité constatée et
l’indifférence sinon la complicité de l’Etat, le
Groupe des 184 décide de prendre certains
engagements et poser des actions
courageuses. Son coordonnateur , André
Apaid Junior, appelle les citoyens à se
rassembler devant le Rex Théatre à
Port-au-Prince , le vendredi 14 novembre . Ce
sera également l’occasion pour le Groupe de
présenter une proposition de sortie de crise «
équilibrée », précise M. Apaid.
L’autorisation de la Mairie de Port-au-Prince
obtenue, la Police Nationale d’Haiti (PNH)
avertie , n’empêche que la démarche s’avère
risquée et le responsable du Groupe des 184
le sait pertinemment. André Apaid s’attend à
ce que le rassemblement soit perturbé par
les partisans du Pouvoir. Pour faire face à
cette éventualité , M. Apaid croit qu’il faut «
s’imposer par la détermination et le nombre
pour délivrer un message fort afin de changer
la direction que prend le pays, prôner un
nouveau contrat social et prier pour Haiti ».
14 novembre 2003, à midi, près de la Place
des artistes au Champ de Mars en face du
Commissariat de Port-au-Prince , l’espace
est assez grand, n’empêche que les
manifestants risquent de se retrouver pris
dans un étau, celui décrété par les OP
proches du Pouvoir .
|
Groupe 184 Guest 
12/11/2003 12:21:12
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Les port-au-princiens soutiennent la
manifestation du Groupe des 184
Le rassemblement du Groupe des 184
annoncé pour le vendredi 14 novembre 2003
ne laisse pas indifférents les habitants de la
capitale . Diverses catégories de la
popoulation se déclarent concernées au plus
haut point par la tenue de cette activité qui vise
à rétablir la démocratie en Haiti.
Deux (2) jours avant l’organisation de la
manifestation du Groupe des 184
organisations de la Société Civile au Champ
de Mars à Port-au-Prince, la majorité des
citoyens expriment leur adhésion à ce
mouvement projeté pour ce vendredi par le
regroupement de la Société Civile qui entend
rendre publics une proposition de sortie de
crise et son projet de contrat social en vue de
permettre au pays de prendre un nouveau
départ. Les citoyens avancent que la
constitution du pays reconnait à tout
regroupement social le droit d’exprimer son
opinion sur la situation du pays et d’organiser
des sit-in et manifestations.
A 48 heures de la manifestation, les
organisateurs du mouvement se montrent
déterminés à gagner les rues pour faire valoir
leur point de vue sur la situation du pays. L’un
des des entrepreneurs , Charles Baker, invite
l’ensemble des citoyens à se prononcer
contre l’intolérable et pour un nouveau pays.
M. Baker annonce qu’il va suivre le mot
d’ordre de la Chambre de Commerce qui a
demandé aux entreprises membres de libérer
les employés à 11 heures pour permettre à
ceux qui le désirent de participer au
rassemblement anti-Aristide.
|
Dpt State Guest 
18/11/2003 07:30:12
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: DÉCLARATION DE L’AMBASSADEUR FOLEY
À L’OCCASION
DE LA COMMÉMORATION DE LA BATAILLE
DE VERTIÈRES
17 novembre 2003
Le Gouvernement et le peuple des Etats-Unis
sont profondément conscients de
l’importance, demain, de la célébration du
bicentenaire de la Bataille de Vertières. La
victoire sur le champ de bataille, des héros
d’Haïti, était également celle du monde entier;
cela a permis la naissance d’Haïti comme
nation indépendante, mais a aussi inspiré le
mouvement indépendantiste hémisphérique
et la lutte mondiale pour l’abolition de
l’esclavage. Les héros d’Haïti sont donc ceux
du monde entier.
C’est donc pour rendre
hommage à ces héros et pour témoigner
notre solidarité avec le peuple haïtien que les
Etats-Unis seront représentés aux
cérémonies de Vertières demain. J’avais
l’intention d’être présent moi-même, mais
ceci a malheureusement été rendu
impossible par les évènements du 14
novembre. En effet, le bicentenaire de
Vertières sera célébré à l’ombre de
l’empêchement, par les organes de l’Etat,
d’une manifestation pacifique de la société
civile au Champ de Mars, vendredi dernier.
Nous déplorons le fait que des citoyens
haïtiens aient été empêchés d’exercer leur
droit le plus fondamental d’expression et de
réunion - droits que les héros haïtiens de
Vertières ont aidé à établir. Nous déplorons
aussi l’arrestation et la détention continues de
plus d’une vingtaine d’organisateurs de cet
événement.
Le gouvernement des Etats-Unis
continue de soutenir les efforts de l’OEA pour
former un CEP de consensus et lancer un
processus qui mènerait à la tenue d’élections
libres et honnêtes. Nous demeurons
convaincus que c’est la meilleure solution
pour sortir de la crise politique. Cependant,
pour que cette initiative réussisse, le
gouvernement d’Haïti doit démontrer un
minimum de bonne foi et prendre des
mesures pour restaurer la confiance dans les
institutions politiques et celles chargées de
garantir la sécurité.
La date du bicentenaire de
l’indépendance d’Haïti s’approche à grands
pas. Les Etats-Unis tiennent à être présents
aux côtés du peuple haïtien pour célébrer ce
grand événement. Nous espérons donc
vivement que, d’ici là, le gouvernement d’Haïti
assumera ses responsabilités et agira dans
l’intérêt du peuple haïtien.
|
PSF Guest 
24/11/2003 10:28:35
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Communiqué de Presse du Parti Socialiste
Français
Alors que l'ambition du Président Aristide était
d'aller vers plus de démocratie, c'est une
dictature
qui se met en place depuis plusieurs années
en HAITI.
Malgré les démarches de l'OEA et de l'ONU, le
Président Aristide ne supporte pas la moindre
critique
et n'est pas prêt à céder le moindre espace
politique
à l'opposition et à la société civile.
Le PS condamne vigoureusement la
répression qui a
suivi la manifestation pacifique du 14
novembre
dernier au cours de laquelle 23 participants
ont été
emprisonnés et d'autres ont été blessés par
la police
ou les milices pro-Aristide.
Toutes les tentatives de médiation ou de
conciliation
ayant échoué, le départ d'Aristide semble être
aujourd'hui la seule chance pour remettre ce
pays dans
le sens de la transition démocratique.
Le PS soutient les partis politique et la société
civile dans leur volonté de liberté et de
démocratie.
Le Secrétariat International du Parti Socialiste
Français
|
Radio Metropole Guest 
26/11/2003 10:33:25
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Scène d’horreur à l’angle des rues Christophe et
Magny communément appelé « Kafou Tifou »
La tête d’un homme a été exposée à côté d’un lot de
détritus, le mardi 25 novembre 2003 . Ce spectacle qui
a choqué plus d’un semble avoir une portée politique .
Depuis quelque temps, des têtes coupées sont
remarquées en plusieurs endroits de la capitale . Mais ,
la situation qui a prévalu mardi a attiré davantage
l’attention des citadins . La tête d’ un jeune homme était
entourée de tracts menacant de mort différentes
personnalités du pays opposées èa la dictature de
Jean Bete Aristide. Les menaces sont adressées à des
journalistes de la presse indépendante , des hommes
politiques de l’Opposition et des membres de la
Société Civile . L’homme de la rue se dit scandalisé et
invite tout un chacun à la prudence face à la barbarie
du régime lavalas.
Un fait de plus qui choque toute la population
haïtienne, c’est l’horreur diront des curieux, un
nouveau drame qui révolte la conscience humaine.
Inexpliquable disent certains, inacceptable disent
d’autres, cet acte qui renvoie au cannibalisme traduit
purement et simplement le niveau de dégénérescence
de la société haïtienne à environ un (1) mois de la
célébration du bicentenaire de l’Indépendane d’Haïti.
Le spectacle est effrayant voire terrifiant et les
circonstances du drame poussent le commun des
mortels à remettre en question le climat de sécurité du
pays.
Une tête masculine flambée abandonnée en pleine
rue, l’image est révoltante et renvoie à l’époque de la
révolution de Saint-Domingue, de la guerre de
l’Indépendance où l’on s’adonnait à cette pratique
“Koupe tèt boule Kay”(coupez les têtes, détruisez les
maisons). A quelques semaines de 2004, on semble
n’être pas éloigné de ce passé, encore et toujours le
pays s’enfonce dans la barbarie.
Le Protecteur du Citoyen , Necker Dessables, se dit
choqué par les têtes coupées ou cadavres décapités
retrouvés en pleine rue à la capitale depuis quelque
mois. M. Dessables indique que cette situation est
matière à inquiétude .
|
Amb. Guy Alexandre Guest 
16/12/2003 20:26:13
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: LA FIN APPROCHE...
VOICI LA LETTRE DE L’AMBASSADEUR GUY
ALEXANDRE AU CHEF BANDIT ARISTIDE
Santo Domingo, 11 decembre 2003.
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur, par la présente, de vous remettre ma
démission, comme Chef de la Mission haïtienne à
Santo Domingo, en qualité d'Ambassadeur d'Haïti en
République Dominicaine.
Vous vous souvenez sans doute que j'ai accepté de
retourner en janvier 2002 à la tête de notre Ambassade
à Santo Domingo, pour une part au vu de ce qu'étaient
complètement bloquées les négociations pour une
sortie de crise engagées entre la Convergence
Démocratique et l'Organisation Fanmi Lavalas, à la
facilitation desquelles j'avais contribué de janvier à
novembre 2001, du sein de l'Initiative de la Société
Civile (ISC) et, pour une autre part sur la base d'un
mandat que je m'étais donné, formulé pour l'essentiel
dans l'aide-mémoire au Président de la République
que je vous avais adressé dans le courant de l'été
2001, et dont une bonne partie au demeurant
correspondra aux orientations de travail définies dans
la Déclaration Conjointe des Présidents haïtien et
dominicain du 16 janvier 2002.
En ce qui a trait audit mandat, le fait est qu'après un
démarrage en apparence prometteur ' mise en route du
travail de terrain des Commissions Nationales pour la
Relocalisation des Bornes Frontalières, conduite des
premières sessions des Commissions Nationales pour
le Fond Hispaniola, ouverture de la campagne pour
l'Octroi de Documents d'Identité aux Haïtiens Vivant en
République Dominicaine, incitation à la relance de la
cinquième session de la Commission Mixte, entre
autres ' les éléments de notre plan-programme de
travail dans le domaine des relations bilatérales se
sont progressivement ralenti, jusqu'à se voir
aujourd'hui à peu près complètement arrêtés.
Pour ce qui concerne la situation socio-politique de
notre pays, les choses ont lamentablement évolué tous
ces derniers mois dans le sens d'une fragmentation et
d'une polarisation chaque jour plus accusée de la
classe politique et des acteurs socio-politiques, nous
conduisant aujourd'hui à ce qui semble être une
véritable impasse, marquée par d'évidentes tendances
à une confrontation suicidaire, dont l'incroyable
agression d'O.P. contre les étudiants de la Faculté des
Sciences Humaines (FASCH) et de l'Institut National
d'Administration, de Gestion et des Hautes Études
Internationales (INAGHEI), le 5 décembre dernier,
constitue la plus récente expression. Vous
comprendrez que ce dernier développement soit
simplement intolérable à l'universitaire et à l'éducateur
que je demeure.
Je ne ferai par ailleurs que mentionner, en ce qui
touche à mon statut même de Chef de Mission, un
certain nombre de signaux négatifs, disons
franchement de défiance, qui me sont venus de vous-
même ces derniers mois, comme la non-confirmation
d'audiences initialement convenues pour traiter de
questions de sécurité ou d'échanges intellectuels avec
des chercheurs dominicains; ou, plus récemment, la
tendance devenue systématique à gérer divers
dossiers de la relation bilatérale par dessus la tête ou
dans le dos de l'Ambassadeur.
En fin de compte, il m'apparaît ainsi que rester a la tête
de l'Ambassade d'Haïti en République Dominicaine,
serait, de ma part, aujourd'hui, une option simplement
incompatible avec les orientations et principes qui me
guident, tant dans mes choix d'Haïtien intéressé à la
promotion résolue d'une politique de normalisation et
d'amélioration des rapports avec la République
Dominicaine voisine, que dans mes démarches de
citoyen concerné par les problèmes et l'évolution de
notre pays.
Je vous prie donc de recevoir ma démission de mes
fonctions d'Ambassadeur d'Haïti en République
Dominicaine. Cette démission vaut aussi, cela va de
soi, pour mon poste d'Ambassadeur non-résident
accrédité auprès de l'État et du Gouvernement de
Belize.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de
ma haute considération.
Guy ALEXANDRE
Ambassadeur
Son Excellence
Monsieur Jean-Bertrand ARISTIDE
Président de la République
En ses bureaux.
|
Afrik.com Guest 
05/1/2004 14:36:32
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Bicentenaire sous haute tension
Les Haïtiens expriment leur mécontentement face au
vampire des Caraïbes, le chef bandit aristide
lundi 5 janvier 2004, par Olivia Marsaud
Les différentes manifestations précédant la célébration
du bicentenaire de l'Indépendance d'Haïti laissaient
présager le pire. La fête du 1er janvier a effectivement
été émaillée de heurts et de manifestations pro et anti-
Aristide. L'événement aura un peu plus mis en lumière
la crise sociale, politique et économique qui ronge le
pays.
Un anniversaire au goût amer. Haïti a fêté le 1er janvier
2004 le bicentenaire de son Indépendance dans une
atmosphère plus que tendue. Jeudi 1er, des heurts
entre opposants démocratique et partisans-gangsters
du chef bandit haïtien Jean-Bête Aristide ont fait huit
blessés, dont deux par balles. Des manifestations se
sont tenues dans plusieurs villes du pays (Gonaïves,
Jacmel, Moragoane et Gros-Morne), avant et après le
jour de fête, pour exiger le départ du chef de l'Etat. La
cérémonie du bicentenaire de Port-au-Prince a été
boycottée par l'opposition et l'hélicoptère du Président
sud-africain Thabo Mbeki, seul chef d'Etat étranger
présent aux réjouissances, a essuyé des tirs. Annulant
la visite du Sud-africain à Gonaïves.
Cette atmosphère délétère est le résultat du
mécontentement croissant de la population face à la
gestion politique, économique et sociale du pays par le
Président Aristide depuis sa réélection controversée en
2001. Aujourd'hui, deux tiers des 8 millions d'Haïtiens
vivent sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage
dépasse les 70%, le revenu moyen par habitant
n'atteint pas 1 dollar par jour et l'espérance de vie
oscille autour de 50 ans.
Gonaïves la contestataire
Une situation qui s'explique par la corruption du régime
Aristide mais aussi par une Histoire jalonnée par les
difficultés à atteindre un niveau correct de
développement. Etat anti-esclavagiste, Haïti a subi un
fort ostracisme au 19ème siècle et a dû payer le prix de
son Indépendance : 150 millions de francs or réclamés
par la France pour indemniser ses colons de la perte
de leurs terres. Un embargo international désastreux
de 1991 à 1994 et des sanctions économiques depuis
2000, imposées notamment par l'Union européenne et
la France, ont peu à peu rendu le petit pays invivable.
Aujourd'hui, l'opposition met l'accent sur le départ
d'Aristide. Depuis la mi-septembre, les manifestations
de protestation se multiplient. Près de 40 personnes
sont mortes et 85 ont été blessées dans les violences
politiques, culminant le 5 décembre dernier avec la
répression contre des étudiants et des responsables
universitaires anti-Aristide. Depuis cette date, trois
ministres ont démissionné. Bastion de la contestation :
la ville de Gonaïves, là-même où Jean-Jacques
Dessalines a proclamé l'Indépendance en 1804. Le
groupe dit des « 184 » y réclame la démission sans
condition d'Aristide et organise sit-in et
rassemblements contestataires.
2004, « année du miel » ?
Pourtant, Aristide, Premier Président
démocratiquement élu en 1990 après les 29 ans de
dictature de la famille Duvalier, avait soulevé bien des
espoirs. L'ancien prêtre des bidonvilles avait ensuite
été chassé du pouvoir en 1991 par un coup d'Etat
militaire, pour y revenir en 1994, grâce à l'aide des
forces américaines et de l'Onu. Son parti a remporté les
législatives de 2000, et il a été réélu en 2001, à 48 ans,
à la présidence pour un mandat de cinq ans lors d'un
scrutin entaché de nombreuses fraudes dénoncées par
l'opposition.
Le 1er janvier, Aristide a promis, lors de son discours
du bicentenaire, que l'année 2004 serait « l'année du
miel ». Elle risque plutôt d'être celle du fiel. Car sur l'île,
le blocage politique est total. Le mandat des
parlementaires s'achève le 12 janvier, sans perspective
immédiate d'élections. Le changement demandé par
l'opposition aura-t-il lieu ? « Les Etats-Unis ont fait
savoir en fin de semaine dernière qu'ils souhaitaient
qu'Aristide termine son mandat, ce qui est un appui
voilé au régime en place et un bon point pour le
Président. Selon certains journalistes et des sources
diplomatiques, la France se serait alignée sur les Etats-
Unis. De l'autre côté, il faut savoir que l'opposition
haïtienne est dirigée par la bourgeoisie, bien qu'elle ne
comprenne pas seulement des membres de cette
classe sociale. Et même si une grande partie de la
population souhaite le départ d'Aristide, cela ne veut
pas dire qu'elle va s'engager auprès de l'opposition
officielle », analyse Jean-Michel Hannequin, membre
du Collectif Haïti de France, basé à Paris.
Faiblesse des institutions politiques, pauvreté, clivages
sociaux et raciaux (notamment entre majorité noire et
minorité mulâtre), le cocktail haïtien est explosif. Et pour
le moment sans remède.
|
SergesPierreLouis Guest 
08/1/2004 17:01:52
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Une seule solution !!
Une seule solution, dis-je. Même si je me trouve dans
l‚obligation de me redire. J‚ai fait l‚expérience, ce
mercredi 7 janvier 2004 : Au niveau de Delmas 60, je
suis entré dans la manif. Cette fois, avec, surtout,
l‚intention de voir, de comprendre ; j‚ai vu des gens y
entrer par couches et en un rien de temps, devenir une
marée humaine. Malgré les contraintes, malgré les
dangers, malgré qu‚à Pétion-Ville, on venait de
compter au moins un blessé par balles.
Aristide aurait dû comprendre que sa dictature, son
pouvoir personnel, sa folie de diriger n‚ont pas
d‚avenir. C‚est la première fois, dans notre histoire
politique contemporaine que les gens sont aussi
déterminés, aussi décidés pour se débarrasser d‚un
tyranneau .Les chroniqueurs disent : toutes couches
sociales confondues, moi je dis : les forces vives de la
nation. Oyez. Les vrais intellectuels du pays se sont
prononcés : Lionel Trouillot, Frank Etienne, Florence
Comeau-Denis Les artistes jouissant d‚une grande
popularité : Théodore Beaubrun dit Lòlò du groupe
Boukman Expérience, Michel Martelly de Sweet Micky,
Jacky Ambroise du groupe String Les militantes
féministes : Danièle Magloire, Olga Benoît, Magalie
Marcellin Le secteur universitaire : à commencer par
le Recteur Pierre Marie Paquiot, lui-même, victi me de
la barbarie d‚Aristide, le professeur/doyen Pierre
Vernet, l‚étudiant Berthoni Bolivar, lui aussi victime de
la barbarie des chimé (appellation des milices
d‚Aristide), je ne cite que ceux-là.
Le Commerce et l‚Industrie : à commencer par Andy
Apaid que la force des choses a amené à se prononcer
clairement pour la fin de la dictature mégalomaniaque ;
Charles Baker, une autre victime du système de
l‚injustice d‚Aristide ; Olivier Nadal, qui avait choisi
l‚exil, cela fait bientôt quatre ans, pour ne citer que
ceux-là.
Les médias, quotidiennement persécutés, qui n‚ont
d‚autre choix que d‚attendre le moment de la
délivrance : Caraibes FM, radio Kiskeya, radio Vision
2000, radio Métropole, radio Ibo, Signal F. M,
Nouvelliste, Télé Haïti, pour ne citer que les plus
persécutées. Tous ces secteurs, et d‚autres encore, tels
l‚Association des médecins, l‚ordre des avocats, etc.
Et comment Aristide peut-il croire encore à un avenir,
après ce qu‚il a lui-même vécu aux Gonaïves, le
premier janvier écoulé ? Lui, qui deux jours
auparavant, invitait (de sa propre voix) ses
ŒŒpartisans‚‚ à être devant le Palais dès sept heurs
du matin pour qu‚ensemble ils se rendissent à huit
heures précises à la Cité de l‚Indépendance. Et que ce
n‚est que vers deux heures de l‚après-midi,
accompagné d‚un groupe très restreint (sans ses
invités de marque : Thabo Mbeki, le Sud-africain et
Perry Christie, le Bahaméen) il fit le forcing héliporté ;
et son cortège présidentiel dut essuyer des tirs
traumatisants du Front de Résistance des Gonaïves
(les mots tirs et traumatisants sont de la bouche même
de l‚ineffable ŒŒprêtre‚‚ Yvon Massac). Quel avenir
pour Aristide, après ce reportage de Télé Haïti dans
lequel nous avons vu Gonaïves lourdement armés
réclamant au cours de la manifestation du 6 janvier son
départ ? Aristide, peut-il croire pouvoir diriger avec
juste quelques éléments du lumpen payés pour
manifester, payés pour terroriser, payés pour tuer,
payés avec l‚argent du trésor public, de la Caisse
d‚assistance sociale, selon les dires d‚un certain Yvon
Massac, ce 7 janvier, au micro d‚Euvrard St Armand de
Caraïbes FM ?
Aristide n‚est quand même pas un petit jeune homme, il
sait très bien que Jean-Claude Duvalier disposait de
300.000 miliciens quand il dut partir le 7 février 1986
(Serge Pierre-Louis, Haïti, 08-01-04)
|
All Africa Guest 
13/1/2004 15:29:48
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Haïti : la soutane sale du père Aristide
Haïti. Un nom chargé d'histoire, celle de la traite des
Noirs, de rébellions, de libérations, de la colonisation.
Une histoire tourmentée qui, des siècles après, n'en
finit pas de hanter un pays qui semble promu à la
malédiction. Même le père Jean Bertrand Aristide,
considéré en 1994 comme le messie, n'a pu exorciser
les démons qui se sont emparés de Haïti depuis
longtemps. On croyait les nombreuses péripéties
connues par l'une des premières Républiques noires,
faites de canon, de sang et de sueur, finies en même
temps que se refermait la parenthèse douloureuse des
Duvalier (1956 - 1986). Mais hélas, il faut croire que la
"Terre des hautes montagnes", appellation indienne de
Haïti, n'est pas prête de sortir de la chape de plomb.
Depuis quelques semaines, le président Aristide est
contraint d'utiliser la manière forte pour contenir une
opposition qui ne cesse d'enfler, renouant ainsi avec la
triste période des Duvalier et leur machine répressive
incarnée par les tontons macoutes. Haïti, c'est si loin de
l'Afrique, géographiquement s'entend. Mais l'île, située
à quelques encablures de la première puissance du
monde (les Etats-Unis), rappelle à bien des égards les
turpitudes politiques de l'Afrique.
Voilà pourquoi la situation qui y prévaut intéresse le
continent noir. Le psychodrame qui s'y joue montre
bien que le pouvoir doit s'assumer et que la démocratie
est une quête permanente. Jean Bertrand Artistide, à
ce titre, n'a pas su porter les espérances des Haïtiens,
lui, le prêtre de la théologie de la libération. Son
parcours à la tête de l'Etat illustre, malheureusement,
les risques que court un religieux, à franchir le pas pour
entrer dans l'arène politique. Ce milieu où les
scrupules sont jetés aux orties n'est pas forcément fait
pour un prêtre. On peut s'y brûler les ailes, du fait des
influences de l'entourage, des ingérences extérieures,
etc. Le père Aristide, en troquant sa soutane contre le
costume présidentiel, a commis l'irréparable. Certes, on
peut considérer que son appartenance à la théologie
de la libération l'éloigne quelque peu de l'Eglise.
On sait que ce courant de pensée marxisant, qui allie
politique et religion, n'est pas bien vu par Rome.
N'empêche que le père Aristide, qui s'en réclame, est
perçu par son peuple d'abord comme un homme
d'Eglise.
Liens Pertinents
Afrique de l'Ouest
Burkina Faso
Les hommes d'Eglise, en Afrique et ailleurs, ont prouvé
qu'ils sont d'excellents médiateurs sociaux et
politiques. Ils ont accouru au chevet des jeunes nations
en crise de croissance, sans jamais s'ingérer
ouvertement dans la gestion de l'Etat.
Eveilleurs de conscience, conseillers de l'ombre
parfois, mais jamais califes à la place du calife. Un
sacro-saint principe qui a permis à l'Eglise de garder
toute son honorabilité et d'être un recours pour les
acteurs politiques, en cas de nécessité. Le père
Aristide semble s'être auto-exclu de l'Eglise dès lors
qu'il a mis pied dans la politique et que, surtout, sa
gestion a été, comme le disent ses adversaires,
entaché de corruption et de fraude électorale. Situation
aggravante, il use de la force et de milices armées pour
bâillonner un peuple sans pain et sans liberté. Les
manifestants tués par ses sbires se comptent par
dizaines. Les chrétiens d'Haïti le considèrent-ils encore
comme un des leurs ? On peut en douter, au regard
des critiques de l'évêque de Port -au-Prince. Celui-ci a
appelé les fidèles, au cours d'une messe, à "reprendre
le pays en main". Dans un pays fortement croyant
comme Haïti, autant dire qu'un tel mot d'ordre recevra
un écho favorable et tient lieu d'une "fatwa". En tout
cas, l'histoire bégaie à nouveau en Haïti. Un pays sur
lequel l'Afrique devrait tourner le regard . Mille fois
asservi, Haïti a toujours su puiser les ressources
endogènes nécessaires pour chasser ses dirigeants
écervelés. Il en fut ainsi pour les Duvalier. Il en sera
probablement de même pour le père Aristide, à moins
que le religieux de président ne revienne aux vertus
bibliques de la paix, la tolérance et la justice.
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Radio Metropole Guest 
28/1/2004 12:55:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Sanglante répression d’une manifestation anti-
gouvernementale à Petit-Goâve par les sauvages de
Jean Bête Aristide
La police et les chimères va-nu-pieds ont violemment
réprimé une importante manifestation d’opposants au
chef bandit Jean Bête Aristide dans la ville de Petit-
Goâve , le mardi 27 janvier 2004. Treize (13)
personnes ont été blessées dont onze (11) par balle .
Les policiers appuyés par des partisans armés du Chef
bandit Aristide ont ouvert le feu sur les milliers de
manifestants qui défilaient dans les rues de la ville.
Parmi les blessés par balle, figurent des étudiants et
des élèves .
L’un des dirigeants de l’Opposition , Hubert de
Ronceray , dénonce le comportement violent des
policiers et des partisans du pouvoir Lavalas. Pour M.
de Ronceray, il s’agit d’une nouvelle preuve du
caractère sanguinaire du régime Lavalas.
Depuis plusieurs jours , les manifestations anti-Aristide
se déroulent dans la Cité de Faustin Soulouque.
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Luc Rémy Guest 
07/2/2004 16:06:04
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message:
Agissez Vite et Bien, car, …
Memo1
Aux Haïtiens et Haïtiennes
De: Lucrémy- luckyten1017@yahoo.com
Date: 26 Janvier 2004
Ré: La Révolution Démocratique Pacifique qui s’impose à Haïti est possible aujourd’hui
Lucrémy
Rien à gagner de l’ «Initiative des Bahamas »
Président Aristide, ‘’C’est votre dernière chance. Vous ne pouvez laisser filer une telle opportunité. » M. le Premier Ministre Manning, je vous prie d’«envisager les initiatives qu’il faut prendre pour comprendre et contrôler un peu la crise haïtienne. »
Rapportées par des diplomates trinidadiens, ces déclarations, si elles sont authentiques, sont l’une des rares opinions rendues publiques du président George Bush sur la crise haïtienne. Loin de représenter une décision ferme et assurée du Chef de l’État des États-Unis dans le dossier, ce langage diplomatique, à mon sens, décodé, exprime deux confessions sincères et profondes qui expliquent le bas profil gardé, dès le 20 janvier 2001, par l’administration républicaine concernant Haïti. Tout d’abord, Aristide est encore au pouvoir parce ce qu’il n’a jamais complètement perdu notre soutien ou, tout au moins, parce que nous n’avons jamais agi contre lui. En cette veille d’élections présidentielles américaines, il doit à tout prix, surtout concernant notre collecte de votes, éviter de créer des ennuis à notre gouvernement. Ensuite, nous nous sommes gardés d’intervenir dans la présente crise haïtienne parce que, tout comme les précédentes, nous ne la comprenons pas et, subséquemment, nous sommes sûrs de ne pas pouvoir la résoudre. Les occupations de 1915-1934 et de 1994-2004 , entre autres, sont des « échecs de la démocratie» » si cuisants qu’elles nous nous imposent désormais la prudence extrême, en tout ce qui a rapport à Haïti.
De tels propos sont particulièrement importants dans le contexte national actuel où Aristide a révélé toute la nature hideuse et éhontée de sa dictature et où la Nation, à travers diverses formes de refus ou d’affirmation, cherche à reconquérir son autonomie de responsabilité et à construire la démocratie par la liberté, l’égalité et le progrès socio-économique. Ils sont d’autant plus importants que les États-unis, qui se veulent le champion mondial de la démocratie, avaient solennellement ramené Aristide au pouvoir et que certains secteurs de pouvoir de la société haïtienne, favorables à cette pratique du « bon père dispensateur de démocratie», ne cessent d’en appeler à l’action de Washington contre Aristide et d’espérer dans le patronage du grand Voisin pour qu’il« verse la manne de la démocratie » sur Haïti.
Une rupture méthodologique des élites, le premier pas vers le changement en Haïti
La classe politique haïtienne et tous ceux d’entre nous qui n’avaient pas encore compris la réalité politique d’Haïti au regard de l’Ordre Mondial ont intérêt à sauter sur cette remarquable déclaration du président Bush, pourtant passée peut-être inaperçue, pour se ressaisir. La crise haïtienne actuelle, tout comme celles qui l’ont précédée en quelque 200 ans, n’est pas et ne peut pas être comprise et résolue par la communauté internationale, dans son ensemble, et encore moins par l’Afrique du Sud et les membres de la CARICOM qui n’ont ni l’«âge historique» en tant qu’État et Nation ni, subséquemment, la «conscience historique », adéquate, du «fait haïtien» en filiation directe à la Révolution de 1804. Il y a une raison très simple à cela : il appartient d’abord à la Nation haïtienne, à la fois seule victime et seul témoin de Ses souffrances, seul géniteur de Son vécu et de Ses aspirations, de se comprendre, de se faire comprendre pour qu’on la comprenne, de l’intérieur et de l’extérieur. Et ce n’est pas en confiant à l’Autre, le soin de la materner ou même de se substituer à elle qu’Elle s’acquittera de Sa mission. L’Autre ne pourra fournir qu’un apport financier et technique. Or la Nation, une fois qu’elle assume pleinement son destin, à travers ses élites, pourra aisément recevoir cette aide.
Sous ce rapport, «Peuple National» ne doit pas espérer grand-chose de l’«initiative des Bahamas » provoquée par les États-unis. Pour sincère que puisse être l’intention de l’oncle SAM, son initiative n’apportera pas de solutions appropriées au problème. D’ailleurs, elle ne représente, à l’évidence, qu’une échappatoire aux objectifs clairs : étouffer momentanément les revendications de la Nation haïtienne contre Aristide et le système, jusqu’aux élections présidentielles en novembre prochain.
En fait, la présente crise, au-delà de la question d’Aristide à régler dans l’immédiat, est avant tout « superstructurel », c’est-à-dire, après ses deux cents ans d’indépendance, Haïti est en train de développer une crise de la Conscience Historique Nationale en quête d’une Pensée organisatrice, de son Unité historique et de la prise en charge de la Nation haïtienne par elle-même. Voilà pourquoi la seule thérapie applicable à la situation actuelle est une révolution pacifique. Celle-ci signifie une rupture méthodologique dans le penser, le dire et le faire, dans le cadre d’un projet national bien conçu, axé sur la participation citoyenne et piloté avec discipline, esthétique, savoir-faire, honnêteté, ordre, esprit de sacrifice et leadership en vue de résultats démocratiques profonds et durables. Cette révolution ne peut être que nationale. Elle seule contient la vraie semence de la démocratie, d’élections sérieuses, de progrès économique et de la réhabilitation d’Haïti. Les États-unis le savent ; le reste de la communauté internationale le sait. Il appartient à nous autres Haïtiens de nous l’apprendre et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, dans la flamme vive même de cette conscience nationale en réveil et en phase de « cristallisation».
Nos Pères révolutionnaires, bien que handicapés par le vacuum intellectuel développé à Saint-Domingue par la France, ont réussi à balayer le mythe de l’«inégalité des hommes ». Quelle Révolution inégalable? Il appartient aujourd’hui à nos compétences intellectuelles et techniques d’offrir les repères théoriques principiels et pratiques de la Révolution Démocratique Haïtienne qui s’impose en ce début du 21eme siècle.
A cette seule condition Haïti pourra éviter Aristide après Aristide, c’est-à-dire le maintien de la matrice cancéreuse et cancérigène qui a accouché les monstruosités duvaliériennes, aristidiennes et consorts.
Élites et Intellectuels politiques haïtiens, à Vous de jouer ! Pour une fois, allez-y, vite et bien!
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Act Fast and Well, for, …
Memo1
TO: Haitian Men and Women
From: Lucrémy- luckyten1017@yahoo.com
Date: January 26, 2004
Re: The Peaceful Democratic Revolution essential to Haiti is possible today
Lucrémy
“Bahamas Initiative”, nothing to Gain
President Aristide, ‘This is about your last chance. You cannot let this opportunity slip by.” Prime Minister Manning, I ask you to”see what initiatives could be taken to bring the Haitian situation under some kind of understandable control.”
Reported by Trinidadian diplomats, these declarations, if authentic, are one of the rare president George Bush’s opinions made public on the Haitian crisis. Far from representing a firm and assured decision of the USA head of State in the dossier, this diplomatic language, decoded, in my opinion, expresses two sincere and profound confessions which explain the low profile kept, as of January 20, 2001, by the Republican administration regarding Haiti. First of all, Aristide is still in power because he has never fully lost our support or, at the very least, because we have never acted against him. On the eve of American presidential elections, he has, at all costs, especially relatively to our gathering of votes, to avoid creating troubles to our administration. Secondly, we have taken care not to intervene in the current Haitian crisis because, like the previous ones, we don’t understand it, and subsequently, we are certain of not being capable of solving it. The occupations of 1915-1934 and 1994-2004 , among others, have been “democracy failures” so bitter that, from now on, they impose on us the greatest caution, in everything concerning Haiti.
Such remarks are particularly important in the current national situation where Aristide has revealed the whole hideous and shameless nature of his dictatorship and where the Nation, through diverse forms of refusal or affirmation, has been seeking to re-conquer her autonomy of responsibility and build up democracy upon freedom, equality and socio-economic progress. They are all the more important that the USA, which likes to think it’s meant to be the world democracy champion, had solemnly brought back Aristide to power and that some sectors of power of the Haitian society, favorable to this practice of the “good father dispenser of democracy”, don’t stop appealing to Washington’s action against Aristide and trusting in the Big Neighbor’s patronage so that it pour “the democratic manna” over Haiti.
A methodological rupture by the elites, the first step to change in Haiti
The Haitian political class and all of us who had not yet understood the political reality of Haiti in regard to the International Order would do well to jump at this remarkable statement of president Bush, yet gone unnoticed, in order to pull themselves together. The current Haitian crisis, like those which have preceded it for about 200 years, has not been and cannot be understood and solved by the International Community, in the whole, and still less by South Africa and the CARICOM members which have neither the “historical age” as States and Nations nor, subsequently, the appropriate “historical Conscientiousness” of the “Haitian fact” in direct relation to the Revolution of 1804. There is a very simple reason to that: It is up to the Haitian Nation, both the only victim and witness of Her sufferings, the architect of Her day-to-day life and aspirations, to understand Herself, to have Herself understood in order to be understood, from inside and abroad. And, it is not by entrusting the Other with the task of mothering Her or even of substituting itself for Her that She will fulfill Her mission. The Other cannot anything but provide with financial and technical contribution. Well, the Nation, as soon as She assumes fully her fate, through her elites, will easily access to this aid.
With respect to this, the «National People» should not expect much from the “Bahamas Initiative” provoked by the United States. However sincere Uncle Sam’s intention might be, its initiative will not bring fitting solutions to the problem. Anyway, it represents, obviously, only an evasion whose aims are clear: hushing up momentarily the Haitian Nation’s demands against Aristide and the system, till the American presidential elections next November.
Actually, the current crisis, beyond the Aristide issue to be solved right away, is above all, “superstuctural‘’ That is, after its 200 years of independence, Haiti is developing a ” National Historical Awareness” crisis searching for a organizing Thought, its historical unity and the fact of the Haitian Nation taking responsibility for Herself. This is why the only therapy applicable to the present situation is a peaceful revolution. The latter means a methodological rupture in the way of thinking, saying and acting, within the framework of a national project well thought out, centered on citizens’ participation and carried out with discipline, aesthetic, know-how, honesty, order, service public mindset and leadership guaranteeing profound and durable democratic outcomes. Such revolution can only be national. It only contains the genuine democracy seed, fair elections, economic progress and general rehabilitation of Haiti. The USA knows that; the rest of the International Community knows that. It is up to us Haitians to teach it to ourselves in order to draw of it the imperative conclusions, in the very lively fire of this awakening national conscientiousness in its stage of “crystallization “.
Our revolutionary Fathers, though handicapped by the intellectual vacuum developed in St-Domingue by France, had succeeded in sweeping down the myth of Inequality of Men. Quite an incomparable Revolution! It is up today to our intellectual and technical competencies to propose the theory, principle and practice-based landmarks of the Haitian Democratic Revolution which is essential in this beginning of the 21st century
On only this condition Haiti will be able to avert aristidian regimes after Aristide, that is, the preservation of the cancerous and carcinogenic womb which has given birth to the duvalierian and aristidian monstrosities and their like.
Elites and Haitian political Intellectuals, it is Your turn! For once, go ahead, fast and well!
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jhony Augustin Guest 
09/7/2004 11:09:45
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: yeeeevvvvv
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carlo vincent Guest 
09/7/2004 11:20:58
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: fff
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elide Guest 
02/8/2004 19:23:02
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Bonne lecture
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Walter Guest 
18/12/2004 16:53:07
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: je viens de découvrir ce site de discussion. Je le trouve très intéressant. Prochainement, après avoir lu un peu les réflexions qui nous sont proposées, j'y metterai mon point de vu.
dores et déjà je peux dire que c'est merveilleux que les haitiens veuillent bien communiquer leurs réflexions, partager leurs impressions et apprécier leurs différences. Et tout celà, pour une Haiti meilleur. Bravo!!!
Aussi, Je prendrai le temps d'ajouter une autre bravo pour le geste, combien grand, combien patriotique et courageux de Monsieur Gérard Bissainthe de suspendre le cèque du fils du président qui n'était pas au travail et qui voulait quand meme être payé, simplement c'est le fils du président. Je souhaite que tout les haitien ou qu'il se trouvent auront le mérite de la responsabilité qui leur est dévolue pour qu'enfin on nous reconnaisse pour des gens sérieux et intègres; capable d'occuper une place honorable dans le concert des nations respectées de ce monde. la confiance est une valeur ajouté qui permet le passage tout individu ou tout peuple qui aspir è s'assoir à la table des pays en développement....à bientôt
walter.fleuristil@sympatico.ca
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larasimeus@yahoo.com Guest 
18/12/2004 21:43:16
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Merci Walter pour votre témoignage patriotique. Effectivement,
le pays doit retrouver la voie du progrès, de la paix et de la
démocratie.
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Walter Guest 
28/12/2004 11:34:04
| RE: Une decennie de plus de perdu IP: Logged
Message: Je pense que les reportage de RDI la chaine en continu de Radio Canada est très important. il nous permet de nous voir sur un autre angle. Notre comportement, face à nos compatriote, face à nos propre concitoyens. Notre comportement social, peut-on dire qu'il y a une merite d'être ce que nous sommes.
toi qui me lit maintenant, toi mon frère, je t'aime et je veux ton bien. si tu es richeje suis très content et j'ai du respect pour toi; si tu es pauvre je respect ta dignité d'homme et je considère ma responsabilité face à cette pauvreté (intellectuel ou économique) comme un défi pour tous les responsable à quelque niveau que ce soit mais aussi, une responsabilité pour tout un chacun y compris moi-meme.
J'aimerais que tu me vois comme ton frére
J'aimerais savoir que tu m'aimes, toi aussi
J'aimerais que nous portons ensemble l'avenir de notre pays
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walter Guest 
07/4/2006 17:38:59
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Jean Baptiste pointe du Sable est , lui aussi, une fierté haïtienne. Il est surtout un trait significatif entre les noirs d'Afrique qui ont contribué, malgré leurs condition d'esclave de fils d'esclave, à construire la fierté Américaine dans ce qu'elle a de plus manifeste: sa grandeur économique. Jean Baptiste pointe du sable peut être un maillon important dans les liens sociaux et politiques que nous aimerions tisser entre Haïti et les États Unies d'Amérique. cet ingénieur haïtien venu d'Europe avec son diplôme d'ingénieur a su signifier son intelligence, son savoir faire et de son sens de la communauté en rassemblant autour de lui des groupes ethniques différents pour créer la place à vivre la plus merveilleuse au monde, du moins par le nom qu'il lui donna: Chicago Que pensez-vous de Mr du Sable et des possibles relations politique et économique avec les États Unies d'Amérique? Walter
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walter Guest 
07/4/2006 17:39:05
| RE: Une decennie dans l’abime d’aristide IP: Logged
Message: Jean Baptiste pointe du Sable est , lui aussi, une fierté haïtienne. Il est surtout un trait significatif entre les noirs d'Afrique qui ont contribué, malgré leurs condition d'esclave de fils d'esclave, à construire la fierté Américaine dans ce qu'elle a de plus manifeste: sa grandeur économique. Jean Baptiste pointe du sable peut être un maillon important dans les liens sociaux et politiques que nous aimerions tisser entre Haïti et les États Unies d'Amérique. cet ingénieur haïtien venu d'Europe avec son diplôme d'ingénieur a su signifier son intelligence, son savoir faire et de son sens de la communauté en rassemblant autour de lui des groupes ethniques différents pour créer la place à vivre la plus merveilleuse au monde, du moins par le nom qu'il lui donna: Chicago Que pensez-vous de Mr du Sable et des possibles relations politique et économique avec les États Unies d'Amérique? Walter
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